Christophe Fillion a obtenu 16 points en presque autant de matchs dans la BCHL, tout comme son joueur de centre Christophe Tellier.

Une connexion sherbrookoise dans la British Columbia Hockey League

L’amitié peut parfois mener loin. Dans ce cas, jusqu’aux États-Unis et l’Ouest canadien. Ils ont le même prénom : Christophe Tellier et Christophe Fillion. Et tout indique qu’ils partagent aussi le même destin.

Les deux amis se sont connus à la maternelle. Depuis, les deux Sherbrookois de 18 ans semblent inséparables, allant jusqu’à traverser le pays pour évoluer dans la BCHL.

La British Columbia Hockey League est cette autre option offerte aux hockeyeurs qui misent sur les universités américaines et qui tentent d’obtenir une bourse d’études. Mais la BCHL a également accueilli des joueurs de la LNH, tels que Jamie Benn et Duncan Keith.

Christophe Tellier et Christophe Fillion ont d’abord joué ensemble chez les Mineurs de Sherbrooke. Ensuite, avec les Harfangs pee-wee AA de l’école du Triolet et l’équipe de Bishop’s College School dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire.

« On a toujours voulu jouer ensemble, indique Christophe Tellier. Après ma première année à BCS, j’ai décidé d’aller jouer au Stanstead College, mais Christophe est resté à BCS. On s’est ensuite retrouvés à 16 ans avec le Wild d’Iowa dans le AAA. Christophe se rendait aussi à l’occasion dans le coin de Chicago l’année suivante pour jouer dans la NAHL et la USHL et moi je suis resté en Iowa toute la saison. Cette année, on est très heureux de jouer encore ensemble à Wenatchee. D’ailleurs, quand les universités nous appellent, on dit que l’on vient en paquet de deux! »

« Ce serait un rêve et je suis pas mal certain qu’il se réalisera, lance de son côté Christophe Fillion. On visitera bientôt trois universités et on devrait se retrouver ensemble dans la NCAA division 1. On se voit bien sur la patinoire et on est toujours sur la même ligne. »

Loin de la maison depuis trois ans

Le Wild de Wenatchee est en fait la seule équipe américaine évoluant dans la BCHL et se trouve à environ 200 km de la frontière canadienne.

« On se lève le matin et on regarde les montagnes. C’est magnifique ici! » admet Christophe Fillion.

Aussi appelés la « Sherbrooke Connection » à Wenatchee, les deux amis se disent maintenant habitués d’être loin de la maison.

« Ça fait quand même depuis que j’ai 16 ans que je ne suis plus à Sherbrooke, on s’habitue. J’habite heureusement dans la même famille de pension que Christophe. On est pas mal toujours ensemble », confie Christophe Filion.

« Sans lui, je n’aurais pas eu le courage de quitter pour les États-Unis il y a trois ans, ajoute pour sa part Christophe Tellier. Je suis content de l’avoir fait. C’est une belle expérience de vie et on découvre de nouvelles places. »

Notons qu’un autre Sherbrookois évolue dans la BCHL à Cowichan Valley : le gardien Matthew Waite, le fils de l’ancien professionnel Jimmy Waite. Le Sherbrookois Yuri Davis-Martel, maintenant âgé de 19 ans, avait également apprécié son expérience la saison dernière à cet endroit.

Christophe Tellier et Christophe Fillion ont ignoré la LHJMQ pour jouer dans la BCHL et miser sur les études.

« Tout le monde nous connaît ici ! »

Les deux jeunes hockeyeurs vivent le parfait bonheur sur la côte ouest-américaine et ne regrettent pas leur choix d’avoir fait une croix sur la LHJMQ.

« Pour mes parents et moi, les études sont vraiment importantes et je tenais à jouer chez les universitaires. Je n’ai jamais pensé jouer dans la LHJMQ. Pourtant, mon père connaît très bien l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien, et Pascal Rhéaume, l’entraîneur des Foreurs de Val-d’Or. Mais dans mon cas, si j’ai à vivre une carrière chez les professionnels, ce sera en passant par le réseau universitaire », précise Christophe Tellier, qui a obtenu 16 points dont 5 buts en 17 matchs au poste de centre cette saison.

« Si jamais ça ne fonctionne pas, on aura un plan B », rappelle son ami, qui a également cumulé 16 points dont 11 buts, mais en 18 matchs dans la BCHL.

Ayant terminé leur sixième secondaire, les deux inséparables attendent de recevoir une bourse d’études complète avant de commencer l’université.

« On ne sait pas encore ce qui nous arrivera la saison prochaine, donc en attendant, on s’entraîne et on fait beaucoup de bénévolat avec l’équipe, explique Christophe Fillion. Ce qui est plaisant, c’est que Wenatchee est une petite ville située dans une vallée. On s’implique beaucoup dans la communauté et le Wild est assez populaire. Tout le monde nous connaît ici! »