Quand le jeu se passe majoritairement en zone neutre, que les joueurs n’arrivent même pas à saisir une passe en mouvement, qu’il y a des dégagements à profusion, c’est vous dire comment on a eu droit à du hockey sans saveur.

Un septième match décevant

COMMENTAIRE / Étiez-vous devant votre écran pour le septième match de la finale de la Coupe Stanley entre les Blues de St-Louis et les Bruins de Boston? Si vous avez préféré faire une marche avec votre chien dans votre quartier, vous n’avez rien raté. Car le match sans lendemain de la finale entre les Blues et les Bruins a été d’une tristesse inégalée compte-tenu de l’enjeu. Exception faite bien sûr pour les supporteurs des Blues de St-Louis et de David Perron à Sherbrooke qui ne partageront pas mon opinion. Et je peux les comprendre. Ce qui compte après tout, c’est la victoire.

Quand le jeu se passe majoritairement en zone neutre, que les joueurs n’arrivent même pas à saisir une passe en mouvement, qu’il y a des dégagements à profusion, c’est vous dire comment on a eu droit à du hockey sans saveur. Par moments on aurait dit une partie du mois de novembre. On repassera pour le spectacle. Il y a bien eu quelques moments exaltants au troisième vingt lorsque les Bruins de Boston tentaient de remonter la pente. Sauf que le sieur Binnington a été sublime dans son demi-cercle. À l’autre bout de la patinoire, Tuukka Rask est redevenu le gardien que l’on a connu en saison régulière : hésitant dans ses mouvements et soudainement il couvrait moins de surface devant son filet. Décevant de la part du vétéran qui a trouvé le moyen de flancher deux fois sur les quatre premiers tirs en sa direction.

Remontée historique

Il faut tout de même applaudir les Blues pour leur remontée historique, eux qui végétaient dans les bas fonds du classement à la fin de l’année 2018. Dans le futur, les entraîneurs, peu importe la ligue, pourront se servir de l’exemple des Blues pour motiver leur troupe.

Les Blues, avec leur fiche exceptionnelle sur la route dans ces séries, n’ont pas volé leur Coupe Stanley. Leur avance de deux buts était tout ce dont ils avaient besoin pour se sauver la victoire dans ce septième match. Les Bruins ont vécu un véritable cauchemar, eux qui se sont butés à un gardien intraitable. Dans leur longue histoire, les Bruins ont souvent été éliminés par des gardiens qui maîtrisaient leur art à la perfection. Quelques’uns d’entre eux portaient les couleurs du Canadien de Montréal.

Les Blues seront dans la course pour les deux ou trois prochaines années. Quant aux Bruins, avec les Bergeron, Chara, Krejci qui sont vieillissants. Leurs bonnes années sont peut-être derrière eux.

La question qui brûle les lèvres maintenant : David Perron pourra-t-il se présenter à son tournoi à Bromptonville avec la Coupe Stanley cet été?