Thierry Comtois

Thierry Comtois : un capitaine avec la bosse des affaires

Le Sherbrookois Thierry Comtois était probablement le joueur le plus occupé de tout le circuit universitaire. Le capitaine des Aigles Bleus n’avait pas qu’à penser au hockey. En plus de compléter sa maîtrise en administration des affaires, il lançait une application pour téléphones intelligents, il travaillait pour une compagnie pharmaceutique en plus de gérer la location de ses immeubles, dont des chalets en Gaspésie. Tout ça à l’âge de 25 ans.

L’attaquant de l’Université Moncton a disputé sa dernière saison de hockey universitaire et accroche maintenant ses patins pour se concentrer sur ses projets. Aux dires de l’entraîneur Judes Vallée, également bien connu à Sherbrooke, son absence laissera un trou béant dans le vestiaire et sur la glace.

« Thierry était très respecté par ses coéquipiers. Il prêchait par l’exemple, il était un excellent communicateur et un joueur discipliné », décrit l’ancien entraîneur du Phœnix de Sherbrooke. 

« Ça fait spécial d’entendre ça de la part de mon entraîneur, admet-il. On ne se le fait pas dire souvent et on ne le réalise pas toujours. Je suis un joueur qui travaillait extrêmement fort. Je n’étais pas le genre de capitaine qui criait dans le vestiaire, mais je communiquais beaucoup avec mes coéquipiers seul à seul. Je savais parler de la bonne façon à la bonne personne pour aider mes coéquipiers ou mon équipe. J’ai beaucoup appris grâce au hockey. Certaines valeurs m’aident beaucoup dans ma carrière professionnelle. »

Une nouvelle vie à Moncton

Après avoir effectué tout son stage junior à Val-d’Or avec les Foreurs, Thierry Comtois s’est rapporté aux Commandos de Dieppe, installés au Nouveau-Brunswick. La saison suivante, il faisait le saut avec les Aigles Bleus. Mais en 2016, la pause de hockey semblait inévitable.

« J’avais commencé à faire la location de chalets en Gaspésie. J’en ai encore trois avec mon partenaire d’affaires et on en gère maintenant un quatrième. Je voulais arrêter le hockey à cause de mes études et de mes projets, mais je suis revenu l’année suivante avec Judes, qui venait de prendre les commandes de l’équipe. Je savais que mon retour allait être difficile, que notre équipe n’était pas encore prête à connaître le succès espéré et que Judes voulait changer l’identité et la mentalité de l’équipe. Je pense qu’on a eu trois victoires cette saison-là. Ce passage était important pour relancer l’équipe. La preuve; on a connu une excellente saison cette année. »

Même s’il a mis de côté son application servant à aider les étudiants à se trouver un emploi et à intégrer le marché du travail, l’agenda de Thierry Comtois demeurera bien rempli. 

« Ça fera spécial à l’automne de ne pas me préparer pour le hockey. Ce sera une adaptation. Mais je crois que la transition se fera bien avec tous mes projets. Je vais demeurer au Nouveau-Brunswick avec ma copine, qui vient également de Sherbrooke. Elle a un beau travail à l’hôpital et on s’est formé un beau réseau d’amis et de contacts ici. »

L’ancien membre des Cantonniers de Magog avoue que le hockey lui manquera. Mais avec ses aptitudes de leader, personne ne serait surpris de le revoir un jour dans le monde du hockey. 

« Plusieurs de ses coéquipiers disent qu’il a été le meilleur capitaine de leur carrière », confirme Judes Vallée.