L’équipe du Québec M16 de football sera opposée à la Saskatchewan en grande finale du Challenge de l’Est du Canada, samedi.

Une finale Québec-Saskatchewan

L’équipe du Québec M16 a été sans pitié pour la formation de la Nouvelle-Écosse mercredi soir à Guelph en Ontario. Cette victoire décisive de 36-3 propulse l’équipe dirigée par David Lessard en grande finale du Challenge de l’Est du Canada de football, samedi, face à la Saskatchewan.

Plus tôt samedi, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario disputeront une série de mini-matchs de classement. Ces rencontres démarreront à 9 h, 10 h 30 et 12 h.

Les Néo-Écossais ont pourtant été les premiers à s’inscrire au pointage à la suite d’un botté de placement de 32 verges d’Owen MacRea. Mais ce fut là leur seul moment de réjouissance.

Les Québécois ont par la suite complètement dominé cette demi-finale puisqu’à la demie, ils menaient déjà 28-3.

Un résultat très satisfaisant pour l’entraîneur-chef de l’équipe, David Lessard.

« Ça prend toujours un peu de temps avant que les choses se mettent en place, surtout à l’attaque, dans ce genre de tournoi. Il faut aussi s’adapter au groupe d’âge; notre système de jeu offensif est assez lourd et ça a paru lors de notre premier match (une victoire de 20-7 face au Nouveau-Brunswick). Mais mercredi, tout a gelé ensemble et notre prestation fut incroyable. On a pris notre envol », a indiqué le nouveau coordonnateur à l’attaque des Redmen de McGill.

« Je m’attends à un très bon match face à la Saskatchewan. Les deux meilleures équipes de ce tournoi se retrouvent logiquement en finale, sans manquer de respect pour l’Ontario. »

« La Saskatchewan produit toujours de bons quarts-arrière, alors il faudra limiter les erreurs. C’est une équipe bien dirigée, intelligente, qui ne prendra pas nécessairement de chances. Ils vont attendre la faille. Nous, on est un peu plus flamboyants. Il faut garder notre identité, tout en évitant les revirements. »

David Lessard a d’ailleurs de très bons mots pour le jeune Simon Potvin, seul joueur sherbrookois au sein de l’équipe.

Le produit des Bulldogs de Sherbrooke impressionne au plus haut point son entraîneur.

« Simon, c’est un vrai stud. Il connaît ses jeux. Il est très curieux, il est déjà très mature et n’est pas à Guelph pour niaiser. Le pire, c’est qu’il n’a que 14 ans, il est donc admissible à revenir l’an prochain », a dit David Lessard.

« Il fait ses jeux, il capte ses ballons, il fait ce qu’on lui demande. Il y a quelques bons receveurs de 15 ans devant lui, sinon, il aurait un rôle plus important. Il m’impressionne chaque jour. Il aurait peut-être été capitaine, n’eût été son jeune âge. »

David Lessard a déjà dirigé des équipes d’excellence du Québec, il y a une dizaine d’années. Il est revenu au programme avec plaisir.

« Diriger ce genre d’équipes, ça fait partie des très belles expériences de coaching dans ma carrière. On a une très belle gang et surtout, je suis entouré de jeunes entraîneurs très dynamiques. J’avais le goût de travailler avec eux. »

Rémi Giguère, du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, Étienne Morin et Justin Chapdelaine, des Gaiters de Bishop’s, entre autres, entourent Lessard.

« Justin sera un très grand entraîneur. Il a ça en lui. Dès l’an prochain, les partisans des Gaiters vont voir son impact sur le terrain. Il est bon pour les jeunes. »

Un nouveau défi à McGill

David Lessard s’est trouvé du boulot comme entraîneur de la ligne offensive avec les Redmen de McGill, après ses années à titre d’entraîneur-chef du Vert & Or.

Et au cours des derniers mois, il a été nommé coordonnateur de l’attaque des Redmen, en remplacement de Benoît Groulx.

Ce dernier a quitté pour se consacrer à sa famille. Il serait fort bien que Groulx entraîne à Charles-Lemoyne.

« Je reviens comme coordonnateur à l’attaque avec un meilleur bagage. Ça amène d’autres idées, je vois les choses d’un œil différent. On a la chance de compter sur deux très bons quarts (Félix Paquette-Perreault et Dimitrios Sinodinos). Le poste est ouvert. On a eu un très bon camp d’hiver, j’ai hâte de voir qui va émerger au camp principal. Ce sont deux pivots très différents; Paquette-Perrault me fait penser à Jérémi Roch, il reste dans la pochette, alors que Dimitri aime courir », a analysé David Lessard.

McGill a raté les séries en 2007 avec une fiche de 1-7.