Les Cantonniers ont perdu leur premier match cette saison en fusillade contre les Chevaliers de Lévis.

Un mois révélateur pour les Magogois

Les Cantonniers de Magog qui sont humains et les Chevaliers de Lévis qui vivent sur une autre planète. Le mois d’octobre a été révélateur pour ces deux équipes de la Ligue midget AAA du Québec. Je suis sans voix devant la domination de Lévis et les Cantonniers ont perdu un peu de leur lustre en octobre. Mais pas si vite avant de tirer des conclusions.

Les Magogois, en perdant leurs trois parties contre des équipes jouant pour une moyenne supérieure à ,500, envoient un drôle de message. Ont-ils l’étoffe pour rivaliser contre Lévis? L’avenir le dira. Quant aux Chevaliers de Lévis, même avec le calendrier le plus difficile parmi toutes les équipes de la ligue en septembre et en octobre, ils sont tout simplement increvables. 

Les Lévisiens refusent de ralentir. C’est à se demander s’ils encaisseront cinq défaites cette saison. Si les Chevaliers gagnent leurs trois prochaines rencontres, ils franchiront la première moitié de saison sans connaître les affres de la défaite. 

Une statistique me jette sur le cul quand il est question des Chevaliers : plus ou moins cinq minutes, c’est le temps qu’ils ont joué du hockey de rattrapage en 18 parties depuis le début de la saison. C’est tout simplement phénoménal.   

On dit que Lévis a gagné deux fois en tirs de barrage et que ces deux victoires en fusillade auraient pu très bien aller dans l’autre camp. Vrai. Une de ces deux victoires, on s’en souvient, l’avait été contre les Cantonniers. La saison dernière, les troupiers de Félix Potvin n’avaient rien fait qui vaille en tirs de barrage. Les Cantonniers sont horribles depuis 10 ans en fusillade et j’exagère à peine. Ce qui ne les a pas empêchés de coiffer toutes les équipes en saison et dans les séries.

Il reste qu’il ne faut rien enlever aux Chevaliers. Ils possèdent un instinct du tueur incomparable. Les Chevaliers frappent tôt et leur réplique après avoir accordé un but est instantanée et cinglante. Ce n’est même pas drôle pour leurs rivaux. Je soupçonne certaines équipes de lancer la serviette dès la mise au jeu initiale contre Lévis.

Trop sévère

Pendant ce temps-là à Magog, la barque a navigué en eaux agitées en octobre. Suis-je trop sévère envers les Cantonniers qui ont tout de même la deuxième meilleure fiche de la ligue? En plus, l’équipe possède un meilleur dossier que l’an dernier à pareille date. Où est le problème me direz-vous?

Dans l’incapacité de gagner les gros duels contre Lévis, Trois-Rivières et le Séminaire St-François. Cela agace aussi Félix Potvin. 11 des 14 victoires des Magogois l’ont été contre les équipes occupant les rangs 10 à 15. Bien sûr, une équipe qui aspire aux grands honneurs ne doit pas échapper ces parties contre les formations du dernier tiers au classement.

 Mais à un moment donné, les Cantonniers devront se mettre à gagner contre les équipes de tête. Ça tombe bien, car Magog fera une halte à Gatineau pour un programme double en fin de semaine prochaine. L’Intrépide domine le classement de sa division et a encaissé une seule défaite à domicile depuis le début des hostilités. 

On verra bien de quel bois se chauffent les Cantos en Outaouais contre l’Intrépide qui préconise en plus un style de jeu très physique. Au-delà du résultat, Félix Potvin a certainement hâte de voir si ses troupiers pourront hausser leur niveau de jeu et d’intensité contre une équipe de premier plan.

Les Cantonniers ont aussi pris la mauvaise habitude de s’écraser en troisième période depuis quelque temps. Les Cantos n’ont pas été aussi convaincants en octobre qu’ils l’avaient été en septembre. Une réalité qui frappe toutes les équipes, mais il y a Lévis qui échappe à la règle actuellement.

Pas trop vite

 Cependant, attendez un peu avant de couronner les Chevaliers. Va pour la saison régulière, mais les séries, on le sait, c’est une autre saison. Les vétérans des Cantonniers ont appris à gagner lorsque ça comptait. 

Rappelez-vous l’an dernier lorsque la finale a débuté entre Magog et Trois-Rivières. On en avait que pour les Estacades qui avaient battu un record de la ligue avec 10 victoires consécutives dans les séries avant de se frotter aux Cantonniers en finale. On connaît la suite : quatre petits matchs et les Estacades se voyaient expédier dans les boules à mites. 

En d’autres mots, les records des Chevaliers en saison n’auront plus aucune valeur une fois dans les séries. Il y a une équipe l’an dernier qui avait connu une séquence victorieuse de 14 parties en saison avant de s’écraser dans les séries. Leur nom : les Chevaliers de Lévis

 Gagner sous pression est un art. Les Cantonniers sont passés par là. Mais d’ici là, il serait souhaitable que les adolescents de Félix Potvin nous montrent ce qu’ils ont dans les tripes face aux autres bonnes formations de la ligue. Chaud ou froid les Cantonniers? La réponse appartient aux joueurs.