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Justin Robidas a été incommodé par une blessures lors de la finale de la coupe du président.
Justin Robidas a été incommodé par une blessures lors de la finale de la coupe du président.

Une finale frustrante pour Robidas et les Foreurs

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
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SHERBROOKE — Justin Robidas voulait jouer. Même s’il était sérieusement amoché, en finale de la LHJMQ, et qu’il a raté la première rencontre face aux Tigres de Victoriaville, le Sherbrookois a tout de même participé aux cinq autres matchs suivants. Si sa blessure l’a considérablement ralenti, elle ne fut pas aussi douloureuse que la défaite de ses Foreurs, en six matchs.Justin Robidas aurait voulu contribuer davantage, lors de la série finale de la LHJMQ, face aux Tigres. Mais il ne pouvait pas.

En plus, cette série finale dans la LHJMQ ne s’est pas déroulée comme prévu pour les Foreurs, grands favoris avant le duel.

En plus d’avoir fait des acquisitions importantes depuis la période des transactions, les Foreurs ont survolé les éliminatoires jusqu’en finale, en compilant une fiche de 9-0.

« Je suis encore sans mot pas mal. Ce n’est jamais l’fun, perdre, et surtout en grande finale comme ça, on était si près de notre objectif. C’est tellement dommage aussi pour la ville de Val-d’Or et toute l’organisation. Je suis déçu pour tous ces gens-là aussi. Le résultat n’est pas celui souhaité, mais il faut quand même voir ça du bon côté. On a vécu une belle année quand même, il y a beaucoup de ligues qui n’ont même pas joué, alors on a été assez chanceux », a philosophé le numéro 19 des Foreurs.

Rouage important de l’équipe en saison régulière, et en séries, l’ancien capitaine des Cantonniers de Magog n’a pu se faire justice, en grande finale, et aider son équipe à la hauteur de ses espérances.

Après avoir récolté 36 points (19 buts et 17 passes) en 35 matchs de saison régulière, Robidas a enchaîné avec 10 points en 14 matchs en séries.

Mais ça s’est gâté en demi-finale face à Chicoutimi.

« Ça s’est produit en demi-finale, c’est une malchance. J’aurais aimé être à 100 % pour la finale. Ça me fait de la peine d’avoir terminé la saison avec une défaite, mais le fait de ne pas avoir pu contribuer à 100 % à l’équipe à ça fait mal aussi. C’est plate, mais c’est le hockey, et les blessures, ça arrive. »

Impossible pour l’instant de poser un diagnostic plus précis sur sa blessure. Pour ce faire, Justin Robidas aurait dû quitter l’environnement protégé, à Québec, et une quarantaine l’attendait à son retour, soit l’équivalent d’une dizaine de jours.

Pas question pour lui d’être absent aussi longtemps, en pleine finale, a-t-il dit.

« Je voulais jouer. J’ai raté le 1er match, et mon retour était un peu poussé pour les matchs 2 et 3. Je me sentais un peu mieux pour le match quatre, mais on s’entend que si ça avait été des matchs de saison régulière, je n’aurais pas joué. Ça allait mieux, un peu, pour les matchs 5 et 6, mais c’était difficile. »

Visiblement hypothéqué, Robidas peinait même à lancer au but.

« Je voulais aider mon équipe, je voulais être présent, même si je ne faisais que quelques présences. Je ne sais pas si je vais me rendre à nouveau en finale de la coupe du président dans ma carrière junior, alors je voulais en profiter le plus possible. Je voulais être là avec les gars. J’ai fait mon possible pour jouer. »

« J’aurais voulu amorcer la série et jouer le premier match, mais je n’étais pas capable de patiner ni de lancer, c’était pas mal plus difficile. Je savais que je ne serais pas trop utile. Je ne pense pas que j’étais utile complètement lors des matchs 2 et 3, mais j’ai fait de mon possible. Se blesser comme ça, juste avant la finale, c’est vraiment plate. Il faut vivre avec ça, ça fait partie du hockey », a-t-il continué.

Du repos, et le repêchage

Justin Robidas va profiter des prochaines semaines pour récupérer, et pour se préparer au repêchage de la LNH.

Le petit joueur de centre est en effet classé comme un espoir de deuxième ou de troisième ronde.

Son père Stéphane a été repêché en 7e ronde (164e au total) en 1995, par le Canadien de Montréal.

Mais d’abord, le repos.

« Il n’y a pas d’opération en vue pour guérir ma blessure, le repos va aider. Je vais aller faire vérifier ça lorsque je serai de retour à Sherbrooke. Je vais prendre un peu de temps pour réfléchir à cette fin de saison, et pour guérir les bobos. J’ai hâte au repêchage, c’est l’fun, j’ai hâte de voir comment ça va se passer. Ce sera un bel été, je vais vivre ça avec ma famille et ce sera assurément une journée très spéciale. »