Béatrice Donahue est l’Estrienne la plus rapide dans la catégorie optimist, tandis que Thierry Turcotte prendra part à la finale de samedi dans la catégorie dériveur solitaire.

Thierry Turcotte en finale

Thierry Turcotte tentera de gagner la dernière médaille individuelle pour l’Estrie en voile, lors de la dernière journée de compétitions des Jeux du Québec 2018. Après de bonnes performances depuis déjà trois jours en courses de qualifications, il essaiera de répéter ses exploits lors de la finale, samedi.

Turcotte est un naturel : il fait de la voile depuis son plus jeune âge et en est à ses troisièmes Jeux du Québec dans le sport. Il a d’ailleurs gagné trois des cinq courses de qualifications, ce qui lui permet d’obtenir un laissez-passer pour la finale. Seulement les dix premiers, parmi 35 compétiteurs, prendront part à cette course.

« Mon but était de faire un top 10, comme il y a deux ans, et c’est atteint. Alors je vais faire ce que je peux. J’essaie juste de bien faire » explique Turcotte.

Cette année, ses bons résultats des derniers jours peuvent lui faire espérer une médaille. Turcotte y pense, mais ne veut pas trop se mettre de pression, il naviguera du mieux qu’il peut.

Celui qui prend part à l’épreuve Dériveur solitaire possède un léger avantage sur les autres compétiteurs. Le bateau utilisé pour les courses, le même pour tous les athlètes, est arrivé récemment au Québec, ce ne sont pas tous les participants qui ont pu l’essayer avant les Jeux.

« Moi j’ai pu le tester deux ou trois fois à Magog. Ça peut être avantageux parce que je sais comment il réagit et je peux le manœuvrer comme il faut », explique-t-il.

Lieu de compétition éloigné

Chaque année, l’équipe de voile doit négocier avec un lieu de compétition très loin du reste des installations. Les athlètes doivent donc se lever tôt pour se rendre au Parc national de Frontenac, qui se trouve à quelque 40 minutes de route du centre-ville de Thetford Mines. 

« Chaque année c’est loin, mais c’est plaisant quand même. Il y a des parents et des bénévoles, mais il n’y a pas d’athlètes d’autres sports qui viennent nous voir », note Turcotte.

Puisque les délégations de voile sont habituées à cette restriction, l’esprit d’équipe s’avère plus fort. Chaque équipe redoublera d’efforts pour encourager leurs camarades, puisque le public se veut moins présent que dans les autres sports.

Conditions météorologiques difficiles

Les forts vents des derniers jours ont forcé l’annulation de presque la moitié des courses de qualifications. À l’habitude, ce sont 30 courses de sélections qui déterminent les finalistes. À chacune des épreuves, ce sont dix ou onze bateaux qui s’élancent en même temps sur l’eau. 

Cette année, seulement 18 des 30 courses ont pu avoir lieu. « Ça arrive tout le temps, c’est souvent prévu dans l’horaire », explique Turcotte qui mentionne qu’il est rare que les 30 courses aient lieu.

« C’est avantageux et désavantageux, explique-t-il. Ça nous empêche de nous reprendre si l’on est moins bons dans les premières courses, mais ça nous empêche de faire de moins bons résultats aussi si l’on avait fait de bonnes premières courses ».

Il est à noter que l’Estrienne la plus rapide dans l’épreuve Optimist a été Béatrice Bonahue. Elle termine au douzième rang, elle manque ainsi la finale de près, mais reste satisfaite de ses performances.