Avec la période de transactions qui approche, le directeur général du Phœnix Jocelyn Thibault aura de grandes décisions à prendre pour le présent et le futur de l’équipe.

Un « acheteur intelligent »

La période des transactions approche et le Phœnix a dévoilé ses orientations en exclusivité à La Tribune. Jocelyn Thibault n’a pas l’intention de liquider son équipe. Au contraire, le directeur général se dit intéressé à améliorer sa formation en étant un « acheteur intelligent ».

À son retour du voyage dans les Maritimes, après avoir vu les joueurs mettre fin à une séquence importante de défaites, les dirigeants de la formation ont tenu une rencontre afin d’élaborer le plan des prochaines semaines et de réfléchir à l’avenir du club. Avant même d’amasser les 16 points lors des neuf derniers matchs, la direction sherbrookoise avait pris la décision de miser sur les séries éliminatoires en espérant des victoires.

Jocelyn Thibault ne sera peut-être pas le directeur général le plus agressif lors de cette période de transactions, qui s’ouvrira le 17 décembre prochain, mais il ne compte pas rester les bras croisés.

« On regardera les possibilités pour améliorer l’équipe. On s’est rencontrés avant notre séquence de neuf matchs sans défaite en temps réglementaire et notre plan demeure. Je serai un acheteur intelligent. Je ne compte pas vendre le futur de l’équipe afin d’améliorer l’alignement à court terme en espérant un succès éphémère. Les deux dernières semaines ont été très encourageantes. Ce ne sera pas une liquidation en règle. On donnera une chance à nos entraîneurs d’obtenir encore plus de succès, car l’équipe le mérite », souligne le DG.

Le Phœnix ne visera donc pas la Coupe Memorial cette saison et ne mettra pas une croix sur le reste de la saison.

Des besoins sont à combler. Le Phœnix possède aussi des surplus. Jocelyn Thibault devra équilibrer le tout, en souhaitant voir son équipe gagner la première série de son histoire. Et peut-être même la deuxième. Ensuite, tout pourrait survenir.
« On devait changer la culture de l’équipe et je crois que nous sommes sur le bon chemin. C’est bien parti du moins. On a connu un bon début de saison. Par la suite, on a vécu de bonnes et de mauvaises séquences. On souhaite évidemment une meilleure constance. On est capables d’avoir du succès et si c’était plutôt difficile de faire des transactions en début de saison puisque toutes les organisations espèrent gagner et évaluer leur formation originale », explique Thibault.

Le Challenge CCM du midget AAA commencera mercredi et les discussions s’intensifieront fort probablement.

« Je serai bien sûr présent et les communications seront plus faciles. Les directeurs généraux seront alors tous réunis et ce sera favorable aux échanges. On aura des décisions à prendre et on tentera de faire les bons choix pour le présent et le futur de l’organisation », résume Jocelyn Thibault.

À cinq points du sommet

Seulement cinq points séparent le Phœnix de Sherbrooke (9e) des meneurs au classement. Et le hasard fait en sorte que ces mêmes meneurs, l’Armada de Blainville-Boisbriand, visitent le club sherbrookois mardi soir au Palais des sports.

Les amateurs de la LHJMQ ont en effet droit à toute une course pour la tête entre neuf équipes du circuit Courteau. L’écart est mince et le Phœnix le sait.

Sherbrooke forme l’équipe de l’heure, mais tout un test se présente au Phœnix.

« D’ici la pause des Fêtes, on devra relever de grands défis, observe l’entraîneur Stéphane Julien. Après l’Armada, ce sera au tour des Remparts de nous visiter samedi. On parle de deux équipes réputées pour leur éthique de travail. J’ai hâte de voir comment notre club se comportera. Mais on joue avec confiance et on sait que notre éthique de travail est aussi excellente. »

L’Armada a souvent décelé une faiblesse dans le jeu du Phœnix tout en profitant de cette faille pour battre les Sherbrookois. Et Stéphane Julien en est bien conscient.

« Il suffit de leur laisser une toute petite chance et ils vont la saisir comme lors de la dernière partie, durant lequel ils avaient profité d’un manque de concentration de notre part pendant un court instant pour nous le faire payer et gagner ce match serré. On devra bien gérer notre partie pour espérer battre l’Armada », souligne l’entraîneur.

La bonne nouvelle est que les Oiseaux connaissent leurs meilleurs moments de la saison.

« Tout a commencé dans les Maritimes. Ensuite, plusieurs matchs ont eu lieu à la maison et on en a profité pour retrouver notre rythme sur notre patinoire. Je sens les joueurs unis plus que jamais. On a pris des décisions qui étaient mal vues aux yeux de certains en début de saison, mais ces mouvements dans notre effectif étaient pour le bien de la chambre. L’esprit d’équipe est parfois plus important que le talent », note Stéphane Julien, qui faisait sans doute allusion à la transaction d’Anderson MacDonald.

C’est donc dans les prochains jours que les fans sauront si leur équipe peut vraiment battre tous les clubs du circuit, car les meilleurs seront de passage au Palais des sports.

« Tout le monde collabore depuis quelque temps et quand tous les joueurs amènent leur contribution, on devient difficile à battre », résume Julien.

Les joueurs de soutien comme Evan MacKinnon ont fait le travail au cours des derniers matchs et ils  ont largement contribué aux succès récents du Phœnix.