L'entraîneuse Caroline Cadotte, entourée des Sherbrookois Vincent Lemieux et Philippe Bisson

Ultimate : visite du Royal de Montréal à Sherbrooke

Le Royal de Montréal a choisi l’Estrie pour son premier entraînement de la saison d’Ultimate Frisbee. En plus de pouvoir développer la chimie de groupe dans un chalet à Orford, les jeunes professionnels de ce sport en pleine croissance tenteront de conquérir les cœurs de nouveaux partisans.

Présent pour la pratique qui se déroulait samedi au Centre multisport Roland-Dussault, Vincent Lemieux, un Sherbrookois, était visiblement content de pratiquer son sport chez lui. « C’était un rêve pour moi de pouvoir jouer dans ce club. Des amis et mes parents vont venir me voir tantôt. Ça fait du bien. De plus, il y a toujours des fans qui descendent de Sherbrooke pour les parties. C’est le fun de voir qu’on est soutenus », dit le joueur qui peut occuper plusieurs rôles au sein de son équipe.

« On a une pratique et un week-end pour apprendre à se connaître, indique-t-il. On dort dans un chalet ce soir, on va faire de la randonnée. Ça fait quelques mois qu’on s’entraîne, mais là, tout le monde y est. On apprend à jouer ensemble. Il y a plusieurs nouveaux visages, des plus jeunes et d’autres venant de France. C’est excitant! »

Quel est l’objectif du Royal? « On aimerait faire mieux que la saison passée et participer aux séries. On veut gagner les gros matchs. On va avoir du fun. C’est sûr que le rêve est le championnat, mais on prend ça un match à la fois, une pratique à la fois. C’est le mot d’ordre », avoue celui qui entame une deuxième saison avec l’équipe montréalaise. 

Pour sa part, l’entraîneuse-chef du Royal, Caroline Cadotte, a constaté qu’il y a moins de joueurs sherbrookois qu’avant dans son club. « Les premières années, on avait plusieurs joueurs de Sherbrooke. Là, il y en a un peu moins. Je comprends, la route n’est pas facile. On demande deux pratiques par semaine à Montréal durant la saison. Ce n’est pas si évident. Il faut donc trouver d’autres moyens pour trouver des partisans et ça en est un bon », analyse-t-elle. 

Somme toute, le sport se développe de plus en plus, selon elle. « Il y a des efforts qui sont mis. Le sport commence à entrer dans les écoles. De petits tournois apparaissent un peu partout et c’est le fun de voir ça! »

« Toutes les années, on est de plus en plus forts et la ligue est de plus en plus forte, continue Mme Cadotte. On se fixe toujours l’objectif de faire les séries, on ne réussit pas, car j’ai l’impression qu’on n’a pas le bon objectif : celui d’être une équipe. Si on réussit à être une équipe sur et en dehors du terrain, ça va être nous la menace. » 

Le 8 juin prochain, des joueurs du Royal seront de retour à Sherbrooke pour faire une démonstration aux jeunes de la région. Ceux-ci pourront donc profiter des conseils des professionnels, une belle activité selon la directrice générale de l’Association d’Ultimate de Sherbrooke, Noémie Bonnenfant. 

« Le Ultimate à Sherbrooke est de plus en plus populaire, surtout chez les jeunes. C’est aussi le fun pour les joueurs du Royal d’être inspirants, de venir montrer des jeux aux jeunes », affirme-t-elle.

« C’est le fun de voir l’engouement des jeunes. Ils les regardent et ils sont excités. Ce sont comme des modèles, des héros », décrit pour sa part l’entraîneuse du Royal.