Jason Hogan

Une opportunité en or pour Jason Hogan

Jason Hogan est déjà au boulot. À l’aéroport de Charlotte, aux États-Unis, en attente de revenir au Canada après avoir participé à la convention de l’Association des entraîneurs de football américain, il avait déjà le cellulaire à l’oreille pour jaser avec des membres de la brigade offensive du Vert & Or, mais aussi à des recrues potentielles qu’il désire attirer à Sherbrooke.

« C’est le boulot ! Il n’y a pas de temps à perdre, surtout pour le recrutement. Ça représente environ 80 % du succès d’un programme universitaire », a-t-il indiqué à La Tribune, avec en trame de fond les annonces aux passagers de l’aéroport.

Le niveau universitaire, voilà où voulait aboutir Jason Hogan, après une association de deux saisons à titre d’entraîneurs chez les pros, avec les Alouettes de Montréal (LCF).

Et le poste de coordonnateur offensif à Sherbrooke, désormais libre à la suite de la démission de Brent Bailey, était pour lui l’occasion rêvée.

« C’est une occasion en or. Mathieu (Lecompte, l’entraîneur-chef du Vert & Or) a démontré de l’intérêt l’an dernier, mais j’avais déjà décidé d’accepter l’offre de revenir avec les Alouettes. Le contexte est différent cette année. Comme je n’étais pas certain de revenir à Montréal, au même moment Brent Bailey décidait de ne pas revenir. Je n’ai pas hésité », a indiqué le jeune homme de 31 ans qui a signé une entente de deux ans avec le Vert & Or.

« J’envisageais de me joindre à un programme universitaire après quelques années chez les pros, après avoir accumulé une certaine expertise. J’aurais pu patienter un peu. Mais on sait jamais, au football, quand l’occasion va passer et les postes de coordonnateur offensif ne sont pas nombreux, surtout au Québec », a-t-il précisé.

« J’aime l’idée d’aider à bâtir un programme d’excellence. Le Vert & Or a tous les atouts pour y arriver. L’offre académique est juste incroyable. Et, contrairement au niveau professionnel où il y a beaucoup de mouvement de personnel, j’aurai davantage les coudées franches pour inculquer les valeurs qui me sont importantes. Des valeurs de respect et de camaraderie, des valeurs que des jeunes hommes doivent entendre tous les jours pour devenir des citoyens modèles. Je vais pouvoir recruter des jeunes qui vont « fitter » avec ces valeurs et fonder une unité selon ma vision. Ce qui aurait été plus difficile chez les pros. »

Même s’il était très occupé chez les Alouettes, Jason Hogan a visionné beaucoup de séquences de jeux de matchs universitaires, l’an dernier.

Faire du film, c’est un peu le dada pour celui qui écourtait ses nuits, même lorsqu’il était joueur et jeune entraîneur.

« C’était aussi une excellente manœuvre pour me garder à niveau pour le recrutement. J’ai regardé beaucoup de séquences de matchs collégiaux et universitaires afin de voir les nouvelles tendances. »

« J’ai déjà une idée de ce que j’ai sous la main à Sherbrooke. J’ai hâte de rencontrer les gars, à compter de lundi, pour entendre leurs objectifs, constater leur cheminement. »

Jason Hogan aura du pain sur la planche à Sherbrooke. Quatre des cinq partants sur la ligne offensive ont quitté et l’équipe jongle encore avec ses quarts-arrière.

En 2017, le Vert & Or a présenté la deuxième pire attaque du RSEQ avec 139 points inscrits en huit matchs de calendrier régulier.

« J’ai déjà discuté un peu avec Alex (Jacob-Michaud) et je sais que la lutte pour le poste de partant sera très intéressante à suivre », a-t-il dit.

Autre changement au personnel d’entraîneurs du Vert & Or ; le préparateur physique de l’équipe Xavier Roy ne sera pas de retour. Il a plutôt choisi de compléter son doctorat.

Pat Boies

Pat Boies quitte les Gaiters

Les Gaiters de l’Université Bishop’s devront se trouver un nouveau coordonnateur offensif. Pat Boies, qui occupait le poste, a quitté l’équipe pour des raisons familiales à destination de Québec.

Il y occupera désormais le poste d’assistant à l’entraîneur-chef Claude Juneau et coordonnateur de l’attaque avec les Élans de Garneau.

Il s’agit donc d’un retour aux sources pour lui, qui a œuvré à titre d’entraîneur-chef et coordonnateur offensif de 2006 à 2011 où il a savouré deux Bols d’Or avec l’institution.

Boies n’aura passé qu’une saison avec les Gaiters de Bishop’s, soit la première de l’institution anglophone au sein de la conférence des Maritimes. Il avait été embauché par l’entraîneur-chef Chérif Nicolas.

Boies a décidé de suivre son épouse dans la région de Québec, elle qui y a déniché un nouvel emploi.

« Pat se doit d’être un père de famille avant tout, et sa décision me démontre qu’il a les valeurs à la bonne place et que j’avais eu raison de l’engager pour guider nos jeunes à Bishop’s », a dit M. Nicolas.
Ce dernier a déjà amorcé le processus d’entrevues afin de trouver un successeur à Pat Boies.

Une nomination est attendue très rapidement.

Notons que les Gaiters auront aussi un nouveau coordonnateur défensif à l’automne prochain. L’ancien des Carabins de Montréal Fabrice Raymond a en effet été embauché à la suite du non-renouvellement du contrat de Marc Loranger.
Les Gaiters n’ont gagné qu’un seul match en 2017.