Félix Robert a obtenu quatre passes dans la victoire.

Un message à passer malgré la victoire

Le Phœnix a peut-être quitté le Centre Marcel-Dionne avec une victoire de 7 à 3 vendredi soir, mais la sortie des Sherbrookois face aux Voltigeurs de Drummondville n’a pas du tout impressionné leur entraîneur Stéphane Julien, qui tenait à passer un message clair à ses joueurs indisciplinés.

« C’est une vraie farce. On est trop souvent punis. Les joueurs ont été victimes de plusieurs revirements en troisième période. On n’a pas rivalisé. Notre club peut se compter chanceux. J’espère que les joueurs comprendront le message bientôt, parce que je suis écœuré. » 

« Sérieusement, ça me tombe sur les nerfs, poursuit-il. Les mêmes choses se répètent. Xavier Parent a été chassé trois fois ce soir. C’est rendu une joke. »

Le Phœnix a effectivement offert huit avantages numériques à l’adversaire. Avec 286 minutes de punitions obtenues depuis le début de la saison, le Phœnix constitue l’équipe la plus punie de la LHJMQ. Heureusement, elle affiche aussi l’un des meilleurs rendements en infériorité numérique : 85,3 %, ce qui lui confère le 5e rang.

« C’est rendu ridicule. On parle d’un manque de discipline de nos meilleurs joueurs. Samuel Poulin est allé ramasser le gardien en arrière de son filet ce soir. C’est quoi ça ? » se demande l’entraîneur. 

Non, Stéphane Julien n’entendait pas à rire malgré la victoire. 

« Je considère ça comme un manque de respect envers les autres joueurs. À cause de certains qui se montrent indisciplinés, je dois laisser de côté d’autres joueurs et ça brise le momentum. Ça ne me dérange pas de voir mon équipe perdre seulement une partie en temps réglementaire depuis le début de la saison. Un jour, ça va nous rattraper. Je ne suis plus capable de voir ça. On a joué une bonne première période et par la suite, on a passé notre temps au banc de punitions. »

Xavier Parent a d’ailleurs été le premier à prendre le blâme.

« On a connu un mauvais départ contre les Huskies et on voulait aller chercher du momentum avec un gros début de match, soutient l’attaquant du Phœnix. Mais j’ai cassé le rythme de la partie avec mes punitions. C’est inacceptable. Je devrai corriger ça. Ça nous fera mal un jour. On l’a vu ce soir contre les Voltigeurs, qui en ont profité deux fois en avantage numérique. Heureusement, Thomas Sigouin a réalisé les gros arrêts. On ne joue plus comme notre club en est capable. Il ne faut pas simplement se fier à notre talent et il faut corriger nos défauts immédiatement. »

« Je le répète depuis longtemps et encore au premier entracte, j’ai répété mon message, explique Stéphane Julien. Je peux comprendre que durant quelques parties, notre club soit indiscipliné. Mais là, c’est le cas depuis le début de la saison. Le problème est facile à corriger. Sinon, il y aura des conséquences. Si certains joueurs n’étaient pas blessés, j’en enverrais quelques-uns dans les gradins. »

Tous les joueurs semblaient en mode recherche de solutions une fois la partie terminée. 

« On en est tous conscients, admet Patrick Guay. Il y a plusieurs punitions d’intensité, mais il faudra doser notre énergie et jouer du hockey aussi intense sans obtenir de punitions. »

Seul au premier rang

Grâce à ce gain à Drummondville, le Phœnix s’est offert une avance de dix points sur son plus proche adversaire au classement de sa conférence, les Voltigeurs. 

Sherbrooke se trouve toujours au premier rang du classement général avec six points d’avance sur Moncton et une fiche de 15-1-2-0.

Alex-Olivier Voyer a une fois de plus été excellent en marquant les deux premiers buts de son équipe pour ainsi permettre au Phœnix de prendre les devants par un but dès le départ à la suite du filet de Xavier Simoneau. 

Patrick Guay s’est également démarqué avec de savantes passes : « J’ai pu profiter de quelques belles lignes de passes qui s’offraient à moi et en complétant les relais, cela a permis entre autres à Alex-Olivier Voyer de marquer un but important pour notre équipe. On possède une excellente offensive, mais il faut savoir que tout part de nos défenseurs, qui effectuent de belles relances. »

Nathael Roy et Xavier Parent en ont rajouté avant le premier entracte : 4-1 Phœnix après 20 minutes de jeu. 

Les punitions ont ensuite nui aux visiteurs. Dawson Mercer a déjoué Thomas Sigouin en avantage numérique, mais le Phœnix a répliqué avec les buts de Benjamin Tardif et Samuel Poulin. 

Au dernier vingt, Mercer a marqué son deuxième du match avec un homme en plus et Tardif a conclu la rencontre avec un but dans un filet désert. 

Notons que le Phœnix a perdu les services de Bailey Peach en première période, blessé au haut du corps.

Les Sherbrookois profiteront d’une semaine de congé pour corriger leurs lacunes avant d’accueillir les Foreurs de Val-d’Or le 9 novembre à 18 h.