Assureur de profession, André Gagnon, président de la Fondation Donald Marcotte, pose en compagnie de Gaétan Sévigny, le grand argentier de la Fondation, lors de mon passage au club Royal Estrie. André, le plus ancien membre à Asbestos avec une présence depuis 61 ans, et Gaétan, membre depuis 1968, étaient tous deux du comité organisateur du Tournoi de golf Donald Marcotte de 1970 à 1989, en compagnie de Jean-Guy Sévigny et Raynald Dodier, un quatuor qui s’est dévoué à la cause du golf, tout en permettant au club d’être l’hôte de l’élite du golf amateur au Québec.
Assureur de profession, André Gagnon, président de la Fondation Donald Marcotte, pose en compagnie de Gaétan Sévigny, le grand argentier de la Fondation, lors de mon passage au club Royal Estrie. André, le plus ancien membre à Asbestos avec une présence depuis 61 ans, et Gaétan, membre depuis 1968, étaient tous deux du comité organisateur du Tournoi de golf Donald Marcotte de 1970 à 1989, en compagnie de Jean-Guy Sévigny et Raynald Dodier, un quatuor qui s’est dévoué à la cause du golf, tout en permettant au club d’être l’hôte de l’élite du golf amateur au Québec.

Un retour dans le temps !

La conquête de la coupe Stanley par les Bruins de Boston en 1970, vous ne le saviez peut-être pas, a eu pour effet de réjouir la population d’Asbestos. Un jeune homme originaire de la ville, Donald Marcotte, trempait ses lèvres dans la coupe Stanley.

Un honneur, l’événement débouchant sur la tenue d’un tournoi de golf, en juin 1970, la mode du temps, puis une Fondation Donald Marcotte en 1979. Les deux activités ayant le même objectif en tête, soit de venir en aide à la Fraternité des personnes handicapées de la MRC et Transbestos inc. 

Quand le tournoi a tiré sa révérence après 20 ans, à la conclusion de l’édition 1989 — le changement de garde à la Johns Manville y jouant un certain rôle, sans être le seul responsable —, le quatuor à la tête du Comité tournoi est passé au plan B avec une idée fabuleuse qui allait permettre, sans tenir de tournoi, de verser entre 1990 et le 11 septembre 2013, des sous aux deux causes ciblées en 1970.

Directeur financier au Centre de santé d’Asbestos, Gaétan Sévigny agissait à titre de secrétaire-trésorier de la Fondation que présidait André Gagnon, assureur de profession et hockeyeur. Un duo plein d’idées, secondé d’une équipe elle aussi déterminée, n’allait pas se mettre en pause, connaissant les besoins des organismes.

« Sans la forte réponse des golfeurs entre 1970 et 1989 — on parle d’une moyenne de 230 inscrits — , notre plan B, qui fut un succès, n’aurait pas été possible. Donald a été généreux en nous prêtant son nom, le club a supporté le Comité tournoi et les bénévoles année après année. Ce fut pour le Comité tournoi — lui qui a bûché plus longtemps — un grand plaisir de servir durant 45 ans notre communauté », m’affirmait Gaétan Sévigny, insistant sur le travail d’équipe.

Comment faire?

Entre 1970 et 1978, les surplus étaient remis à des organismes chaque année, le Comité retenant lui aussi des sous pour l’avenir. 

Création en 1979 de la Fondation Donald Marcotte avec en caisse un montant de 579 $ à la Caisse Desjardins des Méteaux blanc. L’objectif est le même, venir en aide à la Fraternité et Transbestos. Encore là, un montant est remis à la conclusion chaque année, et un autre au compte de la Fondation. À la conclusion de 1979-1989, le Comité montre un surplus de 40 395 $. 

Le grand argentier Gaétan Sévigny porte à mon attention qu’à partir d’un fonds de 41 000 $, la Fondation avec la complicité de la Caisse sur les taux d’intérêt a généré 127 045 $ sur une période de 35 ans. 

Cette merveilleuse histoire entre la Fondation Donald Marcotte et la Fraternité des malades et Transbestos se bouclait le 31 août 2013 par la remise de plusieurs chèques : un de 24 261,78 $ à la Fraternité et 14 870,12 $ à Transbestos et un 7475 $ à Défi Famille et Amose pour un montant global de 166 406,90 $.

Avec raison, le Comité est fier, mais il est important de noter que le Comité tournoi du Marcotte, était aussi présent, avec d’autres bénévoles, pour épauler Paulo Roberge dans la mise en place du tournoi Connie Dion, un événement qui permettait d’amasser des sous pour le développement des jeunes golfeurs, dont Maude-Aimée Leblanc en route vers le circuit de la LPGA, et aussi par une présence du club Asbestos sur le Circuit régional junior. 

Au tournoi Marcotte, Donald y accueillait des coéquipiers, dont les Ted Green, Carol Vadnais, Raymond Bourque, Gilles Marotte et des rivaux de la trempe des Gilbert Perreault, Marcel Dionne, Rogatien Vachon et autres. 

Un plus pour le golf à Asbestos, le tournoi Don Marcotte attirait l’élite du golf québécois. Un rapide coup d’œil sur la liste des Champions le démontre fort bien. Le succès du Tournoi Don Marcotte a aussi attiré l’attention de Golf Québec qui a présenté le Championnat amateur du Québec à Asbestos. La PGA du Québec y a tenu elle aussi des épreuves, allant jusqu’au programme de développement junior avec le Premier Élan. « Un terrain qui t’oblige à faire l’utilisation de tes 14 bâtons, ça ne trompe pas », m’a répété plus d’une fois l’architecte de golf Graham Cooke. 

ANDRÉ GAGNON a été l’instigateur du Tournoi Don Marcotte, deux ans après un accueil exceptionnel de la Ville d’Asbestos à l’endroit de JEAN-CLAUDE MARCOTTE et CLÉMENT BOUDREAU, membres des Tigres de Victoriaville et champions de la Coupe Allan en 1968..

ANDRÉ GAGNON, un membre de 1961, me raconte son premier contact avec CONNIE DION. « Le jeune, je veux te voir au champ de pratique demain, on va dompter ton caractère », lui a dit la légende CONNIE, un gardien de but comme lui. Ça aurait été un peu long pour y parvenir. Plus qu’une journée, de dire ANDRÉ en riant!

GAÉTAN SÉVIGNY est une icône au club d’Asbestos, y mettant les pieds en 1968. GAÉTAN a occupé toutes les fonctions au club, sauf pour trois ans, lui qui fut mis à la porte joignant le club Victoriaville. Président de Golf Québec en 1994, il avait été un leader au sein de l’ARGCE pendant des années. Asbestos étant un OSBL à une certaine époque, GAÉTAN avait été l’homme clé d’une transaction au niveau de l’équipement, propriété de l’OSBL, avec un club de Québec, permettant au club de régler ses comptes à la Caisse…