Marie-Camille Théorêt a remporté la médaille d’argent avec l’équipe du Canada, lors des Universiades 2019, qui se sont déroulés à Krasnoyarsk.

Une médaille d’argent au cou et des souvenirs plein la tête

Marie-Camille Théorêt a vécu une expérience qu’elle n’oubliera pas de sitôt, en Russie, lors des Universiades 2019. Non seulement elle fut l’une des plus jeunes joueuses de l’équipe canadienne de hockey féminin, mais elle revient à la maison avec une médaille d’argent.

L’équipe canadienne, formée majoritairement de joueuses évoluant sur le circuit universitaire canadien, a baissé pavillon 2-0 face à la formation russe, chaudement appuyée par la foule locale.

En plus des matchs de hockey, Marie-Camille Théorêt, qui évolue avec l’équipe féminine des Cougars du Collège Champlain, membre du circuit collégial de hockey RSEQ, a vécu en Russie une expérience inoubliable.

« Ce fut en tout point une expérience assez incroyable. J’ai changé complètement de décor, la nourriture était très différente et en plus, je ne connaissais aucune de mes coéquipières dans l’équipe. Et sur place, à Krasnoyarsk, les Universiades, c’était ‘‘big’’. Toute la ville était impliquée. Le décor ressemble beaucoup pour le climat, c’est très hivernal. Mais pour la bouffe et la langue, c’est très différent », a-t-elle précisé à propos de cette ville considérée comme l’une des plus importantes en Sibérie.

C’est un peu avec surprise que Marie-Camille Théorêt a reçu son invitation afin de faire partie de l’équipe canadienne, en janvier dernier.

Théorêt était l’une des deux joueuses de 20 ans de la formation canadienne.

« J’ai fait le processus d’évaluation, mais je n’avais pas d’attentes précises, car je suis encore au cégep et que ce sont des filles qui jouent dans les rangs universitaires qui forment l’équipe canadienne. Mais certaines universités canadiennes ont refusé de libérer leurs joueuses, alors cela a ouvert des portes. On était deux filles nées en 1999 et on faisait équipe avec des filles de 24 ans qui jouent avec les Canadiennes dans la CWHL (Ligue canadienne de hockey féminin)! » a-t-elle rigolé.

« Par contre, les filles les plus vieilles ont fait en sorte de souder l’équipe ensemble, dès le départ, lorsqu’on a quitté pour la Russie, le 25 février. C’était la première fois que je faisais partie d’une équipe qui s’est soudée aussi vite. Cela a rendu l’expérience là-bas encore plus plaisante. »

Marie-Camille Théorêt était blessé au début du tournoi, et elle a raté quelques rencontres.

Elle a tout de même participé aux éliminatoires et à la finale contre la Russie.

« Comme j’étais l’une des plus jeunes, j’avais un rôle un peu moins important. En finale, contre l’équipe de la Russie, l’amphithéâtre était rempli avec 3500 personnes qui, on s’entend, encourageaient vraiment fort l’équipe locale! Ce fut un match très serré, rempli d’émotions. »

« Oui, on est déçues d’avoir perdu, mais on ne se sent pas vaincues. On a perdu contre une équipe qui alignait des filles qui ont joué aux Jeux olympiques et qui font partie de l’équipe nationale. C’était vraiment l’fun comme match! »

Marie-Camille Théorêt s’accordera quelques jours de repos avant de reprendre l’action avec les Cougars du Collège Champlain, qui ont passé avec succès le premier tour des séries en éliminant Rimouski.

L’an prochain, elle fera le saut au hockey universitaire canadien avec les Gee-Gees d’Ottawa.