Le nouvel entraîneur Daniel Bélisle (à gauche) espère demeurer au moins trois ans à la barre des Expos.

Un gérant en renfort... et Rondell White

Pour lancer leur saison 2018, les Expos de Sherbrooke pourront compter sur un nouveau gérant, mais aussi sur l’ancienne vedette des Expos de Montréal Rondell White.

Si l’ancien joueur professionnel ne sera présent que pour la partie d’ouverture du 20 mai à 14 h au stade Amédée-Roy contre les Pirates de Saint-Jean-sur-Richelieu, l’entraîneur Daniel Bélisle espère quant à lui demeurer au moins trois ans à la barre des Expos.

« Lors de l’ouverture de la saison, on recevra à titre de président d’honneur pour ce match Perry Giannias, une icône dans la sphère du baseball québécois. Il est le plus grand collectionneur d’articles des défunts Expos de Montréal et le plus grand fan des Expos sur la planète. Il connaît personnellement tous les anciens joueurs et membres de l’organisation des Expos. Il m’a promis qu’il ne viendrait pas seul et il n’a pas menti : il sera accompagné de Rondell White », confirme le propriétaire de l’équipe François Lécuyer.

White rencontrera les jeunes lors d’une pratique au bâton et signera des autographes. Et il permettra pendant ce temps aux plus vieux de se remémorer de bons souvenirs en lien avec les Expos.

Rappelons que White a évolué de 1993 à 2000 à Montréal et faisait partie de la fameuse édition de 1994, qui dominait le baseball majeur avant la grève de 1994, mettant fin à la saison des Expos.

Lors de cette journée d’ouverture, notons que quatre formations Expos AA de Sherbrooke seront invitées et l’organisation procédera aussi aux retrouvailles d’anciens joueurs de Sherbrooke. Toro cède la place

Qui dit conférence de presse des Expos dit aussi changement de gérant.

« L’organisation des Expos est fidèle à sa tradition et effectue un nouveau changement de gérant de l’équipe en 2018. Depuis quelques années, c’est effectivement le jeu de la chaise musicale pour ce poste. Vous comprendrez que ça ne court pas les rues et cela n’est certainement pas l’idéal pour aider à la stabilité. Douglas Toro a effectué un excellent travail en 2017 et n’est aucunement responsable des déboires de la formation. Par contre, j’ai toujours favorisé la présence d’un gérant qui n’est pas joueur », soutient François Lécuyer.

Fait inusité, Daniel Bélisle est aussi président de la Ligue de baseball majeur du Québec. « En tant que président de la LBMQ, je n’ai aucun pouvoir décisionnel. Les gouverneurs ont le pouvoir », précise Daniel Bélisle.

« Il connaît la game, estime Lécuyer. Il a toujours eu du succès comme entraîneur dans le passé et, en plus, il est intéressé à venir à Sherbrooke. Nous nous côtoyons depuis maintenant 17 ans et, comme un vieux couple, nous nous tirons les cheveux à quelques reprises chaque année. Il a une tête de cochon, un mauvais caractère et il est encore plus détesté que moi à Coaticook ! Les gens des médias vont l’adorer et c’est l’homme idéal pour ramener l’équipe sur ses rails ! »

« J’aime mieux être entraîneur que président, ajoute Bélisle. J’aime être sur le terrain. J’ai pris une pause il y a quatre ans. J’attendais la bonne offre et cette fois, le défi est là. On ne pourra pas faire pire que l’année dernière : neuf victoires et 24 défaites. C’est inacceptable. Le propriétaire se démène année après année, les partisans sont fidèles et méritent d’être fiers en se présentant au stade Amédée-Roy. Ce n’était pas le cas lors des dernières années. Pour avoir du succès, on misera sur la défensive afin de limiter les erreurs. Ce n’est pas normal d’en commettre huit par match. »

Après l’élimination en première ronde des séries face à Thetford Mines, les Expos admettent que les Bryan Corona, Claudio Ortiz, Matthew Litwin, Adriano Petrangelo et Dany Coulombe attendus fermement par les partisans ont davantage été « des fantômes et non des atouts ».

« C’est entre autres parce que nos joueurs ne se présentent pas que nous avions une défensive poreuse. Cette fois, je vais miser sur des joueurs qui participeront aux parties », indique le propriétaire de l’équipe.

« J’aime aussi mieux avoir une équipe de joueurs locaux qui seront engagés et présents que des superstars provenant d’ailleurs qui ne seront là que durant les séries. Cette nouvelle philosophie nous fera progresser », estime Daniel Bélisle.

L’organisation sherbrookoise profitera de la présence de M. Giannias afin d’amasser des fonds pour sa fondation DIPG. Perry Giannias a perdu sa petite nièce de cinq ans à la suite d’un cancer extrêmement sévère du nom de DIPG. L’argent amassé sert à la recherche sur cette maladie qui s’attaque uniquement aux enfants agés entre cinq et neuf ans. Pas moins de 335 000 $ ont déjà été remis à la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants.