Samuel Poulin du Phoenix pourrait être un choix tardif de première ronde.

Trois Québécois, trois espoirs différents

Trois attaquants québécois avec des profils très différents pourraient entendre leur nom résonner dans le Rogers Arena de Vancouver dès la première ronde du repêchage de la LNH, vendredi soir.

L’an dernier, le défenseur Nicolas Beaudin avait été sélectionné au 27e rang par les Blackhawks de Chicago, puis Joe Veleno avait été choisi au 30e rang par les Red Wings de Detroit, soit les deux seules prises québécoises au premier tour du repêchage.

Cette fois, Raphaël Lavoie, des Mooseheads de Halifax, est classé entre le 15e et le 20e rang de plusieurs publications spécialisées, tandis que Samuel Poulin, du Phœnix de Sherbrooke, et Jakob Pelletier, des Wildcats de Moncton, pourraient être des choix tardifs en première ronde.

Du talent à revendre

Lavoie se veut un joueur talentueux avec un gros gabarit. Il a connu ses meilleurs moments en séries éliminatoires, accumulant 20 buts en 23 rencontres et aidant les Mooseheads à atteindre la finale de la Coupe du Président.

« En début de saison, il se fiait uniquement à son talent, a mentionné l’entraîneur adjoint Sylvain Favreau des Mooseheads. Ce n’est pas par magie qu’il a eu du succès après Noël et en séries. C’est parce qu’il jouait dur.

« Il a une bonne vision du jeu et un excellent lancer. C’est un gars talentueux, mais si tu te fis seulement à ça et que l’adversaire travaille plus fort que toi, tu vas être en déficit. (...) Nous avons fait beaucoup de travail vidéo pour lui montrer quand il a été récompensé pour un deuxième ou même un troisième effort.

« Il est intelligent. Il comprend pourquoi il a eu du succès et il va continuer à jouer de cette manière. »

Lavoie aime se comparer à Ryan Getzlaf, un autre gros centre reconnu pour ses mains agiles et ses qualités offensives. Il souhaite toutefois améliorer son coup de patin afin d’être prêt pour la LNH.

« Je prends des cours et je fais du gymnase. Je veux être plus explosif et plus puissant pour être plus rapide », a-t-il expliqué.

Raphaël Lavoie

Un vrai pro

Quant à lui, Poulin se voit dans le même moule qu’un Gabriel Landeskog ou Pierre-Luc Dubois.

« Ce sont des attaquants de puissance talentueux. Ils savent quoi faire avec la rondelle et sont efficaces dans les trois zones. Je me rapproche de ces deux gars-là », a-t-il dit sans hésiter.

Poulin est le fils de Patrick, qui a disputé 634 matchs dans la LNH, et le filleul de Jocelyn Thibault, qui a joué 586 parties dans le circuit Bettman. Thibault est aussi le directeur général du Phœnix.

« Avant tout, il est un gars très, très professionnel, a noté l’entraîneur-chef du Phœnix, Stéphane Julien. Il se nourrit bien, il dort bien. Il veut être un joueur de hockey et il se concentre sur les détails. Il est le premier sur la glace à l’entraînement et le dernier à sortir. Hors glace, il a des qualités de joueur exceptionnel et c’est la première fois que je vois ça dans le junior avec le Phœnix. »

Comme Lavoie, Poulin est conscient qu’il devra peaufiner son coup de patin pour atteindre la LNH.

« C’est un sport qui va tellement vite maintenant que tu n’as pas le choix d’être rapide et agile sur tes patins », a rappelé Poulin.

Jakob Pelletier

Une détermination exceptionnelle

Finalement, Pelletier est un petit ailier dynamique qui trouve le moyen d’inspirer ses coéquipiers par son travail. Il a également un flair offensif, lui qui a accumulé 89 points en 65 rencontres.

Il a bénéficié cette saison des conseils de l’entraîneur-chef John Torchetti, qui a une quinzaine d’années d’expérience comme entraîneur dans la LNH.

« Ses entraînements reflètent ce qui est fait dans la LNH, a noté Pelletier. Il a gagné une coupe Stanley avec les Blackhawks. Il sait quand il faut s’entraîner et quand il faut prendre une journée de congé.

« Il m’aide beaucoup pour que je puisse atteindre le prochain niveau. »

Torchetti a reconnu avoir reçu beaucoup d’appels au cours de la saison au sujet de Pelletier.

« Je sais quel type de joueur il est et où il cadrerait dans une équipe, a mentionné Torchetti. Je connais le point de départ et son plafond. Ça commence sur un troisième trio et ça finit comme un top-6, top-5 ou top-4.

« Regardez Brayden Point, qui n’était qu’un petit joueur défensif dans la LNH il y a deux ans, mais qui obtenait des chances de marquer. Il a probablement travaillé très fort pendant l’été et il est devenu un marqueur dans un rôle offensif. Je vois (Pelletier) quelque part entre Anthony Cirelli, Brendan Gallagher et Point. Il pourrait devenir l’équivalent d’un de ces trois joueurs-là. »

Aucun de ces trois joueurs ne s’est établi rapidement comme une dynamo offensive dans la LNH. Ça pourrait être la même chose pour Pelletier, qui est conscient qu’il devra compenser pour son petit gabarit de cinq pieds neuf pouces en augmentant sa force physique pour gagner les batailles dans la LNH.