Provenant de plusieurs origines, les joueurs des Hounds de Notre Dame, en Saskatchewan, étaient aussi plus âgés que leurs adversaires de la finale de la Coupe Telus.

Une médaille d’argent à saveur d’or

COMMENTAIRE / Les Cantonniers ont raison d’être fiers de leur médaille d’argent ramenée de Sudbury. La formation de Magog affrontait en finale de la coupe Telus une équipe composée de seulement 12 joueurs provenant de la Saskatchewan. Et de partout en Saskatchewan, de surcroît. Les dix autres : de la Suisse, des États-Unis, et de différentes provinces canadiennes. Et ce, sans parler de l’âge moyen des joueurs des Hounds de Notre Dame, qui était supérieur à celui des Cantonniers. Bref, cette médaille d’argent doit avoir un goût d’or pour les jeunes Magogois.

L’expression David contre Goliath s’applique bien. Notre Dame est une école privée qui attire les meilleurs joueurs d’âge midget. Ceux qui ont les moyens de débourser les dizaines de milliers de dollars requis.

Pour leur part, tous les joueurs des Cantonniers provenaient de la même région, car ces derniers ont un bassin à respecter : Drummondville, Granby, Sherbrooke et les environs. Aucun joueur n’était âgé de plus de 16 ans.

Ce n’est pas compliqué : quand des joueurs comme Vincent Lecavalier et Brad Richards quittent très jeunes leur ville afin de rejoindre les Hounds, ça nous donne une belle idée du prestige de ce programme : les Couturier, Neal, Myers, Rielly et Eberle de la LNH ont aussi tous joué pour les Hounds.

Cette saison, ils ont remporté leur 5e titre national... le record était de quatre.

Aucune équipe n’avait traversé le tournoi avec une fiche de 7-0 en gagnant tous les matchs en temps réglementaire depuis les Riverains du Richelieu en 1987. La fiche de Notre Dame, 39-2 cette saison et 20-0 en séries, coupe Telus incluse. Normal...

Car il faut savoir que rien n’empêche les Hounds d’accueillir autant de joueurs provenant de l’extérieur. Car ces joueurs sont pensionnaires et habitent donc dans la ville de Wilcox.

Pour ce qui est de l’âge, aucune limite de joueurs de 17 ans n’est imposée dans certaines provinces au midget AAA. Regardez les hôtes : 12 joueurs avaient plus de 17 ans chez le club de Sudbury. Les Cantonniers? Zéro.

Ce qui m’amène vers cette réflexion : pourquoi ne pas instaurer des règles uniformes pour toutes les équipes canadiennes? Le fait de se battre à armes égales donnerait encore plus de prestige à cette coupe.

Même chose pour la coupe Memorial. Les règles en Ontario sont très différentes de celles du Québec. Une équipe de la OHL peut attirer une tonne d’Américains et donner des choix de 2023 ou même 2048 (j’exagère à peine) afin de construire une équipe en vue de la coupe Memorial. Ce qui n’est pas le cas dans la LHJMQ.

Le retour du Chat

La grande question que tous se posent : est-ce que Félix Potvin sera de retour à Magog la saison prochaine?

Si oui, sachez que le Chat aura refusé quelques offres. Et ce ne sera pas la première fois. Parce qu’il est bien à Magog et ses conditions sont idéales. Il peut même prendre une semaine de vacances en pleine saison afin de s’adonner à l’une de ses passions : la chasse.

L’ancien gardien professionnel a déjà eu plusieurs propositions. Mais tout indique qu’il attend la bonne.

Comme celle des Voltigeurs de Drummondville par exemple, qui sont à la recherche du candidat parfait (lire Félix Potvin) pour mener leur équipe vers la Coupe Memorial. Car les Voltigeurs sont arrivés à maturité et auront tout un club la saison prochaine.

Quoi de mieux que d’opter pour le meilleur entraîneur disponible, et un vrai gagnant, afin de se rendre jusqu’au bout?

Sous les projecteurs

Tout comme leur entraîneur, les joueurs des Cantonniers ont profité de la meilleure vitrine afin d’améliorer leur sort pour l’an prochain. Leur rêve? Jouer dans la LHJMQ. Et être repêché le plus haut possible lors du prochain encan.

Patrick Guay a été impressionnant en séries. Il sera l’un des premiers à grimper sur la scène le 3 juin prochain à Shawinigan. Tout comme William Villeneuve, qui a accumulé de l’expérience à la vitesse grand V.

« Jérémy Lapointe par exemple : je suis certain qu’il se trouve plus haut dans le classement aujourd’hui, admet son entraîneur. Simon Pinard n’a pas été repêché et il a gagné des points, les joueurs de soutien aussi et même notre gardien Rémi Poirier a montré qu’il pouvait exceller sous pression, comme Jérémy Rainville, repêché par le Phœnix de Sherbrooke, qui a terminé au premier rang des meilleurs pointeurs aux Nationaux. »

D’ailleurs, ne soyez pas surpris de voir Rainville, le capitaine des Cantonniers, et peut-être un ou deux de ses coéquipiers, devenir des joueurs importants chez le Phœnix dès la saison prochaine...