Thomas Sigouin a célébré une victoire de 7 à 1 dimanche à Gatineau et obtient la confiance de son entraîneur pour la partie de jeudi soir contre le Titan d’Acadie-Bathurst.

Thomas Sigouin rassure le Phœnix

SHERBROOKE — Thomas Sigouin a dû faire preuve de patience et le gardien du Phœnix de Sherbrooke récolte présentement ce qu’il a semé. Après avoir accordé seulement deux buts dans une défaite de 3-1 contre les Saguenéens de Chicoutimi, Sigouin a obtenu sa première victoire dans la LHJMQ dimanche à Gatineau. Ce fut suffisant pour convaincre son entraîneur de lui redonner le filet jeudi soir lors de la visite au Palais des sports des champions en titre, le Titan d’Acadie-Bathurst.

À la fin de son premier match dans le junior majeur la saison dernière, Thomas Sigouin rageait : la défaite de 5 à 2 contre l’Océanic de Rimouski avait laissé un goût amer. Malgré une performance tout de même appréciable, le gardien alors âgé de 17 ans se disait déçu du résultat de la partie, sa seule dans la LHJMQ lors de la campagne 2017-2018. 

« Je n’étais pas prêt au junior majeur, confie celui qui a été repêché en 7e ronde en 2017. Cette année, j’ai eu le temps de m’adapter au niveau de jeu et j’ai pu profiter d’un camp d’entraînement de deux mois avant de jouer ma première partie. »

Thomas Sigouin a terminé sa saison avec les Filons du Cégep de Thetford Mines dans le circuit collégial avec une impressionnante moyenne de buts alloués de 1,85 et un taux d’efficacité de .937 en 26 parties. 

« Même s’il n’avait pas une excellente équipe devant lui, il était le meilleur du circuit... avec les gardiens des Cougars », informe en souriant son entraîneur actuel Éric Roy, qui supervisait les gardiens de but du Collège Champlain la saison dernière. 

Sigouin affiche présentement des statistiques que pourraient lui envier tous les gardiens du circuit : une moyenne de 1,51 et un taux d’efficacité de .954, mais seulement après deux matchs évidemment.

« Thomas a un style non conventionnel, souligne l’entraîneur-chef Stéphane Julien. Il utilise ses réflexes et son instinct sans se fier seulement à la technique. Il ressemble un peu à Dominik Hasek par sa combativité. »

« Il possède un style comme celui des années 1980 et pour être franc, je ne déteste pas ça », admet Éric Roy.

Le directeur général Jocelyn Thibault remarque d’ailleurs que cette façon de garder les buts revient à la mode dans la LNH.

« Avec la réduction des équipements, les gardiens doivent utiliser davantage leurs réflexes pour arrêter les rondelles », constate celui qui a disputé 14 saisons devant les buts de la LNH.

Un parcours différent

Avec une rotation à trois gardiens incluant le vétéran de 20 ans Brendan Cregan et la recrue Thommy Monette, sans parler de sa blessure au bas du corps, Thomas Sigouin a dû attendre jusqu’à la neuvième partie de la saison avant d’être utilisé. On peut dire que le gardien a saisi la balle au bond.

« Quand tu as ta chance, il faut que tu en profites, surtout s’il y a trois gardiens dans l’équipe. Mais dès le départ, on savait que parfois on se retrouverait sur le banc ou même dans les gradins. »

Né en Abitibi, Thomas Sigouin a un parcours aussi particulier que son style.

« À ma première année bantam, j’ai été retranché du AA, informe le joueur originaire d’Amos. J’ai dû aller jouer dans le bantam CC. L’année suivante, j’ai fait le saut dans le AA et ensuite, j’ai été coupé au camp du midget AAA. Je me suis donc dirigé vers le Collège Clarétain avec l’équipe des moins de 18 ans. Par la suite, j’ai rejoint les Filons. Ce sera la troisième année que je serai loin de la maison. Je commence à être habitué. »

D’ailleurs, pour une raison qu’il ignore, une rumeur laisse entendre qu’il aurait commencé à pratiquer le hockey il y a seulement quatre ou cinq ans. Même le Phœnix croyait qu’il avait commencé à jouer à l’âge de 13 ans.

« Je ne sais pas d’où ça vient, lance Thomas Sigouin en riant. Les recruteurs du junior majeur me posaient souvent la question. Je joue pourtant au hockey depuis l’âge de sept ans! »

Chose certaine, son entraîneur Éric Roy estime qu’il a un beau projet entre les mains.

« Le verre est loin d’être plein, il présente un beau potentiel et il peut vraiment s’améliorer encore. » 

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Poulin affrontera les Russes

L’attaquant du Phœnix de Sherbrooke Samuel Poulin vivra l’expérience de la Série Canada-Russie CIBC 2018, étant choisi parmi les 24 joueurs qui représenteront la LHJMQ lors de ce traditionnel duel. 

Rappelons que Sherbrooke accueillera la cinquième partie de la série, qui sera présentée au Palais des Sports Léopold-Drolet le mardi 13 novembre. Le tout se transportera au Centre Marcel-Dionne le jeudi 15 novembre afin de clore l’événement.

La Ligue de l’Ouest présentera les deux premières parties tandis que la Ligue de l’Ontario sera l’hôte des rencontres trois et quatre. Les six parties seront diffusées sur les réseaux Sportsnet et TVA Sports.

Le Magogois Nicolas Guay, capitaine des Voltigeurs de Drummondville, sera aussi de l’événement. Les amateurs auront entre autres la chance de voir à l’œuvre quelques choix de première ronde, dont Noah Dobson, Nicolas Beaudin et Joseph Veleno, ainsi que les espoirs en vue des prochains repêchages de la LNH comme Raphaël Lavoie, Jakob Pelletier, Nathan Légaré et Alexis Lafrenière.

Olivier Rodrigue des Voltigeurs et Matthew Welsh des Islanders de Charlottetown seront les gardiens de la LHJMQ, tous dirigés par Marc-André Dumont des Screaming Eagles du Cap-Breton, Stéphane Julien du Phoenix et Steve Hartley des Voltigeurs. 

Pour l’achat de billets, visitez le site www.canadarussielch.ca