L'ultimate frisbee gagne en popularité d'année en année à Sherbrooke depuis son implantation au tournant des années 2000.

Ultimate frisbee : de belles choses à venir

Non l'Ultimate frisbee ne se retrouve pas aux Jeux olympiques et il n'y a pas encore de ligue professionnelle en Amérique du Nord, mais la popularité grandissante de ce sport laisse présager de belles choses.
« C'est une superbe activité physique qui s'apprend facilement et qui nous permet d'atteindre un bon niveau quand même rapidement. Pour commencer, il y a la catégorie mixte qui ajoute un aspect agréable. Le fait qu'il n'y ait pas d'arbitres offre également un aspect intellectuel au sport puisqu'il faut connaître ses règlements et s'autogérer lorsqu'il y a des fautes », explique la directrice de l'association d'Ultimate de Sherbrooke Catherine Crête-D'Avignon.
Ne nécessitant qu'un frisbee, un terrain et huit cônes pour le pratiquer, ce sport est accessible à tous été comme hiver. Il reste cependant encore beaucoup de travail à faire avant de le voir aussi populaire que les sports traditionnels pratiqués au Canada. « L'ultimate frisbee en est encore à l'étape de développement. Notre association n'a qu'une équipe, les Fringants, mais nous voyons de plus en plus de demandes pour y jouer, principalement chez les jeunes du primaire. Il faut dire qu'avec les Jeux de Sherbrooke, qui regroupaient des élèves de sixième année des écoles primaires de la région, il y a près de 300 jeunes qui ont vu notre sport et qui s'y sont intéressés », note Mme Crête-D'Avignon.
Chez les adultes, l'ultimate frisbee semble également en voie d'effectuer une belle percée sur le plan de la popularité grâce à la ligue de l'Université de Sherbrooke et la ligue civile de la ville. « Il y a près d'une trentaine d'équipes inscrites dans la ligue universitaire du mercredi. Chaque formation comprend 14 joueurs. C'est un sport intramural à l'université et il est très prisé. Dans la ligue civile de Sherbrooke, il y a 16 équipes le mardi et 6 ou 7 équipes le lundi soir », fait valoir la directrice de l'association d'Ultimate de Sherbrooke.
Évidemment, la mise sur pied d'une ligue professionnelle en Amérique du Nord ou la présence de ce sport aux Jeux olympiques ferait faire des pas de géants à ce sport méconnu. Il faudra cependant faire preuve de patience avant que cela se concrétise. « C'est ce que l'on souhaite, mais il y a plusieurs étapes avant d'y arriver. Par exemple, il y a plusieurs disciplines qui sont en attente pour se retrouver aux Olympiques. De plus, nous sommes conscients qu'il y a quelques petites contraintes qui viennent avec notre sport, comme le fait qu'il n'y a pas d'arbitres. D'autre part, il y a la ligue semi-professionnelle AUDL (American Ultimate Disc League) qui a un club basé à Montréal nommé les Royals », raconte-t-elle.
Sherbrooke vire Ultimate
Afin de mousser la popularité de ce sport, l'Association d'Ultimate de Sherbrooke a organisé une journée complète d'activités pour les jeunes et les moins jeunes samedi. « Cette journée d'activité se déroule à la grandeur du Canada. Cela permet d'amasser de l'argent pour le développement du sport et aider les jeunes en difficultés. L'événement est gratuit, mais nous proposons aux participants de donner de l'argent sur une base volontaire », note Mme Crête-D'Avignon.
Une quarantaine de participants ont pris la peine de se déplacer au Coulter Field de l'Université Bishop's.