Les participants au Grand Prix de Valcourt Samuel D’Astous, Megan Brodeur, Steven Marquis, Kingston Gadoury (devants) et Samuel Lavoie, Charles-Antoine Arès, Emrick Arès ainsi que Sabrina Blanchet (derrière) souhaitent tous monter sur le podium dans leur classe respective lors de la 38e édition qui sera présentée du 7 au 9 février.
Les participants au Grand Prix de Valcourt Samuel D’Astous, Megan Brodeur, Steven Marquis, Kingston Gadoury (devants) et Samuel Lavoie, Charles-Antoine Arès, Emrick Arès ainsi que Sabrina Blanchet (derrière) souhaitent tous monter sur le podium dans leur classe respective lors de la 38e édition qui sera présentée du 7 au 9 février.

Un championnat du monde espéré à Valcourt

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Les coureurs semblent unanimes : Valcourt mérite son championnat du monde. Du moins, c’est le vœu exprimé par la plupart d’entre eux mercredi lors du dévoilement du calendrier du 38e Grand Prix Ski-Doo de Valcourt, présentée du 7 au 9 février.

Pour les participants de la région, le Grand Prix Ski-Doo de Valcourt revêt toujours une saveur particulière.

« Oui, on participe au championnat du monde, c’est une grosse course, mais celle de Valcourt est toujours spéciale, confie Steven Marquis, originaire de Cookshire-Eaton. D’ailleurs, c’est ici que devrait être présenté le championnat du monde. C’est tellement bien organisé à Valcourt. Tout est là! »

Présenté au Wisconsin, le championnat du monde est aussi bien connu de Megan Brodeur, qui a remporté la compétition l’an dernier en snowcross féminin lors de l’étape présentée à Lake Geneva, et ce, pour une deuxième année de suite, devenant ainsi à 19 ans la plus jeune femme à réaliser l’exploit.

« Au-delà du fait que la famille et les amis viennent nous voir, l’événement est tellement gros à Valcourt, c’est ce qui rend le Grand Prix de Valcourt si spécial », indique la participante de Coaticook.

La réputation des courses à Valcourt n’est donc plus à faire.

« Selon l’American Snowmobiler Magazine, notre événement est l’une des courses qu’il faut voir au moins une fois dans notre vie, confie pour sa part la directrice générale Véronique Lizotte. On a su se renouveler d’année en année. »

Selon elle, le Grand Prix de Valcourt se démarque des autres rendez-vous de plusieurs façons.

« C’est un événement à caractère international unique au monde, soutient Véronique Lizotte. On est les seuls à coordonner autant de disciplines, de championnats et d’athlètes lors du même week-end. C’est devenu le plus gros événement de courses hivernales au monde et ça se passe dans notre cour! »

Pour Pascale Riendeau, coordonnatrice du marketing mondial chez Ski-Doo, le Grand Prix de Valcourt est devenu au fil du temps un vrai happening sportif.

« C’est bien plus que des courses, explique-t-elle en confirmant du même coup le renouvellement du partenariat avec Ski-Doo pour les trois prochaines années. Le Grand Prix de Valcourt, c’est aussi une programmation hors pair qui sait plaire aux familles et aux passionnés de motoneige. »

Autre point fort selon l’ancien président Donald Lemay : la santé financière.

« Je suis heureux de quitter pendant que les finances de l’événement vont bien. On est partis de loin à un certain moment pour finalement atteindre une belle stabilité financière », explique celui qui sera remplacé par Martin Simard à la présidence.

Des nouveautés

En plus de la nouvelle programmation artistique, d’autres nouveautés ont été annoncées mercredi, dont le projet de la deuxième piste de snocross ajoutée pour présenter un programme junior le samedi.

« Encourager le développement des champions de demain s’inscrit dans notre stratégie de développement. La formule 3 est aussi une nouvelle catégorie sur ovale. On retrouve des vitesses de pointe de 160 km/h. La compétition sera particulièrement féroce puisque les principales équipes américaines ont confirmé leur participation. De quoi donner du fil à retordre aux Canadiens! » résume Véronique Lizotte.

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Megan Brodeur

Une femme parmi les hommes

Pour la première fois au Grand Prix Ski-Doo de Valcourt, Megan Brodeur se mesurera aux hommes dans la classe Pro Lite. Un défi de taille pour la participante de Coaticook.

La meneuse au championnat national américain ISOC se dit fébrile à l’idée de rivaliser contre les hommes. 

« Je vise la première position chez les femmes en snocross, mais je risque d’être du rendez-vous en Pro Lite cette année, admet la championne de la classe Pro Dame à Valcourt l’an dernier. Ce serait la première fois à Valcourt que j’affronte les hommes chez les seniors. Aux États-Unis, je me mesure uniquement aux femmes, mais au Québec, ça m’est déjà arrivé chez les juniors et j’ai déjà participé à deux courses Pro Lite dans la classe masculine, mais pas à Valcourt. J’aimerais obtenir un podium même si le calibre est plus fort chez les hommes. »

La différence selon elle? « Ça joue plus dur. Mais j’aime ça! Ça me permet de pratiquer des choses différentes. Je veux prouver que les filles ont leur place dans ce sport, même si ça ne fait pas toujours le bonheur des gars quand je gagne contre eux. L’orgueil embarque! »

« Elle est en masse capable de gagner contre les hommes! » assure pour sa part Steven Marquis. 

Ce dernier n’aura toutefois pas l’occasion de rivaliser contre sa bonne amie puisqu’ils ne participent pas aux mêmes épreuves. 

L’athlète de 22 ans de se retrouve quant à lui sur l’ovale de glace dans la catégorie Pro Champ.

« Mon début de saison est assez difficile, explique Steven Marquis. On a connu quelques problèmes mécaniques dans le F3. On testera la machine en fin de semaine, parce que je souhaite gagner à Valcourt. J’espère seulement que ma motoneige tienne le coup parce que je vise la première marche du podium. C’est toujours ça l’objectif. Je souhaite me qualifier pour chaque finale. Moi je suis prêt, mais des fois, je suis dur avec ma machine, donc je me croise les doigts. » Jérôme Gaudreau

 Steven Marquis