Jérémy Grégoire (au centre) a connu sa meilleure saison pour l’organisation du Canadien en inscrivant 12 buts et 13 passes avec le Rocket de Laval.

Un nouveau départ pour Jérémy Grégoire

Jérémy Grégoire en a vu d’autres.

S’il a vécu une certaine déception en apprenant que le Canadien de Montréal ne lui ferait pas d’offre qualificative, lui qui était joueur autonome avec restriction, le Sherbrookois d’origine a rapidement tourné son regard vers le futur.

« Le hockey, c’est un business. C’est leur décision, et je la respecte. Mais je sais aussi qu’il y a 31 autres équipes dans la LNH et que je vais me trouver autre chose, je ne suis pas inquiet », a indiqué le jeune homme de 22 ans.

Le Canadien a annoncé lundi avoir soumis des offres qualificatives à quatre joueurs autonomes avec restriction, soit les attaquants Phillip Danault, Jacob de la Rose, Michael McCarron et Kerby Rychel.

En contrepartie, les attaquants Logan Shaw, Daniel Carr et Jérémy Grégoire, ainsi que le défenseur Tom Parisi et le gardien Zach Fucale n’ont pas reçu d’offre.

Grégoire et son agent Philippe Bureau sont à la recherche d’un contrat à deux volets pour l’attaquant, qui vise toujours à graduer dans la LNH.

Repêché en sixième ronde (176e au total) en 2013 par le Canadien, Grégoire venait pourtant de connaître sa meilleure saison offensive depuis son passage chez les pros, avec le Rocket de Laval.

En 63 rencontres, il a inscrit 12 buts et 13 passes pour 25 points, tout en passant 115 minutes au cachot.

Grégoire, c’est bien connu, n’a jamais reculé devant le jeu robuste.

« Et j’ai accumulé ces statistiques en jouant sur la troisième ou sur la quatrième ligne, en faisant bien souvent la job ingrate. J’ai rarement eu des minutes de jeu en avantage numérique. On m’a donné un rôle défensif avec l’équipe et je pense avoir excellé dans cette partie de mon jeu. C’est un rôle que j’ai accepté, lorsqu’il m’a été présenté, et j’ai fait de mon mieux », a-t-il rappelé.

Jérémy Grégoire a montré, dans les rangs juniors, qu’il pouvait contribuer à l’attaque lorsqu’on lui en donnait l’occasion, en connaissant des saisons de 69 points en 65 rencontres et de 41 points en 32 matchs, à ses deux dernières saisons avec le Drakkar de Baie-Comeau.

« J’ai adoré mes saisons dans l’organisation du Canadien. C’est toujours spécial pour un francophone de vivre un sentiment comme ça. Mais je vois toute ma situation actuelle d’un bon œil. Je n’ai aucun regret. Je suis aussi satisfait de ma dernière saison que je ne l’étais la semaine dernière. Ça a super bien été. Le Canadien fait peau neuve (l’entraîneur-chef Sylvain Lefebvre a été remplacé par Joël Bouchard, NDLR) et il veut changer les choses. C’est correct. »

Le Rocket de Laval ne l’a pas eu facile, à sa saison inaugurale au Québec, après deux saisons passées à Terre-Neuve.

La troupe de Sylvain Lefebvre a terminé au dernier rang de la Ligue américaine de hockey avec une difficile fiche de seulement 24 victoires en 76 matchs, ratant ainsi les séries éliminatoires.

« Avec ma dernière saison, je crois avoir des atouts intéressants à offrir à plusieurs équipes, je suis encore jeune, je vais avoir 23 ans en septembre prochain. »

À savoir s’il était intéressé à poursuivre sa carrière dans l’Ouest américain, où son frère cadet Thomas a signé un contrat de la Ligue américaine de hockey, avec le Barracuda de San Jose, Jérémy se dit prêt à toutes les options.

« C’est sûr que ce serait l’fun de pouvoir jouer avec lui! Mais avec ma situation actuelle, je vais prendre ce qu’on va m’offrir pour la prochaine saison! »

Jérémy Roy, l’ancien défenseur étoile du Phœnix de Sherbrooke, est aussi de la formation.

Philippe Bureau se dit très confiant de trouver du boulot pour son client à compter du 1er juillet prochain.

« Jérémy a une bonne réputation et il va y avoir de l’intérêt. Tout va dépendre des ouvertures disponibles chez les équipes intéressées », a-t-il dit.