Francis Desrosiers s’était déniché un poste de gardien numéro 1 avec le Phœnix de Sherbrooke à sa dernière saison dans la LHJMQ, en 2013-2014.

Un diplôme inespéré pour Francis Desrosiers

Que sont devenus les premiers membres du Phœnix de Sherbrooke? Quels chemins ont empruntés les acteurs des toutes premières saisons de l’organisation? Et surtout, que retiennent-ils vraiment de leur passage au Palais des sports? Après Alex Comtois (premier capitaine), Jacob Gervais-Chouinard (premier gardien), Judes Vallée (premier entraîneur) et Patrick Charbonneau (premier directeur général), voici l’histoire inspirante de Francis Desrosiers, qui a surpris bien du monde en décrochant un diplôme universitaire. 

S’il y a bien un joueur du Phœnix que personne ne soupçonnait voir décrocher un diplôme universitaire un jour, c’est bien Francis Desrosiers. Et ce, aux dires de certains membres de l’édition 2013-2014. Quelques années plus tard, il se retrouvait pourtant avec un baccalauréat en administration en poche et un emploi dans son domaine. L’ancien gardien du Phœnix de Sherbrooke se dit fier de ce qu’il a accompli après son junior majeur.

« Mes coéquipiers ont toujours dit en niaisant que j’allais juste au cégep pour déjeuner à la cafétéria. En réalité, depuis mon secondaire 5, je n’étais pas vraiment allé à l’école. Je dois avouer que l’école, ce n’était pas ma tasse de thé. Avec le Phœnix, j’avais entrepris des cours par correspondance en électricité. Mon but était de devenir électricien. »

Mais après son stage junior avec le Phœnix alors qu’il était âgé de 20 ans, Francis Desrosiers a rejoint la formation des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières afin de poursuivre sa carrière.

« J’ai rencontré mon entraîneur Marc-Étienne Hubert et on a décidé ensemble que j’allais faire un certificat, parce que je devais étudier pour jouer avec les Patriotes, et voir par la suite si j’aimais ça. Finalement, je me suis mis à aimer les finances et le marketing puis j’ai plongé là-dedans. »

Grâce à son baccalauréat en administration, Francis Desrosiers occupe aujourd’hui un poste de représentant à l’agence sportive Tag depuis un peu moins de deux ans.

« On fournit du matériel sportif comme des équipements de protection pour le hockey ou des machines à aiguiser les patins. Je suis entre autres le représentant de la compagnie CCM sur la Rive-Nord ou Rive-Sud de Montréal. Je vais voir les détaillants et les équipes de hockey comme celles du midget AAA. Je parle encore de hockey, mais différemment. »

Lorsqu’il a terminé ses études, l’ancien gardien se disait plus que fier.

« Disons que j’ai fait taire quelques personnes qui ne me croyaient pas capable d’y arriver. Pourtant, je n’étais pas mauvais à l’école, je manquais peut-être juste de motivation un peu, mais j’ai trouvé une branche qui m’intéressait et j’ai appliqué la même rigueur et la même discipline que j’avais au hockey. Ça prend une volonté et je suis certain que plusieurs joueurs de la LHJMQ peuvent prendre exemple sur moi aujourd’hui. »

Le hockey mis de côté

Parti des Saguenéens de Chicoutimi après environ quatre saisons durant lesquelles il a disputé 59 parties au total, Francis Desrosiers a agi à titre de deuxième gardien à Baie-Comeau pour ensuite obtenir la pole à Sherbrooke lors de la deuxième année de l’histoire du Phœnix.

« Pour la première fois, j’étais le gardien numéro 1. C’était une saison difficile à Sherbrooke, mais j’étais content d’avoir un rôle important. Mon frère Benoît était alors l’adjoint de Judes Vallée derrière le banc. On avait plusieurs jeunes joueurs comme Daniel Audette et Jérémy Roy. J’avais un certain rôle de leader. On n’a pas fait les séries par contre. Je terminais mon junior de cette façon, ce qui n’est jamais agréable. »

À cause des blessures, Desrosiers n’a disputé que 39 matchs à sa dernière campagne.

Avec les Patriotes de l’UQTR, le gardien de but a connu une excellente saison en présentant de bonnes statistiques et en goûtant à la victoire beaucoup plus souvent.

« J’ai subi deux opérations aux hanches par la suite et j’ai laissé tomber le hockey. Je ne joue même pas dans une ligue de garage. J’ai gardé un contact avec le hockey grâce à mon travail, mais aussi en donnant un coup de main aux Seigneurs des Mille-Île dans le bantam AAA. Je suis d’ailleurs retourné à Sherbrooke récemment pour le Tournoi international bantam. J’aide les gardiens en fait et ça me suffit. »

A-t-il finalement l’intention d’en faire une occupation plus sérieuse?

« Je ne ferme pas de portes, mais pas pour l’instant. Mon père est recruteur, mon frère est l’entraîneur adjoint des Remparts de Québec, mais de mon côté j’aime ce que je fais et pour l’instant, ça me convient amplement. »