Le Phoenix tentera de prendre sa revanche samedi face à l’Océanic à Rimouski.

Une leçon à retenir pour le Phoenix

Le Phoenix de Sherbrooke apprend à la dure. Après avoir bousillé une avance de deux buts en accordant cinq buts dans la même période aux Voltigeurs de Drummondville jeudi soir, les hommes de Stéphane Julien devront se relever les manches.

Alors que le gardien numéro 1 des Oiseaux montrait des signes encourageants et semblait avoir retrouvé ses moyens, Evan Fitzpatrick a flanché au deuxième vingt. Sans parler de la défensive, qui malgré sa jeunesse avait réussi à gagner la confiance des amateurs et de l’entraîneur après un bon début de saison.

Ce match était la deuxième sévère défaite du Phœnix cette saison. Sinon, le Phoenix n’a jamais été déclassé malgré sa fiche de 6-6-1-2.

« On doit digérer ce revers et corriger certaines choses avant nos parties du week-end, souligne Stéphane Julien. Les joueurs doivent réaliser entre eux que la deuxième période était très difficile et qu’ils n’étaient pas responsables avec la rondelle. C’est inacceptable. »

L’entraîneur-chef du Phœnix n’a pas eu à lever le ton vendredi, lors de la préparation de sa troupe en vue de la partie de samedi contre l’Océanic à Rimouski et celle de dimanche face aux Remparts à Québec.
« Ils ont organisé une rencontre entre eux », précise Julien.

Les vétérans avaient un message à passer et tenaient à prendre les choses en main.

« Il faut rectifier le tir rapidement, a confié Mathieu Olivier, l’un des trois joueurs de 20 ans de la formation sherbrookoise. Tout le monde doit apprendre de cette mauvaise expérience. Ce sera important d’oublier rapidement cette mauvaise période. »

Un défi imposant

Malgré ses trois parties en moins, l’Océanic se trouve au neuvième rang avec 15 points, soit autant que le Phœnix. Sa fiche : 7-4-1-0.

L’indiscipline a été un grave problème chez la troupe de Serge Beausoleil. Ses 225 minutes de punition placent l’Océanic au troisième rang des formations les plus punies du circuit. La mauvaise nouvelle pour les joueurs de Rimouski ? L’avantage numérique du Phoenix fonctionne bien grâce à un taux d’efficacité de 21,3 %, ce qui le place au 8e rang. Or, l’Océanic forme la seconde meilleure équipe de la LHJMQ en désavantage numérique avec un taux de 85,3 %.

D’ailleurs, l’entraîneur de l’Océanic a implanté un système punitif. Le journaliste qui suit les activités de l’Océanic au quotidien, Olivier Therriault, a rapporté que « la nouvelle règle stipule que toutes les pénalités jugées inutiles ou les avertissements provenant du circuit Courteau devront être remboursés par un exercice désagréable de patinage intensif. »

Le Phoenix avait échappé la victoire à son premier match contre l’Océanic le 20 octobre dernier au Palais des sports : 5 à 2.

Dimanche, les Sherbrookois affronteront les surprenants Remparts de Québec, qui occupent le deuxième rang au classement général. Les Remparts n’ont que quatre défaites en 14 matchs.

Il s’agira d’un premier duel cette saison entre les deux équipes.

« On peut gagner les deux prochains matchs. Empocher quatre points en fin de semaine, ce serait possible », a lancé Connor Senken à la fin de la rencontre de jeudi.

Notons que Stéphane Julien ne pourra compter sur la présence du défenseur Yann-Félix Lapointe, qui a subi une commotion cérébrale contre les Voltigeurs.