Lors d’une photo prise récemment, le fondeur paralympique Brian McKeever (l’arrière, avec la barbe) suit son guide Graham Nishikawa. McKeever a déjà coursé en région, plus précisément en 2004 au mont Orford, dans le cadre de la Coupe du monde de ski nordique Handisport

Un partenariat qui attire l’élite

Le mariage entre le Club de ski de fond Orford et l’Université Bishop’s fait déjà des heureux. Les premiers à profiter de cette union sont les fondeurs eux-mêmes qui seront quelque 400 à compter de vendredi à s’élancer sur un parcours sanctionné par la Fédération internationale de ski (FIS).

Avec des épreuves de la série Haywood NorAm, la série nationale de sprint Altagas, la Coupe Québec Subaru, une sélection pour les Championnats mondiaux séniors et une sélection de la délégation québécoise pour les Jeux du Canada, on comprendra que ce sont les fondeurs parmi les meilleurs du Québec, de l’Ontario et des États-Unis qui se pointeront sur le campus de l’Université Bishop’s pour la compétition annuelle du club.

Ce partenariat date d’un an et en février 2018 le club d’Orford y présentait sa compétition annuelle pour la première fois après 25 ans au parc Orford. Sauf qu’à ce dernier endroit il était impossible de sanctionner le parcours FIS. Sur le terrain du Vieux club de golf Lennoxville qui appartient à Bishop’s, il était possible de rencontrer les exigences de la FIS.

« Ski Canada est venu sur place en février dernier et en toute honnêteté, ils sont repartis impressionnés par les ressources, les installations de l’université mises à notre disposition et le sérieux de notre partenariat. Attendez qu’ils reviennent cette semaine. Les parcours a été allongé, on a enneigé avec de la neige artificielle depuis le 23 décembre. On répond à toutes les normes de Ski Canada et de la FIS », a souligné Jean Pinard, vice-président aux communications du Club Orford.

Ce n’est donc pas par hasard si autant de courses de haut calibre seront présentées à compter de vendredi. Et déjà Jean Pinard pouvait confirmer une bonne nouvelle pour 2020. « Le Championnat de l’Est du Canada se déroulera à Lennoxville l’an prochain. On doublera le nombre d’athlètes. Cette année, ce sera ni plus ni moins qu’une répétition générale pour 2020. Et on se met en position pour éventuellement recevoir le Championnat canadien. »

Le Club de ski de fond Orford a utilisé un canon à neige pour assurer des conditions maximales pour la présentation de la Coupe du Québec.

Place à l’élite
Plusieurs fondeurs, notamment de l’ouest canadien, sont déjà arrivés à Sherbrooke et s’entraînent sur le parcours de l’Université Bishop’s. « Comme il s’agira de courses sanctionnées par la FIS, il y a des points à venir cueillir et c’est sans compter les différentes sélections au menu. La sélection pour les Championnats mondiaux séniors, ce n’est pas de la petite bière, fait valoir Jean Pinard. Ce sont des fondeurs élites de 23 ans qui seront à la ligne de départ dans cette catégorie. »

Parmi les fondeurs les plus réputés, mentionnons Cendrine Browne qui a participé aux derniers Jeux olympiques de PyeongChang et Brian McKeever, biathlète et fondeur handisport canadien. Souffrant de la maladie de Stargardt, McKeever est un athlète non voyant. Il est l’athlète paralympien d’hiver le plus décoré du Canada avec 17 médailles, dont 13 d’or.

Malgré son handicap visuel, celui-ci ne se contente pas uniquement d’épreuves pour non handicapés. En 2010 aux Jeux de Vancouver, sa sélection au sein des équipes olympique et paralympique du Canada a marqué l’histoire des Jeux olympiques d’hiver. McKeever sera la tête d’affiche en fin de semaine à Lennoxville. Il n’en sera pas à son premier passage dans la région. En 2004 à Orford, McKeever avait participé à la Coupe du monde Handisport présentée à cet endroit

D’autres fondeurs de haut niveau seront de la partie. Pensons à Julien Locke, Maya MacIsaac-Jones et Katherine Stewart Jones de l’équipe nationale, sans oublier Graham Nishikawa, un autre para athlète.

Le talent local ne fera pas défaut avec Alexandra Racine et Nicolas Beaulieu de l’équipe junior du Canada et Olivier Léveillé de l’équipe du Québec. Racine est d’Orford et les deux autres de Sherbrooke.