L’attaquant des Marquis Nathan Hardy se mesurera aux équipes midget AAA du Québec lors du Challenge CCM, en espérant être repêché dans la LHJMQ en juin prochain.

Une chance en or pour Nathan Hardy, invité au Challenge CCM

Pour la première fois, les meilleurs joueurs des circuits scolaires formeront une équipe pour rivaliser contre les formations midget AAA. Un membre des Marquis du Collège du Mont-Sainte-Anne a été recruté et aura ainsi la chance de se faire valoir devant les nombreux recruteurs présents au Challenge CCM, et ce, à la grande joie de ces derniers qui pourront bientôt mieux comparer les hockeyeurs des différents circuits à quelques mois du repêchage annuel du junior majeur.

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS) et la Ligue de hockey interscolaire du Québec (LHIQ) seront donc du rendez-vous présenté du 12 au 16 décembre à La Baie. Dix joueurs proviennent de formations de la LHPS, neuf du RSEQ et un seul de la LHIQ, qui regroupe entre autres le Collège Stanstead et Bishop’s College School.

Nathan Hardy évolue pour sa part avec l’équipe des Marquis M18 et c’est après sa participation au tournoi des espoirs de la LHJMQ à Moncton à la mi-novembre qu’il a reçu son invitation pour faire partie des étoiles des réseaux scolaires.

« Je profiterai d’une belle visibilité. C’est un gros défi pour nous. Il y aura beaucoup de recruteurs de la LHJMQ et je vais tenter de me faire valoir. Je dois profiter de cette chance. J’en profiterai aussi pour voir à quoi ressemble le calibre et pour évaluer là où je me situe pour ensuite corriger certains éléments de mon jeu afin de devenir meilleur. Je suis certain que je sortirai grandi de cette expérience. »

L’an dernier, le midget espoir participait pour la première fois à ce tournoi en regroupant les meilleurs joueurs de cette catégorie.

« C’est la première fois que cette initiative est lancée dans le réseau scolaire, rappelle Olivier Audet, directeur général du Collège du Mont-Sainte-Anne. Ce sera intéressant de voir si la LHPS tiendra son bout. C’est un bon pas pour le développement du sport étudiant. Ça prouve que le hockey scolaire a sa place dans le développement du sport et des joueurs élites. Si le joueur a le talent pour atteindre les plus hauts niveaux, la LHPS est une belle ligue pour lui. Si ce n’est pas le cas, il pourra évoluer dans un bon calibre tout en mettant les études en avant-plan. »

« J’ai déjà pratiqué avec les Cantonniers et je crois que si notre équipe réunit les meilleurs joueurs de la LHPS, on pourra certainement rivaliser », soutient Nathan Hardy. 

Son entraîneur Gabriel Doyon ne se dit pas inquiet du tout.

« On a déjà testé notre équipe M18 contre des équipes midget AAA des Maritimes et on s’était rendus loin dans le tournoi. On n’avait pas perdu une seule partie en temps règlementaire. On sait que c’est moins fort dans les Maritimes, mais ça nous donne un bon indice. D’année en année, on voit des organisations plus sérieuses s’impliquer dans le circuit. Il suffit de regarder l’alignement du Phœnix de Sherbrooke pour comprendre que la LHPS produit de bons joueurs. On retrouve quatre anciens de la LHPS chez le Phœnix : Vincent et Julien Anctil, Félix Robert et Nathaël Roy. »

Pour Nathan Hardy, qui souhaite être repêché en juin prochain à Québec lors de la sélection annuelle de la LHJMQ, l’inclusion du réseau scolaire au Challenge CCM représente une excellente nouvelle. 

« Mon but serait de jouer dans la LHJMQ et si ça ne fonctionne pas, je viserai peut-être le réseau collégial, explique le jeune joueur de 15 ans. Je suis admissible au repêchage cette année. J’aimerais jouer une saison dans le midget AAA avant et par la suite, on verra! Je suis un joueur offensif. Je tenterai de créer des occasions de marquer durant le Challenge CCM, mais je veux aussi être responsable en zone défensive. »

Une belle reconnaissance pour la LHPS

La Ligue de hockey préparatoire scolaire, tout comme ses deux réseaux jumeaux, fait de plus en plus parler d’elle dans la LHJMQ. 

« Ce qui était dur pour un recruteur, c’était d’évaluer les joueurs de la LHPS avec ceux du midget AAA. Maintenant qu’ils seront réunis sur la même glace, le recruteur n’a plus à deviner ou à supposer : il a un meilleur portrait du réel niveau du joueur », explique Gabriel Doyon.

« Hockey Québec reconnait de plus en plus que le hockey scolaire est incontournable et y voit un avantage de réunir les différentes ligues, se réjouit Olivier Audet. Il y a dix ou quinze ans, c’était inimaginable de penser qu’un joueur du scolaire puisse prétendre à la LHJMQ. L’excellence des programmes permet ça aujourd’hui. »