Les Blancs l'ont finalement emporté par la marque de 15-13.

Un match nostalgique entre Castors, Faucons et Phoenix [PHOTOS]

Les anciens joueurs des Castors, des Faucons et du Phoenix se sont réunis le temps d'une partie, samedi, au grand plaisir de quelques centaines de partisans.

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Ils étaient partisans des deux générations de Castors et de Faucons, mais n’ont pas accroché au Phœnix de Sherbrooke. D’anciens partisans de la LHJMQ ont renoué avec leurs vieux souvenirs, samedi, lorsqu’ils sont venus se réinstaller dans leurs anciens sièges de la section 4 au Palais des sports. 

Andrée Grenier s’est rappelé de beaux moments en allant voir ses anciennes idoles. « On a eu nos billets jusqu’à ce que les derniers Castors partent. Depuis mon enfance, quand j’avais quatre ans, j’avais mon billet de saison dans la rangée D de la section 4. On s’est réinstallés ici aujourd’hui. C’est spécial de revoir la face des joueurs. Quand j’ai vu l’alignement, je me suis dit que je ne pouvais pas manquer ça », assure la dame.

Gisèle Leblanc (au centre en haut) et Andrée Grenier (quatrième de la rangée du bas) sont retournées s’asseoir dans les bancs qu’elles ont occupés durant de nombreuses années à l’époque des Castors et des Faucons. Elles sont accompagnées de Manon Leblanc, Antoine Leblanc, Josée Leblanc, Karine Viens et Léa Dumoulin.

« Lorsqu’on revient pour voir le Phœnix une fois de temps en temps, on essaie de s’asseoir un peu plus haut. Aujourd’hui, on ne pouvait pas s’asseoir ailleurs », poursuit-elle. 

Cependant, les temps ont changé. Mme Grenier n’a plus le sentiment d’appartenance pour le club junior qui est revenu à Sherbrooke en 2012. « Les gars ont vieilli comme nous! On s’est fait une vie avec d’autres activités. Quand le Phœnix est revenu, des gens étaient partis à l’extérieur. La vie change, mais quand on revoit ça, ça nous rappelle de beaux souvenirs. Si les Castors n’étaient pas partis, je suis sûre que je serais encore ici », mentionne l’ancienne partisane.

Quels sont ses plus beaux souvenirs? « On allait à l’extérieur, dit Mme Grenier. On est allé à Rouyn-Noranda, Val-d’Or, Chicoutimi, entre autres. Une fois, nous sommes restés pris à Baie-Comeau, car l’une d’entre nous a fait une crise d’appendicite. Il y a aussi lorsque j’ai teint les cheveux des joueurs en orange lors des séries! »

Giselle Leblanc et Andrée Grenier voyageaient ensemble aux quatre coins du Québec pour voir évoluer leurs Castors. Mme Leblanc, elle, accueillait des joueurs chez elle. « Ce n’est pas juste de revenir ici, c’est de revoir les joueurs qui est intéressant. J’en ai gardé chez moi. On a eu beaucoup de plaisir. C’était le bon temps. Aujourd’hui, il fallait que je vienne », dit celle qui, aujourd’hui, va plutôt au Collège Champlain pour rassasier son besoin de hockey.

Ce qu'ils ont dit


Jimmy Mann

Jimmy Mann : « Si ce n’était pas de Georges Guilbault et des Castors de Sherbrooke, je n’aurais jamais joué dans la LNH. M. Guilbault s’était occupé de moi. Quand je viens ici, juste l’odeur de l’aréna me rappelle des souvenirs. Si j’étais capable de retourner dans le temps et ne faire qu’une seule chose, je reviendrais passer mes trois ans avec les Castors de Sherbrooke. Avant même mes matchs dans la ligue nationale. »

Charles Paquette

Charles Paquette : « Ça faisait quatre ans que je n’avais pas patiné. Je suis allé faire du patin libre et du hockey libre trois fois pour un semblant de reconditionnement. Ça faisait 10 ans que je n’avais pas touché à un bâton. Ça a valu la peine. Il n’y a rien de mieux. Je m’ennuie plus de la fraternité d’une chambre de hockey que du sport en tant que tel. De la façon dont Jocelyn m’a abordé pour participer, il ne m’a pas laissé le choix. Il m’a dit “ il te reste deux mois pour te mettre en forme ” et il a raccroché! Je n’ai pas eu le temps de dire oui ou non. Je n’ai pas eu le choix de dire oui! »

Daniel Gagnon

Daniel Gagnon : « Ça nous permet de rencontrer des gars que ça fait longtemps qu’on a vus. Le problème, c’est que quand ça fait 50 ans que tu ne les as pas vus, il faut se présenter. Eux, ils ne me reconnaissent pas, et moi non plus! Il y en a qui ont pris 50 et 75 livres! »

Jacques Grégoire

Jacques Grégoire : « J’ai remplacé comme entraîneur au mois de novembre. Ils m’ont demandé si je voulais prolonger mon contrat. Je leur ai dit que j’allais y penser et en parler avec mon épouse durant l’été. Cependant, je ne lui en ai jamais parlé, car je sais qu’elle n’aurait pas voulu. Quand je suis revenu, j’ai dit aux dirigeants qu’elle ne voulait pas! »

Sean McKenna

Sean McKenna : « Les plus beaux souvenirs que j’ai au hockey se passent ici, à Sherbrooke. Quand je reviens dans cet amphithéâtre, je constate que ce n’est peut-être pas le plus jeune, mais c’est l’un des plus beaux de la ligue. C’est juste très plaisant de venir voir ce que Jocelyn fait avec son équipe et de revivre un peu de notre passé. » — photo Spectre Média, Michelle Boulay

Claude Larose : « Dans le hockey, tout le monde se connaît un peu. Même si on n’a pas joué ensemble, c’est comme si on l’avait fait. On se parlait sur la glace et dans la chambre. C’est une ambiance amicale. Il y a aussi la nostalgie du Palais des sports, ça fait drôle de venir jouer ici. On a encore les mêmes repères sur la patinoire. Je me sentais confortable, même si je n’ai plus de jambes! »

Yannick Tremblay

Yannick Tremblay : « L’aréna est rendu superbe. J’ai joué quatre ans avec les Faucons et une dizaine d’années avec le Saint-François. J’ai passé beaucoup d’années ici, au Palais des sports. C’est toujours le fun d’y revenir. Je suis passé à autre chose. Je suis rendu un partisan de mes enfants! » — Photo Spectre média, Michelle Boulay

Stéphane Julien : « On avait une relation intense lorsqu’on est partis des Draveurs de Trois-Rivières pour devenir les Faucons de Sherbrooke. On était tissés très serré. Il y en a qui sont moins en forme, mais ça a été une partie de plaisir. C’était de mise de l’organisation. Je pense qu’on a une bonne réputation. De ramener des anciens, ça permet de créer un sentiment d’appartenance. »