Le Trimemphré se démarque des autres compétitions du genre par son organisation, mais aussi par le parcours proposé aux athlètes.

Trimemphré : le triathlon qui inspire

Jusqu'à dimanche, le Trimemphré Polar de Magog sera le pôle d'attraction du monde du triathlon au Québec avec ses quelque 2400 triathlètes qui descendront sur le territoire magogois pour la 22e édition de l'événement organisé par le Club de triathlon Memphrémagog.
On peut même affirmer que le Trimemphré va à contre-courant avec son nombre de participants qui démontrent une fois de plus que l'histoire d'amour entre les triathlètes et l'événement magogois perdure.
« La température n'aidant pas, on note une baisse du nombre d'inscriptions dans la plupart des triathlons jusqu'ici cet été au Québec. De notre côté, quand nous avons fermé les inscriptions en ligne au début de la semaine, nous étions rendus à 2200. Avec les inscriptions qu'on accepte sur place le matin des compétitions, ce n'est pas exagéré de prétendre qu'on franchira la barre de 2400 participants ou autour. Ce sera plus que l'année dernière », annonce le directeur de course René Pomerleau.
S'il fut un temps, lors des premières éditions, que le Trimemphré était considéré comme l'étoile montante des triathlons au Québec, l'étiquette ne colle plus. Le Trimemphré est maintenant un modèle à suivre dans le milieu. Plusieurs événements sportifs dans la région qui n'ont rien à voir avec le triathlon s'en inspirent même.
« On ne le fait pas pour nous. Nous sommes là pour les triathlètes, jeunes et moins jeunes, débutants comme élites, afin qu'ils goûtent pleinement leur aventure parmi nous. Et quand on nous demande des conseils sur notre organisation, on n'hésite jamais à collaborer », fait valoir Pomerleau.
Le parcours
Si le Trimemphré fait l'unanimité sur la qualité de son organisation, il y a tout de même un aspect sur lequel les opinions sont partagées : le parcours. Que ce soit à Montréal, Châteauguay, Joliette, Drummondville, pour ne nommer que ces endroits, les parcours sont plats. Tout le contraire de ce qu'on retrouve à Magog. « Nous n'offrons pas le même genre de parcours, c'est évident, de renchérir René Pomerleau. Les côtes, surtout dans la portion vélo, en font baver un coup aux athlètes. Et si en plus le vent est de la partie comme ce fut le cas depuis quelque temps, les vagues dans le lac Memphrémagog viennent s'ajouter aux obstacles. Mais à la fin, les sourires chez les participants ne sont que plus éblouissants, car ils réalisent qu'ils ont travaillé beaucoup plus fort pour aller jusqu'au bout. La satisfaction du devoir accompli triple. »
Ce dernier a aussi fait remarquer que les triathlètes sont maintenant de plus en plus nombreux à venir tester le parcours avant le grand jour. « On en voit arriver en milieu de semaine et d'autres viennent la fin de semaine précédente pour se familiariser avec ce qui les attend. »
Mentionnons que toutes les épreuves du Trimemphré seront présentées samedi et dimanche. Aujourd'hui, ce sera jour d'entraînement sur les lieux du crime pour plusieurs d'entre eux.