André Bolduc fait partie du personnel d’entraîneurs des Alouettes depuis 2014.

Un automne difficile pour André Bolduc

André Bolduc entrevoyait la dernière saison des Alouettes avec un optimisme certain. Non seulement avait-il hérité d’un poste à l’offensive, mais il aurait la chance de travailler avec un bon ami en Jacques Chapdelaine. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les choses ne se sont pas déroulées selon le plan.

Malgré la sortie rapide des Alouettes et leur troisième exclusion consécutive des éliminatoires de la LCF, André Bolduc a foulé le synthétique du Coulter Field toute la semaine.

Sur invitation de l’entraîneur-chef des Cougars du Collège Champlain Kevin Mackey, Bolduc a donné un coup de pouce aux receveurs de passes des Cougars, en vue du match ultime du Bol d’Or du football collégial division 1, samedi à Montréal, face à Vanier.

André Bolduc a gagné le Bol d’Or à deux reprises lorsqu’il évoluait avec les Vulkins de Victoriaville au football collégial AA. Il a aussi gagné cette finale à titre d’entraîneur-chef des Nomades de Montmorency en 2005.

Son fils Thomas sera d’ailleurs le quart-arrière partant des Cougars, lors de ce match.

En 2017, il occupait le poste d’entraîneur des porteurs de ballon avec les Alouettes.

« Ce fut une saison remplie de déceptions. On a terminé avec une fiche de 3-15, et on a pas fait les séries. Au début, tout allait bien, on a connu un bon camp ici, mais rapidement, on a été malchanceux pour les blessures. Ça a commencé à tomber de partout, surtout sur la ligne offensive. On a eu un total de 18 joueurs de ligne qui ont joué à différentes positions en 2017, c’est beaucoup. Et dans bien des cas, c’était des blessures qui mettaient fin à la saison des gars. C’était un après l’autre. Tout ça a affecté notre profondeur à cette position cruciale », a-t-il résumé.

Et l’arrivée du quart vétéran Darian Durant fut loin d’être aussi productive et convaincante que souhaitée.

« Darian Durant a eu une saison que je qualifierais de moyenne. Au début, on le savait, il avait une adaptation à faire avec le nouveau système offensif de Jacques Chapdelaine, et de nouveaux receveurs de passe. Il a de bons moments, mais souvent aussi des périodes creuses. Ensuite, l’organisation a effectué des changements, Jacques est parti, son fils Justin aussi ainsi que Noel Thorpe, le coordonnateur en défensive. Deux coordonnateurs sur trois qui partent, c’est certain que ça a donné un coup dans l’organisation. Les autres coachs comme moi, les coachs de position, on a dû prendre les bouchées doubles et malheureusement, on n’a pu redresser la situation », a-t-il souligné.

Les Alouettes et le Sherbrookois Jacques Chapdelaine se sont séparés alors que l’équipe présentait une fiche de 3-8. Elle a terminé l’année 2017 avec sept défaites consécutives. Et une fiche de 0-9 sur la route.

Le directeur général Khavis Reed, qui a assuré l’intérim à la suite du congédiement de Chapdelaine, demeurera en poste comme DG, mais a indiqué qu’il engagera un nouvel entraîneur-chef le plus rapidement possible.

« Comme tout le reste du personnel, je suis en mode attente. Nous sommes sous contrat jusqu’à la mi-janvier, et c’est un avantage. On peut leur laisser le temps de voir ce qu’ils vont faire. Ils vont passer des gars en entrevue, mais il n’y aura rien de concret tant que la coupe Grey n’est pas terminée », a dit l’ancien entraîneur-chef du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke (2007-2011).

« Ensuite, quand le nouvel entraîneur-chef sera nommé, il va engager ses coordonnateurs. Ces derniers vont ensuite engager leurs entraîneurs de position. »

« Je ne crois pas que l’ensemble des coachs va être de retour. J’espère juste avoir la chance de passer une entrevue avec les nouveaux coordonnateurs qui seront en place et de leur montrer le travail que j’ai fait avec les porteurs en 2017, qui fut quand même une unité positive dans notre saison, avec les Sutton, Rutley, JC Beaulieu. Les gars ont bien fait, malgré tout. »