Jacob Perreault a connu une saison du tonnerre, à 16 ans, avec le Sting de Sarnia, dans la OHL; il a inscrit 30 buts et amassé 25 passes en seulement 60 matchs.

Tournoi David Perron-Attitude Hockey : Jacob Perreault prêt pour la prochaine étape

Il n’y a pas si longtemps, Jacob Perreault était sur la glace, avec les vedettes qui participaient au Tournoi À bout de souffle, à Magog, organisé par son père Yanic. Il était responsable de ramasser les rondelles libres lorsque le jeu s’arrêtait. Vendredi, lors de la première journée de la quatrième édition du tournoi David Perron-Attitude Hockey, c’était à son tour de participer au tournoi des grands, sous le regard intéressé de son père.

Le tournoi À bout de souffle a connu ses heures de gloire à Magog, sous l’impulsion de Yanic et de son frère Sylvain, notamment par la présence de Sidney Crosby, Patrice Bergeron, Daniel Brière et autres grands joueurs de la LNH de l’époque.

Et bien souvent, ces joueurs se retrouvaient à être hébergés chez les Perreault, en bordure du lac Memphrémagog.

Des souvenirs impérissables pour le jeune Jacob.

« Les gars qui demeuraient loin, comme Crosby, Jack Johnson ou Bergeron, couchaient chez nous pendant le tournoi. C’était assez spécial! Quand tu es plus jeune, tu n’as pas une idée bien précise de qui ils sont exactement et de ce qu’ils représentent. Mais quand tu vieillis, tu t’en rends compte et tu te dis, si j’avais su tout ça, j’aurais pris plus de photos! »

« Mais dans le temps, j’étais surtout à l’aréna pour jouer dans la chambre des joueurs avec mes frères et ma sœur, et boire du Gatorade. Ça a beaucoup changé! »

Si Yanic a connu une belle longévité dans la LNH avec une carrière de 16 ans, Jacob entreprendra dans la prochaine semaine une saison charnière, sa deuxième avec le Sting de Sarnia, dans la Ligue junior de l’Ontario.

Jacob Perreault et son père Yanic.

Après avoir été un choix de première ronde du Sting, 19e au total, Jacob s’est taillé une place avec l’équipe à 16 ans.

Il entrevoit la prochaine saison, lui qui sera admissible au repêchage de la LNH en juin 2020, avec optimisme.

Et avec raison; l’ailier droit a connu une solide première saison junior, avec 30 buts et 25 passes pour 55 points en 60 matchs.

« J’essaie de ne pas trop y penser, honnêtement. Jusqu’à maintenant, ça va bien avec le Sting, j’apprécie mes entraîneurs et mes coéquipiers. Je suis content d’être là. En fait, mon seul but, c’est de devenir un meilleur joueur, chaque saison. Je veux progresser. Et mon père m’aide beaucoup en ce sens. Il m’entraîne souvent. Le fait qu’il ait joué si longtemps dans la LNH est un avantage pour moi, je crois. Il me confie ses trucs et ses conseils et j’en profite », a expliqué le jeune homme.

Si son père était entre autres un spécialiste des mises en jeu, Jacob se voit davantage comme un joueur offensif. Et c’est ce qu’il tente de faire valoir.

« Je crois posséder un bon lancer et un bon sens du jeu. J’ai joué avec la rondelle, et j’aime l’attaque. »

Si Jacob Perreault a pu se présenter à Sherbrooke pour le tournoi David Perron-Attitude Hockey, c’est entre autres parce qu’il n’a pas été retenu par Hockey Canada, afin de participer à la coupe Hlinka-Gretzky.

« Je crois avoir un connu un très bon camp, mais on ne m’a pas choisi. Je vais continuer mon travail et amorcer la prochaine saison avec la même énergie », a-t-il confirmé.

Le Sting, une bonne organisation

Le paternel, lui, se réjouit de voir son fils évoluer avec le Sting.

« Jacob est bien avec le Sting, une équipe où on retrouve David Legwand (entraîneur adjoint) et Derian Hatcher (entraîneur-chef), deux gars qui ont beaucoup d’expérience dans la LNH. J’ai d’ailleurs joué avec Legwand à Nashville. Il est entre bonnes mains, c’est bon pour son développement, qui va très bien », a-t-il analysé.

Après sa carrière active, Perreault a été embauché par les Hawks de Chicago pour le développement des joueurs.

Poste qu’il occupe depuis 2013, alors qu’il a déménagé toute la petite famille dans l’Illinois.

Jacob doit poursuivre dans la même voie, dit Yanic, en cette année prérepêchage de la LNH.

« Le meilleur conseil que je peux donner, à ces âges-là, c’est de s’améliorer chaque année. Les joueurs qui vont se tailler une place chez les pros, ce seront ceux qui vont franchir les étapes, chaque année. Jacob a eu une bonne première année, il a pu s’acclimater au junior ontarien, ce qui n’est jamais facile à 16 ans. Il a connu une nouvelle ville, une nouvelle ligue, une nouvelle équipe, une pension, une nouvelle école, il a tout fait ça l’an dernier. »

« Pour la saison prochaine, il doit se renforcer physiquement. Pour le reste, il ne faut pas se mettre de la pression, mais plutôt des objectifs de développement. Il ne faut pas voir trop loin, sinon tu brûles les étapes », a dit celui qui a été repêché en troisième ronde (47e au total), par les Leafs de Toronto, en 1991.

Les Hawks sur la bonne voie

Rater les séries éliminatoires n’est pas chose commune, chez les Hawks de Chicago.

C’est pourtant le scénario vécu par l’équipe lors des deux dernières saisons; une situation qui a forcé le congédiement de l’entraîneur-chef Joël Quenneville, l’an dernier.

L’arrivée des défenseurs Olli Maata et Calvin de Haan, de même que la signature du gardien Robin Lehner auront un impact positif pour la prochaine saison, croit Perreault.

« Je crois qu’on continue à s’améliorer; après avoir gagné plusieurs coupes Stanley, ça a joué beaucoup sur le plafond salarial et ça a eu un impact direct sur la profondeur du club; on commence à retrouver ça tranquillement. Le but, c’est de revenir dans les séries et on l’a vu cette année encore, tout est possible. »