Sylvie Béliveau entourée de ses frères et de sa sœur, de même que de ses parents et de l’ancien maire de Sherbrooke Jean Perrault, président du conseil d’administration du Panthéon des sports de Sherbrooke.

Une grande fierté pour Sylvie Béliveau

« On doit s’habituer à ce genre d’honneur, ce n’est pas habituel, car on ne travaille pas pour ça. Mais c’est tout un honneur. »

Sylvie Béliveau est impliquée dans toutes les sphères du soccer canadien depuis plusieurs années. Elle a été honorée à titre de bâtisseur lors de la quatrième cohorte d’intronisation du Panthéon des sports de Sherbrooke

C’est une pionnière du soccer féminin au Canada. Elle a occupé tous les postes : joueuse, entraîneuse adjointe, puis entraîneuse en chef de l’équipe canadienne féminine. Elle a aussi dirigé des équipes collégiales et universitaires, et a été intronisée au Temple de la renommée de l’Association canadienne de soccer. Elle est aujourd’hui responsable du programme de développement des joueurs à Soccer Canada et membre du groupe d’étude technique de la FIFA.

« Ma ligne de départ c’est mon ADN, mon environnement, mes parents, qui m’influencent. Cet environnement a favorisé mon éclosion dans le sport. Tu ne travailles jamais seule; Jean Perreault, Georges Laurent, sans eux, je ne serais pas là, ce sont des bâtisseurs. Cette ville est remplie d’individus qui te font confiance, qui te tendent la main. C’est ce qui fait que ta fondation est plus solide pour partir. »

Sylvie Béliveau est reconnaissante. « Tu bâtis avec les gens qui t’ont aidé. Je ne les oublie pas. Je vais faire de même avec les prochaines générations. J’ai voyagé avec Sherbrooke, et Sherbrooke ne me quitte pas. Je me suis construite là. Je le mentionne partout où je passe; je dis que j’habite à Montréal, mais que je viens de Sherbrooke. J’en suis fière. Les gens connaissent la ville à cause des Jeux du Canada de 2013; ce fut un événement qui en a marqué plusieurs. »

Mélissa Raymond

« On reçoit cet honneur comme une douceur, c’est très agréable et très surprenant. Je ne m’y attendais pas. Cette nouvelle de mon intronisation est arrivée dans un moment dans ma vie où ça m’a fait du bien de me rappeler mes exploits sportifs », a dit l’ancienne joueuse de volleyball des Volontaires du Cégep de Sherbrooke et du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

« C’était une période très agréable de ma vie, confortable. On change de vie, mais souvent, je me ramène à qui j’étais à l’équipe et ça me fait du bien. Ça me touche beaucoup. »

Richard Labonté et Rémi Fontaine du Cégep de Sherbrooke ont rapidement repéré ce grand talent. Elle aura finalement passé sept ans sur l’équipe nationale féminine.

« Ils ont fait de moi une meilleure joueuse. Je me souviens des championnats canadiens au cégep, et à l’université. Ce fut des victoires à grande échelle, c’est tout un cheminement d’équipe. Des expériences qui ont changé ma vie. »

Ses années au sein du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke font aussi partie de ses moments forts, principalement celles où son équipe a remporté le titre universitaire canadien, soit en 2003 et en 2005. « J’ai vraiment de bons souvenirs de mes années universitaires. Notre victoire en 2003 était tellement surprenante, parce que nous étions classées cinquièmes au pays, que le souvenir est très fort. »