TriMemphré: 3000 participants... et plein de relève

Le TriMemphré battait son plein cette fin de semaine à Magog avec près de 3000 participants qui sillonnaient les environs du lac Memphrémagog et il ne fallait pas chercher bien loin pour trouver la source de cet engouement.
Une multitude de jeunes, dont plusieurs à peine âgés de cinq et sept ans qui étaient hauts comme les bornes servant à leur indiquer le chemin, s'affairaient à terminer leur parcours au pas de course après avoir complété une partie du trajet à la nage et à vélo.
« C'est vraiment cute! » fait remarquer la coorganisatrice du TriMemphré, Karine Bélanger, à propos des quelque 200 enfants de 12 ans et moins participants à l'événement.
Mais au-delà de l'amusement que procure la vision d'un enfant recevant une médaille après un effort physique impressionnant, il s'agit aussi pour le TriMemphré de s'assurer d'accroître sa popularité d'année en année.
« On veut les prendre de bonne heure, consent Mme Bélanger, qui est également présidente du Club de triathlon Memphrémagog. Mais on veut surtout qu'ils commencent à aimer le sport et c'est ce qui arrive quand ils peuvent vivre leur propre TriMemphré pendant que papa et maman font le leur. Les parcours ne sont pas longs, mais ils ont le sourire à l'arrivée et c'est important que ce soit la participation qui soit encouragée et non la compétition. C'est pourquoi tous les jeunes reçoivent une petite médaille. »
« On essaie de s'améliorer à travers la croissance de ce groupe d'âge là. C'est comme ça que tu accrois un club ou un événement, explique-t-elle. C'est en offrant des plages horaires aux enfants; en faisant en sorte qu'ils puissent s'entrainer en même temps que leurs parents. Ça permet de développer le sport très jeune, de passer du bon temps en famille et d'amener les enfants à aimer ça. »
Qu'à cela ne tienne, les plus vieux sont également encouragés à participer à la prochaine édition du TriMemphré jure Mme Bélanger.
« Les gens pensent que les triathlons c'est pour les grandes machines, mais il y a des distances pour tout le monde et des défis pour tout le monde. On tombe éventuellement dans l'engrenage où on veut se dépasser, mais il faut commencer quelque part! »