Félix Robert célèbre après avoir déjoué le gardien du Drakkar, Antoine Samuel.

Un week-end presque parfait pour le Phoenix

Trois points sur une possibilité de quatre. Le Phoenix a connu du succès lors de son week-end d'ouverture. Après un gain de 4 à 2 samedi contre les Saguenéens de Chicoutimi, les Sherbrookois sont revenus de l'arrière dimanche pour soutirer un point au Drakkar de Baie-Comeau en tirs de barrage.
La défaite de 4-3 n'a pas semblé décevoir le pilote des Oiseaux. Bien au contraire.
« Je suis satisfait de ce point. On a même récolté cinq points sur une possibilité de six depuis le match à Shawinigan mercredi. Même nos joueurs de soutien ont collaboré à l'obtention de ces points et c'est une bonne nouvelle », a indiqué Stéphane Julien.
« On va dans la bonne direction, soutient le capitaine Hugo Roy. Je suis content de voir les autres prendre le relais alors que certains tentent de trouver le fond du filet, comme moi, depuis le début de la saison. »
Domination sherbrookoise
Dès la 14e seconde de jeu, Bradley Lalonde a profité du sommeil profond des Sherbrookois pour inscrire les siens à la marque dimanche.
« On doit leur donner le crédit sur ce but, mais on aurait pu être plus prêts », a souligné le vétéran Mathieu Olivier.
Félix Robert a aussitôt répliqué, mais Jordan Martel a redonné l'avance au Drakkar trois minutes plus tard.
Lalonde en a rajouté au second vingt avec son deuxième de la partie, le seul fait saillant de cette période sans action.
« Le Drakkar fermait beaucoup le jeu au deuxième tiers, mais en général, les deux équipes ont travaillé très fort aujourd'hui », considère Stéphane Julien.
« Le jeu était décousu en deuxième période, fait remarquer Hugo Roy. L'espace était restreint et on est quand même revenus de l'arrière, ce qui prouve que le Phoenix a du caractère. »
Le calme avant la tempête
En effet, les 2230 spectateurs ne perdaient rien pour attendre, puisque la troisième période a été beaucoup plus animée : Mathieu Olivier a amorcé la remontée du Phoenix, suivi de Nicolas Poulin lors d'un des nombreux avantages numériques obtenus en fin de match.
Les officiels ont effectivement justifié leur présence et leur chèque de paie en prolongation en levant le bras à trois reprises pour appeler des pénalités : deux au Phoenix, une aux visiteurs, mais aucune formation n'a su en profiter, ce qui a mené les deux équipes en tirs de barrage.
« On avait le momentum, a rappelé Félix Robert. On veut gagner tous les matchs et on déteste perdre. On ne se laissera jamais battre facilement. »
« On méritait d'être en avance, mais le pointage était de 3-1 pour le Drakkar à un certain moment, observe Mathieu Olivier. En mettant du trafic devant le filet, on savait qu'on allait déjouer Samuel et comme de fait, on a profité de deux rebonds pour niveler la marque. »
« Dans l'ensemble, on a eu l'avantage et Antoine Samuel a gardé le Drakkar dans la partie, estime l'entraîneur Stéphane Julien. On n'a jamais arrêté de travailler. Je suis fier de mes joueurs et parfois, ça peut arriver de dominer l'adversaire et de ne pas obtenir les deux points. On aurait dû mériter la victoire, mais c'est toujours plaisant de revenir de l'arrière de cette façon. »
Si Yaroslav Alexeyev et Félix Robert n'ont pu déjouer Antoine Samuel en tirs de barrage, Ivan Chekhovich et Jordan Martel ont assuré en marquant tour à tour.
« Samuel est un gardien qui vole des points à l'adversaire, comme il l'a fait l'an dernier. Mes vétérans ont été excellents. Mathieu Olivier et Nicolas Poulin ont connu leurs deux meilleurs matchs ce week-end. Hugo Roy a obtenu beaucoup de chances de marquer et c'est une question de temps avant qu'il ne débloque », a affirmé l'entraîneur sherbrookois.
Encore Cregan
Le portier du Phoenix Brendan Cregan a bloqué 35 des 38 tirs dirigés vers lui. Samuel a été encore meilleur avec trois buts accordés sur 49 lancers.
« Quand on a une formule gagnante, on ne doit pas la changer. On a confiance aux deux gardiens, Cregan joue bien et on est convaincus que lorsque Fitzpatrick reviendra devant le filet, il répondra présent », estime le vétéran Mathieu Olivier.