À sa première partie préparatoire dans la LNH, Samuel Poulin a pu se mesurer à des étoiles comme Jeff Skiner et Jack Eichel.

Un week-end d’ouverture sans Samuel Poulin?

Plus les jours avancent, plus les chances s’amenuisent de voir le Phœnix commencer la saison avec son capitaine. À deux jours du week-end d’ouverture au Palais des sports, Samuel Poulin semble encore très loin de Sherbrooke.

Bonne nouvelle pour le jeune attaquant... et mauvaise nouvelle pour l’organisation sherbrookoise : les Penguins de Pittsburgh se disent très satisfaits de la prestation de leur choix de première ronde au camp d’entraînement.

« Le directeur du développement Tom Kostopoulos n’avait que de bons mots pour moi, a confié Samuel Poulin, rejoint par La Tribune mardi alors qu’il profitait d’une rare journée de congé à Pittsburgh. Il m’a dit qu’il aimait mon calme et de continuer de jouer sans stress et sans me mettre de pression inutile sur les épaules. Sincèrement, je suis content de mon camp jusqu’à présent. »

Puisque le Phœnix dispute un premier match de saison ce vendredi au Palais des sports contre les Saguenéens de Chicoutimi, le temps commence à manquer à l’organisation, qui devra vraisemblablement se passer de son meilleur atout.

Poulin a disputé un premier match préparatoire dans la LNH lundi soir contre les Sabres de Buffalo. Dans une défaite de 5 à 4 en prolongation, Poulin évoluait sur le troisième trio avec son bon ami Nathan Légaré. Il a terminé le match avec un différentiel de +1 et deux minutes de punition.

« Les Sabres jouaient à domicile et misaient sur un bien meilleur alignement que nous. Je crois qu’ils avaient une quinzaine de vétérans. On a réussi à forcer la prolongation même si notre club s’est fait dominer durant toute la partie. »

Jack Eichel a mis fin au débat. Et le capitaine des Sabres était en effet bien entouré : Jeff Skinner et Rasmus Dahlin, pour ne nommer que ceux-là, prenaient part à la partie alors que les Penguins ne misaient sur aucun vétéran de premier plan.

« Quand tu joues contre des joueurs aussi talentueux, tu ne peux pas te permettre d’être déconcentré une seule seconde sinon ils vont te le faire payer. Il faut être constamment allumé », admet Poulin.

Un autre match sur la route est prévu jeudi à Columbus et Samuel Poulin attend encore de savoir s’il se retrouvera une fois de plus dans l’alignement.

« J’ai aimé jouer avec Nathan et j’espère affronter les Blue Jackets jeudi. Par contre, ce n’était pas évident pour deux joueurs de 18 ans d’affronter les gros noms des Sabres. J’ai quand même eu du temps en avantage numérique et j’ai effectué quelques présences en prolongation à 3 contre 3. On a fait quelques erreurs. Surtout parce qu’on a beaucoup moins de temps pour réagir sur la glace et surtout, moins d’espace que dans le junior majeur. »

L’adaptation est passée

Après avoir participé au camp des recrues, Samuel Poulin admet que l’adaptation au niveau de jeu de la LNH est déjà derrière lui.

« J’ai vraiment vu un grand écart entre le junior majeur et le camp des recrues, indique Poulin. Le rythme n’était pas du tout le même et j’ai dû m’adapter rapidement. J’ai trouvé ça plus difficile lors de mon premier match des recrues que lors de ma première partie préparatoire. »

Dans les prochains jours, Samuel Poulin connaîtra finalement le sort que les Penguins lui réservent.

« Je ne veux pas m’en faire avec ça. J’y vais au jour le jour en tentant d’être meilleur chaque fois », résume-t-il.