Le Phoenix a quitté le Saguenay avec la victoire, après une poussée de quatre buts sans riposte.

Un voyage productif à Chicoutimi

Les choses changent vite au hockey, et les Saguenéens de Chicoutimi en ont eu la démonstration dimanche après-midi. Après avoir prix une avance de 2-0 dans la partie, les Chicoutimiens ont laissé le Phœnix prendre ses aises pour finalement l’emporter 4-2 devant 2316 spectateurs au Centre Georges-Vézina.

Tout semblait bien aller pour les Sags, en avance 2-0 après 22 minutes de jeu. Le Phœnix ne s’est pas laissé écraser par cet écart, enfilant les quatre derniers buts du match, dont trois en troisième période, sur sept lancers. Sherbrooke prolongeait à neuf sa séquence de matchs sans défaite en temps réglementaire. Au cours de cette période, l’équipe de Stéphane Julien a signé sept victoires et elle a perdu deux fois en prolongation.

« Ce sont des erreurs qui font en sorte que le pointage est celui-là à la fin, a résumé l’entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean, lors de son point de presse. On savait dans quoi on s’embarquait, on avait un gros défi devant nous. On en avait parlé et c’était une situation idéale pour nous de rencontrer un club qui était hot comme ça. Il y a des choses qu’on a moins bien faites. J’ai trouvé que notre exécution était beaucoup moins bonne, mais donnons leur crédit. Ils étaient rapidement dans notre face et ils nous ont donné moins de temps et d’espace que les équipes contre qui on a joué dans les dernières semaines. »

Jean ne croit pas qu’un troisième but des Sags, alors que le pointage était de 2-0, aurait nécessairement fait la différence au final. Il a ajouté que c’était surtout une question de détails à exécuter, au-delà de marquer le fameux gros but.

L’entraîneur n’a pas senti non plus que ses joueurs avaient pensé qu’ils s’enlignaient vers une petite journée au bureau en prenant les devants par deux.

« Même si c’était 2-0 pour nous, l’autre équipe jouait bien, a rappelé Yanick Jean. On a eu besoin de quelques bons arrêts d’Alexis Shank en désavantage numérique en deuxième période. Il y a une recette et il faut l’appliquer match après match. C’est normal de se river le nez de temps en temps. »

En ce match des toutous, Zachary Lavigne a tôt fait de provoquer une pluie de peluches sur la glace en première période. Dès la quatrième minute de jeu, son tir a déjoué Evan Fitzpatrick.

Le Phœnix a obtenu trois opportunités en avantage numérique au cours de ce premier vingt, sans réussir à faire mouche.

Jérémy Groleau a doublé l’avance des Saguenéens au début du second engagement, lorsque son tir de la pointe s’est frayé un chemin à travers une circulation dense. Les chances de marquer ont été plus rares pour la formation chicoutimienne par la suite, si bien qu’Evan MacKinnon a amorcé la remontée avant la fin de la deuxième.

Marek Zachar, Benjamin Tardif et MacKinnnon, avec son deuxième de la rencontre, ont tous marqué en troisième.

« On a encore du chemin à faire, a convenu Yanick Jean. On était dans une bonne séquence et on a vu un peu plus de jeux individuels et de finesse. On n’est pas une équipe comme ça. Vendredi, je n’étais pas capable de dire qui était notre meilleur joueur. Aujourd’hui, notre meilleur trio a été celui de (Ryan) Smith, (Jérémy) Fortin et (Charles) Tremblay. Pourquoi? Parce qu’ils ont gardé les choses simples. Ce n’était pas mal intentionné, mais il faut revenir aux éléments de base. »

En confiance

L’heureuse séquence que traverse le Phœnix n’a rien du hasard. Les hommes de Stéphane Julien n’ont jamais démontré de signes de panique, même si le pointage leur était défavorable.

« Depuis les quatre ou cinq derniers matchs, on joue avec une grande confiance, a affirmé l’entraîneur-chef des vainqueurs. Avec les erreurs qu’on faisait en début de saison, on avait tendance à s’écraser, mais il y a maintenant une confiance établie et ça paraît. »

Avant de battre les Sags, le Phœnix a vaincu le Drakkar de Baie-Comeau 4-3, samedi, également en comblant un déficit de deux buts. Un voyage payant.

« À moins que je ne me trompe, je pense que c’est la première fois en six ans que le Phœnix repart avec quatre points au cours de ce voyage, a lancé Julien avec un sourire de satisfaction. On est sur une bonne séquence et j’aime la façon dont on joue. On met beaucoup de pression offensivement. »

La dernière défaite du Phœnix en temps réglementaire remonte au 10 novembre, devant les Wildcats de Moncton.