Les 32 anciens élèves d’Éric Robichaud ont couru à relais les 270 kilomètres qui séparent Québec de Montréal en 30 heures, sans même s’arrêter la nuit.

Un professeur de Baldwin amène 32 anciens élèves à se dépasser

Convaincu que relever des défis sportifs de taille aide à forger le caractère, Éric Robichaud a formé une équipe de 32 coureurs composée de ses anciens élèves pour participer à La Course de Pierre Lavoie, une course à relais de 270 kilomètres.

Professeur à l’école primaire Saint-Luc de Baldwin, Éric Robichaud a une affection particulière pour les défis sportifs. Lorsqu’il a été sélectionné pour former une équipe de 32 coureurs pour participer à l’évènement qui s’est tenu le 11 et le 12 mai dernier, il s’est tourné vers les élèves a qui il a enseigné par le passé pour relever le défi. 

« Contrairement à ce qui se fait dans les écoles primaires dans le cadre du Grand Défi Pierre Lavoie avec l’accumulation de cubes d’énergies, les élèves du secondaire sont invités à prendre part à La Course. C’est un parcours de 270 kilomètres sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent reliant Québec à Montréal qui doit être fait en 30 heures. Les élèves se relaient tour à tour aux deux kilomètres pour accomplir l’exploit, de nuit comme de jour », explique l’enseignant.

« Les 32 coureurs ont tous été à la même école, c’est beau de les voir réunis à nouveau. On est partis de Québec à 8 h accompagnés d’un autobus voyageur pour transporter tous les participants. Les coureurs se sont relayé chaque deux kilomètres jusqu’à ce que l’on arrive au stade Olympique le dimanche en après-midi. Ils ont été très persévérants, lors de la course comme à l’entrainement », souligne-t-il. 

Comme ses élèves actuels sont trop jeunes pour prendre part à ce défi de taille, M. Robichaud s’est tourné vers ses anciens élèves, qui sont dispersés dans des écoles secondaires partout en Estrie. Au total, 5500 jeunes de 142 écoles différentes ont pris part à la course.

Développer la confiance

La Course de Pierre Lavoie sert à faire la promotion des saines habitudes de vie et de faire grandir intérieurement les participants, soutient l’enseignant. 

« C’est une question de convictions et de valeurs. Les jeunes ont besoin de vivre des défis et de sortir de l’école pour réaliser des choses. Quand on vit des défis, ça nous amène à grandir, à avoir confiance en soi, à avoir des ambitions et à nous sentir forts. Ça va laisser des traces et ils vont s’en rappeler longtemps. »

« Les liens qui sont créés au cours de tout le processus sont aussi très bénéfiques. Par exemple, un de mes anciens élèves en cheminement particulier a adoré pouvoir côtoyer les élèves qui sont au régulier et réaliser que malgré ses difficultés académiques, il est comme eux. C’est ce qu’on gagne lorsqu’on organise des grandes activités de plein air de ce genre », conclut-il, soucieux d’assister ses élèves du présent et du passé dans leur croissance intérieure.