Jérémy, Jean-François et Thomas Grégoire ont le hockey dans le sang depuis longtemps.

Trois Grégoire, trois défis

La famille Grégoire a passé une autre étape dans le milieu du hockey. Le cadet, Thomas, sera encore disponible au repêchage de la LNH, même s’il a signé un contrat de la Ligue américaine. Jérémy, l’aîné, joue pour le club-école des Canadiens depuis quelques années. Il est agent libre avec restriction, en attente d’un contrat. Le père, Jean-François, a accepté de devenir entraîneur adjoint avec le Drakkar de Baie-Comeau.

Thomas Grégoire est le dernier à s’être fait connaitre des Sherbrookois. Celui qui a porté fièrement les couleurs du Phœnix de Sherbrooke lors des trois dernières saisons a profité de l’élimination de son club junior pour rejoindre le Barracuda de San Jose de la Ligue américaine de hockey. Satisfaite du travail accompli par le jeune québécois, l’équipe, club-école des Sharks de la LNH, lui a fait signer un contrat. Le jeune de 20 ans ne devrait pas revenir avec les Oiseaux.

« Ça vient compliquer les choses si je suis repêché par une autre formation et c’est pourquoi le Barracuda m’a offert un contrat. Ça vient dire aux autres équipes que je leur appartiens. Si une autre équipe me repêche, c’était une situation étrange, car j’appartiendrais à cette équipe, mais je jouerais pour San Jose dans la Ligue américaine. San Jose devrait m’échanger.


«  Je veux côtoyer des jeunes, faire partie d’une organisation et d’un projet et viser les grands honneurs.  »
Jean-François Grégoire

Avec Green, Pickard, Grégoire et Zachar qui ne devraient pas revenir l’an prochain, il est difficile de prédire l’année du Phœnix. « On a eu une bonne saison l’an passé. Il y avait un trou entre les 18 et 19 ans. Je sais que l’organisation est allée en chercher quelques-uns durant le repêchage. Je pense que l’équipe va quand même être capable d’aller chercher des victoires l’an prochain », affirme le cadet de la famille Grégoire.

Confiance pour Jérémy

De son côté, Jérémy Grégoire semble confiant d’obtenir un contrat avec le Rocket de Laval. « Je continue de me développer, j’ai eu une belle saison cette année. Je vise à signer à Montréal ou ailleurs. Il y a plusieurs changements qui ont été apportés. J’espère faire partie de la solution. Je suis un peu dans l’attente, mais j’aimerais revenir », affirme celui qui a joué pour les Saguenéens de Chicoutimi et pour le Drakkar de Baie-Comeau dans la LHJMQ.

Même si l’été vient de commencer, de nombreux changements ont déjà eu lieu dans l’organisation du Rocket. Sylvain Lefebvre a été remplacé par Joël Bouchard à la barre de l’équipe. « Sylvain a été excellent pour moi, avoue Jérémy. C’est un très bon communicateur. Il m’a aidé sur le plan humain. J’ai été un peu triste de le voir partir. Ça va faire changement. Joël prend beaucoup de place. C’est un gars qui est assez dur, mais juste. Je ne le connais pas beaucoup, mais j’aimerais qu’il me coache. »

Jérémy, Jean-François et Thomas Grégoire ont le hockey dans le sang depuis longtemps.

De plus, l’organisation semble prendre une tangente québécoise, avec Alex Marcoux, et Alexandre Alain, qui feront leurs débuts avec Laval à l’automne. « J’ai fait mes classes avec Laval et je suis un élément important. Mon but est de monter avec le Canadien. Il y a quelques francophones en plus de l’arrivée de Dominique Ducharme avec le Canadien. Je vise vers le haut », affirme-t-il, ajoutant qu’il sera prêt pour le début de la saison.

Ces changements sont tout de même motivants pour lui. « C’est motivant, car les deux dernières saisons n’ont pas été faciles côté victoires. On entendait tout ce qu’il se disait sur le grand club, mais aussi ce qu’il se disait sur le Rocket. C’est un renouveau et de belles choses s’en viennent », assure le Sherbrookois de 22 ans.

Jean-François à Baie-Comeau

D’entrée de jeu, Jean-François Grégoire a tenu à préciser les faits : il n’a jamais rencontré l’organisation du Phœnix lorsqu’elle se cherchait un entraîneur des défenseurs. « Il y a eu des pourparlers avec Baie-Comeau lorsque Mario Durocher était en réflexion. Quand il a dit qu’il ne revenait pas, ça a déboulé assez vite. J’ai manifesté mon intérêt pour le Phœnix lorsque Pascal a eu son poste à Val-d’Or, mais je n’ai jamais rencontré l’organisation. Je suis allé luncher avec Stéphane, mais c’est parce que nous sommes des chums. On était pour le faire, mais j’ai réglé avant avec Baie-Comeau », explique celui qui fait un retour dans la LHJMQ.

« Le contexte est vraiment favorable, car Martin Bernard est l’un de mes amis, poursuit-il. Le défi était intéressant. Comme ma conjointe et moi sommes rendus des parents sans enfants, ça faisait en sorte que ça se plaçait. »

Est-ce que le retour de Thomas avec le Phœnix aurait changé quelque chose? « Peut-être, mais c’est une question de timing. Le timing était favorable à Baie-Comeau. On va peut-être même réussir à louer la maison à quelqu’un qui en a besoin, donc on dirait que tout s’est placé », affirme Jean-François.

« Mon objectif est de faire du hockey et je l’ai. Je ne voulais pas retourner au coaching à tout prix. Je veux côtoyer des jeunes, faire partie d’une organisation et d’un projet et viser les grands honneurs. C’est un privilège. »

Une famille séparée, mais unie

Même si la famille sera séparée aux quatre coins de l’Amérique du Nord, le paternel ne peut s’empêcher de sourire en parlant de ses fils. « Je suis passionné de hockey. Je ne peux pas demander mieux que de voir mes garçons aller dans une équipe professionnelle. Il y a beaucoup d’efforts là dedans. Il n’y a pas beaucoup de frères qui vont réussir à jouer de manière professionnelle. De les suivre et de les voir évoluer là-dedans, c’est plaisant », commente Jean-François Grégoire.

Malheureusement, même si les deux frères jouent dans la Ligue américaine de hockey, le Rocket et le Barracuda ne s’affrontent jamais. Mais est-ce un rêve de se retrouver sur la même patinoire au niveau professionnel? « J’aimerais ça, dit Thomas. Si jamais il y a de la place avec le Barracuda, je vais donner sa référence! », lance-t-il à la blague.