Le Phœnix de Sherbrooke a profité de quatre de ses cinq avantages numériques pour défaire les Olympiques de Gatineau 7 à 5.

Un match gagné en avantage numérique

Le Phœnix de Sherbrooke a profité de quatre de ses cinq avantages numériques pour défaire les Olympiques de Gatineau 7 à 5, dimanche, au Palais des Sports. Benjamin Tardif a été excellent, amassant deux buts et autant de passes.

L’entraîneur-chef Stéphane Julien semble fier en parlant de son no 17 et de son coéquipier, Félix Robert. « Depuis la partie à Blainville-Boisbriand, ils jouent leur meilleur hockey. Je suis vraiment content de voir ça. Félix n’a pas eu le début de saison espéré, mais depuis un petit bout, ça va vraiment bien. Ce sont mes leaders, deux joueurs qui font partie de la culture de notre équipe. Ils sont fiers de porter le logo et ça paraît », décrit-il, tout sourire. 

Cependant, les Sherbrookois ont eu de la difficulté en désavantage numérique, eux qui ont accordé trois buts en sept occasions. « C’est difficile depuis le début de la saison, indique le pilote. On travaille beaucoup là-dessus, mais en ce moment, on dirait qu’on a moins confiance. On fait de petites erreurs qui peuvent parfois nous coûter des buts, donc on va devoir faire attention. »

Pour Julien, le Phœnix n’est pas indiscipliné pour autant. « C’est une question de concentration. Pendant une certaine période de temps durant le match on est correct, mais après on sort un peu de notre focus. C’est quelque chose à régler », avoue-t-il.

Un match en dents de scie

Après une première période plus physique qu’offensive, ce sont les Oiseaux qui ont donné le ton à la partie. Profitant d’un long avantage numérique de quatre minutes, Samuel Poulin et Benjamin Tardif n’ont pris que 21 secondes pour donner les devants 2-0 à leur équipe. 

Les Olympiques n’ont pas paru intimidés, puisque coup sur coup, Métis Roelens, Pier-Olivier Roy et Giordano Finoro ont répliqué en moins de trois minutes, donnant les devants aux Olympiques pour la première fois du match. Les deux équipes se sont échangé deux autres buts, gracieuseté de Benjamin Tardif et de Gabriel Bilodeau, terminant cette période complètement folle avec un pointage de 4 à 3 en faveur des visiteurs. 

« On est allé chercher deux gros buts et une petite erreur d’un de nos défenseurs a attiré deux punitions. On dirait qu’on a perdu un peu le momentum. Je n’étais pas vraiment content, on a de la difficulté à jouer 60 minutes. Je dois dire que les gars ont fait preuve de caractère en troisième période, nous sommes vraiment sortis forts et c’est un bon exemple qu’on peut dominer des équipes, mais on doit le faire durant 60 minutes », affirme Stéphane Julien.

Patrick Guay a permis aux Oiseaux de souffler un brin en milieu de troisième, déjouant son ancien coéquipier chez les Cantonniers de Magog à l’aide de son patin. Après s’être fait refuser le but, les officiels sont revenus sur leur décision, ce qui a permis au Phœnix de jouer avec confiance pour le reste de la rencontre.

Patrick Guay assure qu’il a joué de chance. « La rondelle a rebondi sur mon patin et les arbitres ont accepté le but. Au début, je n’étais pas sûr de savoir s’il y avait un kick motion, mais après je l’ai vu sur la vidéo et on savait que le but était bon », commente la recrue.

L’entraîneur des Olympiques, Éric Landry, n’était pas de cet avis. « J’ai trouvé que le Phœnix a été très chanceux. Ils ont dirigé des rondelles vers le filet, l’une a dévié sur notre bâton, une autre sur un patin. On voit facilement à la reprise que le joueur botte la rondelle. C’est à n’y rien comprendre », déplore-t-il. 

En effet, les Olympiques n’ont jamais été dans le coup par la suite. Les Oiseaux ont inscrit trois autres buts consécutifs, repartant par le fait même avec la victoire. 

Le Phœnix entamera son voyage dans les Maritimes dès mercredi au Cap-Breton.

En vitesse

L’ancien des Cantonniers, Rémi Poirier, a encore constaté le talent de son ancien coéquipier, Patrick Guay. « J’ai remarqué que c’est encore un bon joueur! Je jouais avec lui l’an passé et on ne le réalise pas tant, même si je savais qu’il était très bon. Mais là, en jouant contre, on remarque qu’il est vraiment bon! »

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Benjamin Tardif a livré toute une performance. « Avec mes deux compagnons de trio Voyer et Robert, ça a bien été. Ça fait quelques parties qu’on joue ensemble et on travaille toujours vraiment fort. On a toujours un bon échec avant, on crée des chances de marquer et je crois que ça prenait seulement un moment avant qu’on commence à faire des points. »

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Des membres de la troupe de théâtre de la Maison des Grands-Parents, pour qui un donateur anonyme donne 150 $ toutes les fois que le Phoenix compte, assistaient à la rencontre de dimanche après-midi. Jusqu’à présent, ils ont amassé 26 550 $. Le butin leur sera remis à la fin de la saison.

Des membres de la troupe de théâtre de la Maison des Grands-Parents, pour qui un donateur anonyme donne 150 $ toutes les fois que le Phoenix compte, assistaient à la rencontre de dimanche après-midi. Jusqu’à présent, ils ont amassé 26 550 $. Le butin leur sera remis à la fin de la saison.