Jonathan Naisby a conclu son parcours universitaire en natation avec le Vert & Or en compilant une récolte de huit médailles, dont une d’or, acquises lors des cinq championnats canadiens U sports auxquels il a participé.

Une carrière universitaire en crescendo

Jonathan Naisby a conclu sa carrière universitaire de brillante façon, fin février, lors du Championnat U Sports de natation, à Vancouver. Le vétéran de cinquième année a récolté trois médailles individuelles, pour porter son total à huit pour son parcours chez le Vert & Or. Une récolte qui cimente son empreinte parmi les meilleurs athlètes de l’histoire du programme sportif de l’Université de Sherbrooke.

Naisby a fait honneur à sa discipline de prédilection, la brasse, en récoltant le bronze au 50 m, l’argent au 200 m mais surtout, la tant espérée médaille d’or, au 100 m.

Il s’agissait de la première médaille d’or pour le jeune homme, étudiant à la maîtrise en études politiques.

« C’est vraiment la médaille que j’espérais depuis mon entrée à l’université », a-t-il indiqué.

Fort de ses huit médailles acquises en championnats canadiens, Naisby égalise ainsi la meilleure récolte de médailles dans des épreuves individuelles de natation dans le grand livre des records du Vert & Or, jusque là propriété exclusive de Nancy Gravel.

Au cumulatif, Naisby se classe désormais troisième quant aux médailles récoltées; Sonia Paquette domine le palmarès Vert & Or avec une récolte de 12 médailles individuelles en athlétisme, suivie des neuf médailles acquises en athlétisme par Alexandre Marchand.

Ibrahim Méité en a quant à lui récolté sept, encore une fois en athlétisme.

« Je ne savais même pas qu’il y avait un décompte de la sorte. Je suis très honoré d’apprendre que je me retrouve désormais en aussi bonne compagnie. Je crois que ça démontre que la natation est un sport important chez le Vert & Or. Et si ça peut donner le goût à de jeunes athlètes de partout au Québec de venir étudier et nager à Sherbrooke, tant mieux! »

Cette fin de carrière universitaire portée en crescendo grâce à ses trois médailles récoltées à Vancouver trouve son origine en 2016.

Naisby touche alors le plafond; ses temps ne baissent plus et malgré l’ardeur en piscine, ses performances stagnent.

« C’est à ce moment, avec mon entraîneur David Bruandet, qu’on a revu notre plan d’attaque, avant le processus de sélection pour les Jeux olympiques de Rio. On a regardé ce qu’on pouvait modifier, on a ciblé des changements drastiques dans mon entraînement. Oui, c’est un peu se lancer dans l’inconnu, mais on était rendu à un point ou il fallait essayer quelque chose. Ce n’était pas épeurant, mais stimulant, car c’était tout nouveau. »

Ainsi, avec l’aide de son entraîneur et du programme sur mesure concocté par le préparateur physique et diplômé en kinésiologie Jonathan Chevrier, les performances de Naisby se sont améliorées.

Absorbé par ses examens de mi-session à l’Université, Naisby confirme qu’il n’a pas eu le temps de sentir cette nostalgie qui serait toute naturelle après la clôture d’un parcours universitaire de cinq années.

Comme il le précise, si son passage avec le Vert & Or est terminé, sa carrière de nageur, elle, est toujours bien vivante.

« Je m’accorde quelques semaines de congé avant de reprendre l’entraînement en vue des essais canadiens pour la formation de l’équipe nationale pour les Championnats du monde en Corée du Sud et pour les Jeux panaméricains, au Pérou. L’an passé j’ai fini 3e au 200 m brasse, alors que seulement les deux premiers étaient choisis. J’ai terminé à moins d’une seconde du premier », a-t-il indiqué.

À ces essais, il participera à toutes les distances proposées à la brasse, soit le 200 m, le 100 m et le 50 m. Sa concentration sera axée sur le 200m.

Jonathan Naisby a toujours dans la mire une participation aux Jeux olympiques. Ses efforts sont donc concentrés sur Tokyo, au Japon, pour 2020.

Son père, Paul Naisby, qui a eu également une influence importante est un ancien nageur olympique pour l’équipe d’Angleterre lors des Jeux olympiques de 1972 et 1976.

Sa sœur aînée Alexandra, a également connu un parcours exemplaire avec le club de natation du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

« Mes deux parents ont toujours été très présents tout au long de ma carrière. Le fait que mon père ait participé aux Olympiques, c’est un atout. Il sait dans quoi je m’embarque; ils sont tous les deux d’une aide précieuse, dans les bons moments, comme dans les moins bons moments. »

« La natation est un sport à développement tardif et il n’est pas rare de voir des nageurs de plus en plus vieux sur le circuit international. Surtout dans ma discipline, la brasse, une nage très spécialisée qui requiert beaucoup de technique et d’expérience. Je vais donc participer à des épreuves du circuit international, car c’est là que l’on retrouve le meilleur niveau de compétition. »