Ludovic Harrisson (en blanc), du Phénix du Collège Esther-Blondin dans le midget AAA, a inscrit un but en quatre matchs avec le Phœnix cette saison.

Toute une expérience pour les joueurs affiliés

En l’absence des vétérans blessés ou partis au Championnat mondial junior, des joueurs affiliés au Phœnix de Sherbrooke ont vécu toute une expérience. Avec les retours imminents de Taro Jentzsch et du capitaine Samuel Poulin, quelques-uns d’entre eux devront retourner dans les rangs mineurs.

« Habituellement tu rappelles un joueur pour un match et il est content, explique l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. Là, ça fait plusieurs matchs que des joueurs s’alignent avec nous. C’est une belle expérience pour eux. Ludovic Harrisson, qu’on a repêché, Jaheem Lagacé-Aurelien et William Lepage, qu’on a fait signer au mois de novembre, font très bien. Karl Vaillancourt, qui n’a pas joué samedi, car il s’est blessé, a également très bien fait depuis qu’on l’a rappelé. »

Le pilote des Oiseaux se dit heureux d’évaluer le développement de ses recrues. « Il faut remettre les choses en contexte : depuis le mois d’août jusqu’au mois de décembre, ces gars sont un peu en arrière côtés entraînement et physique. Nous sommes une coche au-dessus, donc ce n’est pas évident de prendre le rythme », rappelle-t-il.

Est-ce qu’un jeune joueur pourra faire comme Félix Robert, qui est passé de joueur affilié à joueur important dans l’organisation? « Harrisson est un peu du même genre physiquement. Ce sont deux joueurs de centre acharnés sur la rondelle. [...] C’est sûr que ces gars-là auront la chance de faire l’équipe dans les deux prochaines années. Ce sera à eux de prendre la chance lorsqu’elle passera », répond Julien.

En tout, les joueurs affiliés ont marqué six points cette saison.

Retours

Si Taro Jentzsh jouera sûrement jeudi, le gardien Samuel Hlavaj sera également de la formation, mais Stéphane Julien n’a pas encore décidé quel cerbère il allait envoyer dans la mêlée. Samuel Poulin a 95 % des chances d’affronter les Huskies, lui qui s’entraînera avec contacts mardi. « Pour (Patrick) Guay, (Anthony) Munroe-Boucher et (Félix) Robert, leur retour n’est pas prévu avant la fin du mois de janvier. On en a encore pour trois semaines à avoir besoin de joueurs affiliés », avoue Julien.

Pour l’instant, tous ces joueurs ont été retournés à la maison. « On va prendre une décision mardi pour voir qui nous allons rappeler pour la fin de semaine. Il faut en rappeler au minimum deux, peut-être trois », précise l’entraîneur.

Renouer avec la victoire

Les petits miracles de Thomas Sigouin et le tour du chapeau de Benjamin Tardif ont permis au Phœnix de Sherbrooke de renouer avec la victoire. Samedi, les hommes de Stéphane Julien ont remporté le match 5 à 2 face aux Huskies à Rouyn-Noranda.

Après un départ difficile vendredi, Thomas Sigouin a rebondi et a permis aux Oiseaux de rester dans le match. « Thomas (Sigouin) est un gars de caractère, confie l’entraîneur du club sherbrookois, Stéphane Julien. C’est rare dans le hockey d’aujourd’hui de voir des joueurs avec tant de caractère. Il voulait rebondir, je le voyais dans ses yeux. Avant le match, il voulait embarquer pour venir performer. Il a connu une excellente performance, même les joueurs dans le vestiaire lui ont donné le titre de joueur du match. Je pense qu’il était content. »

« Thomas, c’est un gars qui vient de la région de l’Abitibi, enchaîne Julien. Il part de loin, on connaît son histoire de l’an dernier (il a été blessé au genou pour la grande partie de la saison). Cette année, il a eu de très bons matchs. »

Les vétérans Benjamin Tardif (trois fois), Julien Anctil et Alex-Olivier Voyer ont aussi eu leur mot à dire dans cette victoire, marquant les buts de Phœnix. « Ce n’est pas évident, on vient de perdre des joueurs comme Samuel Poulin, Patrick Guay et Félix Robert qui sont dominants. Ça paraît. Ça prend tes vétérans quand tu as un club décimé par les blessures », affirme Stéphane Julien, visiblement fier de ses joueurs plus expérimentés.

Arbitres

Les unités spéciales du Phœnix ont fait un bon travail. Sherbrooke a été parfait lors de ses trois infériorités numériques et a marqué la seule fois qu’il a eu l’avantage d’un homme. Mais selon lui, les arbitres se montrent parfois inconstants.

« L’indiscipline n’a pas été un problème, assure Stéphane Julien. Le problème, c’est que les arbitres ne nous en donnent pas assez. Encore ce soir, Bolduc s’est fait donner un coup sur son bâton. Habituellement les arbitres appellent toujours une pénalité, mais ce n’est pas arrivé. Tout de suite après, le contraire est arrivé et ils nous ont donné une punition. Cette année, on n’a pas de cadeau de ce côté. Je ne sais pas si c’est le positionnement de notre équipe au classement, mais encore ce soir des appels auraient pu être faits et ils ne l’ont pas été », déplore l’entraîneur, qui s’est dit fier de sa troupe.

Le Phœnix sera de retour en action jeudi face à ces mêmes Huskies, au Palais des sports.