Les chapelets ont été suspendus, les lampions sont allumés et le Phoenix touche du bois. Tous les clichés sont bons pour décrire la fébrilité de l'organisation sherbrookoise entourant la loterie de la LHJMQ, dont les résultats seront dévoilés jeudi midi.

Une loterie pour propulser le Phoenix

Les chapelets ont été suspendus, les lampions sont allumés et le Phoenix touche du bois. Tous les clichés sont bons pour décrire la fébrilité de l'organisation sherbrookoise entourant la loterie de la LHJMQ, dont les résultats seront dévoilés jeudi midi.
« On est certains de sélectionner parmi les quatre premières équipes le 3 juin prochain, informe le directeur général du Phoenix, Jocelyn Thibault. Reste maintenant à connaître notre rang exact. On serait menteurs de dire que notre organisation ne souhaite pas le premier rang de sélection. Je ne suis pas prêt à dire que l'arrivée d'un Alexis Lafrenière ou d'un Samuel Poulin redressera notre équipe, parce qu'un bon travail a déjà été fait afin de remettre le Phoenix sur le bon chemin. Mais c'est certain que ça viendrait propulser le Phoenix vers de très hauts sommets. »
La loterie effectuée au Centre Vidéotron déterminera en effet l'ordre des équipes qui sélectionneront les cinq premiers espoirs lors de la prochaine séance présentée à Saint-John. Les Wildcats de Moncton auront neuf balles (43 %) dans le boulier électronique, le Phoenix six (28 %), l'Océanic de Rimouski trois (14 %), les Mooseheads d'Halifax deux (10 %) et les Foreurs de Val-d'Or une (5 %).
« Le joueur que notre club repêchera aura assurément un impact direct dès l'an prochain. Il évoluera dès le départ sur l'un de nos deux premiers trios. C'est ce qui est le plus intéressant dans cette histoire-là. Puis il nous donnera un solide coup de main lors des quatre ou cinq prochaines saisons », renchérit le DG, lorsque rejoint par La Tribune alors qu'il était en direction de Québec pour le Gala des rondelles d'or,
« Je suis un peu nerveux présentement parce que je ne contrôle rien et je n'aime pas ça. Les chances de repêcher au premier rang sont tout de même excellentes et on se croise les doigts pour arriver au repêchage avec le choix le plus élevé, question de pouvoir mieux manoeuvrer », admet Thibault.
Comme la séance de la LNH en 2016
Qu'il soit le premier ou le deuxième à parler le 3 juin, Jocelyn Thibault se dit très à l'aise avec cette situation.
« Cette séance de sélection me fait penser à celle de la LNH en 2016. Je ne suis pas certain que les Jets de Winnipeg étaient tristes de repêcher Patrick Laine après avoir vu Austin Matthews prendre la direction de Toronto. Même en troisième ou quatrième position, on serait assurés d'ajouter un élément important à notre alignement », confie le directeur général.
Samuel Poulin pourrait bien rejoindre son frère aîné Nicolas chez le Phoenix si l'organisation sherbrookoise mise sur ce jeune hockeyeur prometteur.
Une certaine excitation chez les Poulin
Est-ce que le Phoenix accueillera deux membres de la famille Poulin à son prochain camp d'entraînement? Comptant déjà sur l'aîné de la famille, Nicolas, les Oiseaux pourraient bien accueillir le frère cadet, Samuel. On connaîtra une partie de la réponse jeudi midi à la suite de la loterie de la LHJMQ.
La plupart des experts s'entendent sur le même point : Alexis Lafrenière est le meilleur espoir disponible au prochain repêchage suivi de très près par Samuel Poulin. Alors que les Wildcats de Moncton, derniers au classement, possèdent le plus grand nombre de balles dans le boulier électronique, les probabilités font en sorte que le Phoenix pourrait fortement sélectionner au deuxième rang et ainsi ajouter le jeune Poulin à son alignement, ce qui ferait le bonheur de la famille.
« En tant que père, j'aimerais évidemment voir mon fils être repêché en premier, indique l'ancien joueur du Canadien de Montréal Patrick Poulin, père de Samuel et Nicolas. Mais puisque l'on assiste parfois à des surprises durant une séance de sélection, Samuel pourrait aussi être repêché un peu plus tard que deuxième et je serais assez étonné par contre de le voir grimper au premier rang de sélection. Et puisque Nicolas évolue déjà pour Phoenix, la famille aimerait bien sûr pouvoir suivre Samuel et Nicolas en même temps! »
Pas de préférence
Selon le frère aîné, Samuel n'a pas nécessairement de préférences en ce qui concerne la formation qui le choisira :
« Tout ce qu'il souhaite, c'est de jouer au hockey, et ce, peu importe où. Ce serait plaisant de le voir jouer pour le Phoenix, mais on ne se fait pas de scénarios. Je vais regarder l'émission spéciale sur la loterie demain (jeudi) non seulement parce qu'elle aura un effet sur mon frère, mais aussi parce que je souhaite que le Phoenix améliore ses chances de repêcher le meilleur joueur disponible. »
Nicolas Poulin connaît très bien les quatre meilleurs espoirs de l'encan 2017.
« Parce que je suivais mon frère de près, j'ai vu évoluer Alexis Lafrenière, Jakob Pelletier et Xavier Parent régulièrement depuis qu'ils sont jeunes et dans tous les cas, on parle de quatre joueurs qui veulent gagner et qui constituent de fiers compétiteurs. Ils représentent quatre choix exceptionnels », avance Nicolas Poulin.
« Voir Samuel avec Nicolas, ce serait super parce que mes deux fils n'ont jamais joué ensemble à cause de la différence d'âge. Nicolas serait un bon mentor pour lui et faciliterait son intégration, même si Samuel est mature et semble prêt à évoluer dans la LHJMQ grâce à son intensité, sa détermination et son éthique de travail. Pour être bien franc, on a tous hâte que cette loterie soit derrière nous afin de passer à autre chose », admet Patrick Poulin, tout en confirmant que le directeur général du Phoenix sera encore bien accueilli chez lui s'il ne repêche pas Samuel... le filleul de Jocelyn Thibault.