Chérif Nicolas : « Chaque jour, on a un meeting sur la nouvelle culture et c'est moi le prof. C'est assez étoffé. En gros, je dis aux gars : ''Tu contrôles pas les résultats, mais tes actions. On a 97 gars autour de l'équipe, mais on en habille 48 seulement pour chaque match. Chacun a un rôle à jouer avec l'équipe; tant que tu l'acceptes, tu peux rester autour de l'équipe.'' Seulement un gars a quitté.»

Un congé à bien gérer pour les Gaiters

Les Gaiters de Bishop's en sont à leurs derniers préparatifs en vue de leurs débuts dans la conférence des Maritimes. Leur premier match est programmé pour ce samedi, contre les Axemen de l'Université d'Acadia.
La formation de Chérif Nicolas prendra le même avion qui transportait les Alouettes de Montréal cet été lors de leur camp d'entraînement pour se déplacer vers la petite municipalité de Wolfville, à quelque 100 km au nord-ouest d'Halifax.
C'est donc avec une semaine de plus que les autres formations que Bishop's poursuit sa préparation cette semaine.
Les Mauves ont en effet eu leur semaine de congé (bye week) avant leur premier match.
Leur premier adversaire, les Axemen, voudra certainement faire oublier leur premier match de la saison, un cuisant revers de 64-23 contre Mount Allison.
« Quand tu regardes le film du match, le score final ne reflète pas le talent de cette équipe-là. C'est une équipe bien rodée, athlétique, avec une ligne offensive intéressante. Physiquement, ils sont imposants. Ce sera un très gros défi pour nous », a dit Chérif Nicolas.
L'ancien pilote des Spartiates du Vieux-Montréal a tenu à maximiser sa préparation.
« On s'est assuré qu'on ne perde pas la semaine de congé. Si on brûle les gars, si on fait deux semaines de camp dans le tapis, dans trois semaines, on n'aura pas cette semaine de repos comme tout le monde. Il fallait être productif tout en sauvant les jambes des gars. »
Nouvelle routine
Nicolas devait aussi penser à intégrer une nouvelle routine de voyagement à son équipe; les Gaiters voyageront en avion pour disputer leurs quatre matchs à l'étranger.
« Lors de notre match simulé de vendredi dernier, on a essayé de mettre les gars le plus possible dans cette nouvelle ambiance, cette nouvelle routine d'avant-match, avec l'horaire qu'on devrait expérimenter sur la route. Ça va être un défi, mais en contrôlant ce qu'on peut contrôler, ça va nous aider pour le reste de la saison. »
Chérif Nicolas entrevoit la prochaine saison avec enthousiasme. Débarqué en janvier à la barre de l'équipe, il se réjouit de voir à quel point les joueurs ont rapidement adhéré à son nouveau système.
« Chaque jour, on a un meeting sur la nouvelle culture et c'est moi le prof. C'est assez étoffé. En gros, je dis aux gars : ''Tu contrôles pas les résultats, mais tes actions. On a 97 gars autour de l'équipe, mais on en habille 48 seulement pour chaque match. Chacun a un rôle à jouer avec l'équipe; tant que tu l'acceptes, tu peux rester autour de l'équipe.'' Seulement un gars a quittés. C'est la première fois que je vois ça dans ma carrière. Ça veut dire qu'il se passe ici quelque chose de spécial. »
Des joueurs qui doivent s'adapter
Des affirmations confirmées par l'ailier défensif Mathieu Breton.
Celui qui a participé au dernier Défi est-ouest, et qui est admissible au prochain repêchage de la LCF, a hâte de se frotter à la nouvelle compétition.
« On sait qu'on devra donner le maximum contre ces équipes des Maritimes. La compétition sera solide, tout le monde va nous attendre, alors il faudra être prêts. On profite d'un bon momentum, les gars sont très motivés », a dit le leader silencieux de la brigade défensive.
« On constate qu'il y a beaucoup de talent chez les recrues et c'est très motivant. J'ai confiance qu'on puisse très bien faire. »
Pour les Gaiters, mais aussi pour Breton, la saison 2017 comporte donc plusieurs enjeux de taille.
« Je dois m'assurer d'avoir du bon tape à montrer aux équipes de la LCF. Je crois avoir un rôle important en défensive, et je veux continuer. J'ai eu des contacts avec Hamilton, Montréal et Toronto après le Défi est-ouest. C'est positif, jusqu'à présent. »