Les membres de Soccer Estrie devront s’adapter à une nouvelle réalité sur le terrain.
Les membres de Soccer Estrie devront s’adapter à une nouvelle réalité sur le terrain.

Un plan en attente d’approbation pour le soccer

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Un plan en cinq phase est sur la table pour une reprise graduelle du soccer au Québec. Il ne reste qu’à obtenir l’approbation de la ministre déléguée aux sports et aux loisirs, Isabelle Charest.

La fédération québécoise de soccer (Soccer Québec) en collaboration avec les 18 associations régionales de soccer (ARS), dont Soccer Estrie, ont plutôt été proactifs depuis l’annonce du confinement dû à la COVID-19.

La situation actuelle évolue rapidement, surtout de manière imprévisible. Il est difficile de prévoir une éventuelle date d’un retour sur le terrain.

« On s’attendait un peu à ce que l’annonce de la ministre Charest concerne plus le sport et les activités de loisirs individuels », précise le directeur général de Soccer Estrie André Cabana concernant la reprise de certaines activités sportives.

Cependant, un plan a déjà été élaboré, et à l’heure actuelle le travail est finalisé. Il ne reste qu’à le présenter au ministère pour approbation.

« On ne sait pas à quel moment il va être mise en place, mais le plan comporte plusieurs phases », souligne le directeur général de Soccer Estrie.

En réalité, le plan pour une reprise éventuelle des activités de soccer comporte cinq phases distinctes.

« La première consiste, entre autres, à la reprise des activités, mais en tenant compte évidemment de la distanciation sociale. Ce n’est pas un problème, mais ça amène une nouvelle façon de voir les choses. Les jeunes auront des activités de soccer, mais à distance l’un de l’autre », ajoute M. André Cabana.

Dans ce plan on ne parle surtout pas de compétitions ou de tournois. À vrai dire, les activités ressemblent plutôt à un retour aux bases : développement technique, activités cognitives et analyse de matchs.

Le directeur général de Soccer Estrie souligne que le plan est modulable. Les phases peuvent s’étirer sur une semaine, mais peut-être un mois aussi. De plus, si les directives de santé publique le permettent, il serait possible de sauter une phase, par exemple.

« La phase cinq est vraiment une reprise normale des activités. On ne s’entend pas à l’appliquer avant un bout de temps », dit M. André Cabana.

Difficile de répondre aux attentes de toute sa clientèle

André Cabana est conscient que certaines activités ne conviendront pas à l’ensemble des membres de Soccer Estrie.

« Si je prends en exemple nos U16, U18 ou les seniors, eux, ils veulent de la compétition. Plus des matchs. Bref, jouer contre une autre équipe. C’est certain que le plan ne répondra pas vraiment aux attentes de cette clientèle », précise M. Cabana.

En d’autres-mots, ils devront probablement attendre à une phase subséquente du plan.

Dans la première phase, on ne parle pas nécessairement d’un rassemblement des équipes. Les joueurs devront s’inscrire s’ils souhaitent participer aux activités proposées.

Donc les compétitions et les tournois de soccer au Québec sont définitivement annulés. Même si la plupart des joueurs s’y attendaient, certains ne le réalisaient pas encore. Pour eux, c’est une situation décevante puisqu’ils devront attendre la phase quatre et cinq.

« D’autres sont heureux parce qu’ils pourront rester actif avec un ballon. Bref, c’est cinquante-cinquante. Il y a des déceptions, mais aussi une joie quant à une éventuelle reprise graduelle des activités », mentionne encore une fois le directeur.

Dans quelques jours, le ministère donnera son avis sur le plan élaboré par Soccer Québec et l’ensemble des associations régionales de soccer.  Andréanne Beaudry