De gauche à droite : Marc-Antoine-Lemay, Uriel Kalenga, Dhandre Weekes, Alec Poirier et l’entraîneur-chef Kevin Mackey des Cougars, seront opposés à l’entraîneur-chef Peter Chryssomalis, Darren Kyeremeh, Patrick Charles et Samuel Emilus des Cheetahs.

« Une guerre de tranchées »

Les Cougars du Collège Champlain et les Cheetahs de Vanier se connaissent bien. Très bien même. Samedi à Montréal, ils s’affronteront en grande finale de la 42e édition du Bol d’Or du football collégial division 1. Un classique entre deux adversaires habitués au rendez-vous final de la saison.

Les Cougars se présenteront à Montréal forts de 12 championnats du Bol d’Or en poche depuis 1978, soit le plus haut total en division 1.

Tout récemment, ils ont gagné le championnat provincial, soit en 2013 et 2015.

Les Cheetahs ont quant à eux triomphé à huit reprises depuis 1978, dont des titres en 2010 et 2012.

Les deux équipes arrivent en finale avec des chemins différents : Champlain a battu Limoilou (38-3) et Lévis-Lauzon (49-7) avec facilité, et compte maintenant six victoires consécutives. 

Les Cheetahs, eux, ont sept victoires consécutives en poche, dont deux victoires serrées acquises en éliminatoires, face au Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy (victoire de 12-8) et face au Phénix d’André-Grasset (24-22).

Champlain et Vanier se sont affrontés une seule fois en 2017; une victoire de 24-14 des Cougars lors de la semaine 2.

« Le match a été serré. Je crois qu’à l’époque, ils n’avaient toujours pas statué sur l’identité de leur quart partant. Ils ont une défensive agressive, rapide et intense. Voilà pourquoi on s’attend à une guerre de tranchées samedi. Il faudra jouer vite, jouer avec confiance et discipline et surtout, ne pas faire d’erreurs », a dit l’entraîneur-chef des Cougars, Kevin Mackey, mercredi matin à Montréal lors de la conférence de presse annuelle du RSEQ programmée avant les différentes finales du Bol d’Or.

Le vent dans les voiles

Mackey est conscient que les Cheetahs ont le vent dans les voiles et qu’ils ont disputé deux matchs émotifs en éliminatoires.

Les Cougars ne sont pas à plaindre non plus; à leurs trois derniers matchs, ils ont à un moment ou un autre mené par 35 points, forçant ainsi le match à se dérouler en continu.

« Les deux équipes méritent d’être en finale. De notre côté, on pratique bien, les entraîneurs font bien leur travail, et on est en santé. On ne contrôle rien d’autre que notre effort et notre préparation. C’est ce qu’on a fait toute l’année; si on reproduit les mêmes choses en finale, je crois qu’on a une bonne chance », a dit Mackey.

Ce dernier en est à sa première saison comme entraîneur-chef des Cougars, après un séjour de cinq ans à la barre des Gaiters de Bishop’s.

Avec le palmarès victorieux des Cougars en tête, l’objectif de 2017 était clair et évident, confirme-t-il.

« C’était l’objectif de participer à la finale et d’avoir la chance d’être champion. Le but ultime, pour toute équipe sportive, c’est de gagner le championnat. C’est l’fun de faire partie d’un programme dont l’objectif est le même chaque année. »
« Certains matchs où on a dominé nous ont permis de faire des ajustements à l’attaque. On a pu aussi reposer certains joueurs, et donner du temps de jeu à nos recrues. Le plan n’était pas de dominer la saison régulière et d’arriver brûlés en éliminatoires », a dit Kevin Mackey.

« On est dans une belle position, mais il faut continuer, on n’a pas fini. Il ne faut pas être satisfait de seulement se rendre au Bol d’Or. Il faut jouer comme on a joué pendant toute la saison, et jouer pour gagner. »
C’est encore une fois Thomas Bolduc qui sera le quart-arrière partant, samedi, pour les Cougars.

Une défensive dominante

Avec cinq de ses partants sur l’équipe d’étoiles 2017, et après n’avoir accordé que 123 points en saison, et seulement 10 en deux matchs éliminatoires, l’unité défensive des Cougars sera à surveiller samedi.

« Vanier a une équipe explosive. Ils ont de très bons athlètes. Il faudra les empêcher de réaliser des gros jeux. Si on peut faire ça, on va avoir une bonne chance », a dit le secondeur Alec Poirier.

Celui qui a gagné le Bol d’Or lors de la parfaite saison de 2015 agit comme un mentor auprès de ses jeunes coéquipiers.

« J’ai connu la victoire, la défaite. J’en parle souvent aux gars lors des meetings : il faut en profiter, car trois ans ça passe vite. Tu es chanceux d’être là en ce moment. Il faut en profiter. »