Stéphane Julien se dit plus que satisfait du rendement de sa troupe.

Un avant-goût des jours meilleurs

COMMENTAIRE / La pause de Noël sert entre autres à transiger dans la LHJMQ, mais aussi à tracer un bilan de moitié de saison. Après 34 matchs disputés sur 68, Sherbrooke se retrouve au milieu du classement en neuvième place, bien positionné pour viser l’avantage de la patinoire en séries. Mais avant tout, la meilleure nouvelle demeure le rendement des jeunes joueurs : l’avenir s’annonce rose. 

Commençons par Samuel Poulin, la locomotive du club. Celui qui tirera son équipe vers l’avant pour les prochaines années. Et c’est déjà bien commencé. Grâce à ses 14 buts et ses 21 passes pour un total de 35 points en 34 parties, Samuel Poulin rassure les dirigeants sherbrookois, qui misent sur lui pour obtenir un niveau de succès encore jamais atteint dans le passé chez le Phœnix.

Non seulement il produit offensivement, mais Samuel Poulin remplit déjà un rôle de leader, et ce, à 17 ans seulement. Grâce à son jeu physique et son souci de la défensive, Poulin deviendra l’un des joueurs les plus utiles dans la LHJMQ et servira la cause du Phœnix.

Il continuera d’avoir l’appui de son coéquipier Patrick Guay. Avec 16 points à ses 15 derniers matchs, la recrue offre un maigre avant-goût de ce qu’il offrira au Phœnix lors des prochaines saisons.

Son rendement permet aux fans et à l’organisation de rêver. Non seulement le Phœnix mise sur deux excellents joueurs de hockey, mais aussi sur deux bons jeunes qui n’amèneront que du positif dans l’entourage de l’équipe.

La phrase la plus souvent entendue dans les arénas des quatre coins de la LHJMQ? « Wow, il va être bon Patrick Guay, non? »

En effet, il va être bon... On peut d’ailleurs déjà prétendre que le Phœnix a misé juste lors des deux derniers encans, même si les choix semblaient plutôt évidents.

Deux autres recrues font aussi bonne impression chez le Phœnix. Les Européens Oliver Okuliar (24 points) et Taro Jentzsch (24 points) se retrouvent au sein du top 10 des meilleures recrues de la ligue, ce qui constitue une excellente nouvelle sachant qu’ils seront de retour avec l’équipe l’an prochain lors de la première année de cette fameuse fenêtre d’opportunité d’une durée de deux ans, durant lesquelles le Phœnix convoitera le sommet du classement et avec raison.

Un gros point d’interrogation flottait au-dessus de la brigade défensive du Phœnix. Avec de nombreux défenseurs de 17 ans, le Phœnix se débrouille tout de même bien.

L’arrivée de Jérémy Jacques a stabilisé la défensive sherbrookoise et l’ajout de Ryan DaSilva a été bénéfique.

Devant le filet, le jeune Thomas Sigouin a aussi donné espoir à l’entraîneur Stéphane Julien. À la suite de sa blessure, Thommy Monette a repris le flambeau et a collectionné les victoires, tout cela sous la supervision du vétéran Brendan Cregan, encore présent à Sherbrooke pour bien conseiller la relève, mais aussi pour servir de police d’assurance.

Monette et Sigouin se partageront peut-être le filet l’an prochain. Le hic : Sigouin se présentera au camp à l’âge de 19 ans avec bien peu d’expérience dans le baluchon.

Alex-Olivier Voyer domine dans la colonne des meilleurs pointeurs du Phœnix.

Les vétérans s’illustrent

Si le Phœnix a pu battre des équipes de haut de classement comme les Huskies de Rouyn-Noranda et les Wildcats de Moncton, c’est aussi grâce à l’émergence de certains vétérans. Difficile d’ignorer l’éclosion d’Alex-Olivier Voyer, le meilleur pointeur du Phœnix. À l’âge de 20 ans, il sera encore plus dominant l’an prochain lors de cette première saison où tous les espoirs seront permis.

Les 37 points de Voyer sont impressionnants. Mais les 28 points de Benjamin Tardif le sont tout autant. Âgé de 18 ans, Tardif est l’un des doyens du Phoenix en compagnie de Félix Robert et Brendan Cregan. Il a trouvé le moyen de se débarrasser de l’étiquette de joueur de soutien en saisissant la chance que Stéphane Julien lui a donnée en lui offrant un poste sur les deux premiers trios.

Grâce à ce groupe de leaders, les jeunes progressent rapidement, ce qui force l’état-major à prétendre que l’équipe se trouve bien à l’avance sur son développement.

Oliver Okuliar et le Phœnix ont de quoi se réjouir durant Noël.

Une période de transactions tranquille

Ce n’est pas le Phœnix qui fera couler beaucoup d’encre lors de la période de transactions. Si plusieurs formations multiplient les mouvements d’effectifs, le Phœnix et son directeur général seront plutôt tranquilles durant le temps des Fêtes, même si le DG répondra à quelques coups de fil de ses homologues.

Les transactions pourraient concerner des joueurs de soutien, mais sans plus. Une situation qui est bien différente de celle de l’an prochain, alors que le Phœnix se positionnera clairement dans le groupe des acheteurs agressifs.

D’ici là, chaque match sera un pas vers l’avenir, que ce soit dans la défaite ou dans la victoire. Mon pari? L’apprentissage se fera davantage dans la victoire et le Phœnixpourrait très bien surprendre en ajoutant un deuxième gain en séries, ce qui mettrait la table pour les prochaines années fastes.