Alex-Olivier Voyer a connu sa meilleure campagne en carrière dans la LHJMQ la saison dernière avec le Phœnix, récoltant 44 buts et 44 passes en 63 matchs.
Alex-Olivier Voyer a connu sa meilleure campagne en carrière dans la LHJMQ la saison dernière avec le Phœnix, récoltant 44 buts et 44 passes en 63 matchs.

Un premier contrat pro pour Alex-Olivier Voyer

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
SHERBROOKE — « J’ai maintenant un pied dans la porte. Je sais que le plus dur est à venir, mais rendu là, on ne sait jamais. »

Alex-Olivier a franchi une autre étape vers son rêve ultime, qui est d’évoluer dans la LNH un jour, mercredi, lorsqu’il a paraphé une entente avec le club-école des Bruins de Boston dans la Ligue américaine de hockey (LAH).

Ce contrat de deux avec le Bruins de Providence survient à l’issue de sa meilleure saison en carrière dans la LHJMQ, lui qui a battu plusieurs records d’équipe avec le Phœnix de Sherbrooke.

« J’ai signé mercredi officiellement. Je me sens super bien, je suis vraiment content! Surtout, je suis content de m’aligner avec l’organisation des Bruins. C’est une organisation qui valorise des valeurs que j’ai comme joueur de hockey », a dit l’ancien numéro 19 du Phœnix.

« Je connais un peu l’organisation, puisque l’an passé, j’ai participé à leur camp des recrues et ça avait super bien été. Je crois que c’est un peu pour ça qu’ils ont continué à me regarder pendant toute la dernière saison », a-t-il précisé.

Et ce dernier, justement, n’a pas raté son coup, en 2019-20.

Le joueur de 21 ans fut un des principaux rouages du succès du Phœnix, lui qui a formé probablement l’un des meilleurs trios de la LHJMQ, avec ses potes Félix Robert et Samuel Poulin.

Voyer a récolté 44 buts et 44 passes pour 88 points en 63 matchs, dont 20 points en avantage numérique, quatre buts en désavantage numérique et huit buts gagnants.

« Je n’ai pas eu de contacts directement avec les Bruins pendant la saison. Je sais que mon agent (André Ruel, CAA) leur a parlé à quelques reprises. J’ai joué ma saison et les bonnes choses que j’ai faites pendant la saison ont juste porté fruit. D’autres équipes m’ont approché et j’ai eu deux offres de contrat. Mais je suis vraiment très content que ce soit avec les Bruins. C’est la première organisation qui m’a fait confiance, qui m’a donné mon premier camp pro », a dit le Sherbrookois.

Des Aigles aux Bruins

« J’avais signé avec les Aigles bleus de Moncton (hockey universitaire canadien), où j’aurais pu continuer à jouer un bon calibre tout en continuant d’aller à l’école. Un contrat de deux ans, dans la LAH ça me donne du temps. Je voulais au moins deux ans, pour avoir une stabilité. Ça me donne une première année pour m’adapter, au début, et une deuxième année pour y aller plus fort », a dit l’attaquant droitier.

« Les Bruins ont aimé ma progression, mon développement. Je me suis amélioré chaque année, tant du point de vue personnel que du point de vue statistique. Alors ils doivent se dire, en regardant ça, que si je l’ai fait dans le passé, je serais sûrement capable de le faire dans le futur. Ce sont les mêmes marches, il faut continuer à monter. »

« J’ai toujours cru en mes capacités, je n’ai jamais abandonné. J’ai toujours cru au processus de devenir un bon joueur de hockey en faisant les bonnes choses, sur la glace et en dehors, je n’ai jamais dérogé de ça. J’ai toujours cru en moi, et mon entourage aussi. C’est un bon timing (après avoir connu sa meilleure saison en carrière LHJMQ), mais j’ai dû travailler fort pour ça. Ce n’est pas du hasard, sinon tout le monde se ferait offrir des contrats.

Je sais la somme de travail que ça prend pour se rendre là. »

Un rêve

En attendant la reprise des activités dans le monde du hockey, Alex-Olivier Voyer a amorcé son entraînement, à la maison, depuis deux semaines, sous la supervision, à distance, de Michaël Fullum, de Fonction Optimum.

« Je me rapproche de mon rêve de jouer dans la LNH. Je vais évoluer dans la ligue en dessous, donc, je suis vraiment fier de ça. Encore plus avec les Bruins. Je sais qu’ils traitent bien leurs prospects. J’ai un programme d’entraînement personnalisé, je me suis fait un petit gym à la maison. Je suis revenu à la case départ, comme chaque été, jusqu’au retour au jeu. Mes parents m’ont toujours supporté, dans les mauvais comme dans les bons moments, je les remercie énormément. »