Michael Palamarevic, Alexandre Croteau-Charest, Léo Mercier, Jacob Chapdelaine, Zachary Laflamme-Prévost et Gabriel Latulippe seront de la première cohorte du programme de sport-études de volleyball masculin au Triolet. Émil Giroux était absent lors de la prise de la photo.

Un coup de pouce pour le développement du volleyball masculin

Le volleyball masculin amorce sa remontée en région. Un nouveau programme sport-études verra le jour l’automne prochain à l’école secondaire du Triolet, avec l’objectif avoué de mousser la popularité et assurer la pérennité de ce sport.

Si les filles accrochent généralement davantage au volleyball, ce n’est pas le cas chez les garçons ou du moins, pas dans le même ordre.

Une situation que veut changer le club civil de l’Envolley, qui va superviser le lancement du programme sport-études.

« On sent un regain d’intérêt depuis deux ou trois ans chez les jeunes garçons. On avait quelques équipes scolaires, alors dans ce cadre, c’est plus intéressant de démarrer un programme sport-études. Pour l’instant, nous avons sept inscriptions et on a décidé de foncer malgré tout. C’est un bon départ et on est convaincu que l’intérêt va aller en augmentant. Si on peut avoir 10 garçons à l’automne, je serais très contente. On aimerait tripler les effectifs d’ici trois ans », a dit Geneviève Côté, directrice générale de l’Envolley, en poste depuis juillet 2018.

Les défis sont nombreux. Le volleyball masculin, même s’il a produit au fil des ans des membres de l’équipe nationale de volleyball comme Pierre Bélanger ou des Nicholas Hoag, peine à fournir les équipes collégiales et universitaires, tout en haut de la pyramide du développement.

Voilà pourquoi il faut exposer les jeunes garçons au sport, le plus hâtivement possible, dit Geneviève Côté.

« Dans notre planification stratégique, c’est une priorité. On veut profiter de cette petite vague d’intérêt qui se fait sentir pour assurer la pérennité du sport chez les jeunes garçons. Et ça, ça commence à l’école primaire, par le biais du mini-volleyball. Ce genre de programme a prouvé son succès dans d’autres sports, comme le football ou le basket-ball. Voilà pourquoi on a visité des écoles primaires pour présenter le volleyball, et que cet été, on va faire des ateliers d’initiation », a-t-elle expliqué.

« Les jeunes garçons n’étaient pas nécessairement exposés au volleyball. Si on ne le fait pas connaître au primaire, il ne sera pas parmi les choix des garçons au secondaire. Et c’est un phénomène qui n’est pas unique en Estrie. On a observé que toutes les régions qui ont du succès et qui développent des athlètes de haut niveau, ont exposé les garçons en bas âge au sport. »

Outre le développement du sport en région, le développement d’athlètes d’élite pouvant évoluer aux niveaux supérieurs est aussi l’un des objectifs de premier plan des programmes sport-études.

C’est Danny Cantin qui sera l’entraîneur de cette première cohorte. Il possède une certification de niveau 2, en volleyball intérieur et en volleyball de plage.

Le programme sport-études sera offert aux jeunes de secondaire 1 à 5.