Thierry Bernier (23) a fait le saut des Spartans du Collège de Standstead aux Cantonniers de Magog et il se dit très heureux de jouer aujourd’hui dans le Midget AAA.

Thierry Bernier : le Spartan devenu Cantonnier

Thierry Bernier n’avait probablement jamais imaginé endosser un jour l’uniforme des Cantonniers de Magog dans la Ligue midget AAA du Québec. Après avoir évolué avec l’équipe U16 des Spartans du Collège de Stanstead en 2019-2020, Bernier se voyait davantage avec la formation élite majeure des Spartans cette saison.

Les choses ont changé radicalement pour l’adolescent de Stanstead lorsque les blessures ont retardé son développement à la fin de la dernière saison. « On m’a informé que ce serait difficile de passer au palier supérieur avec les Spartans. C’était mon plan A, je ne m’en cache pas. Mais ce n’était pas non plus catastrophique. Les Cantonniers sont juste à côté à Magog. J’ai raté le précamp et c’est seulement au mois d’août que je suis apparu dans le décor. J’avais tout à prouver. Je connaissais bien certains joueurs au camp, mais cela ne pesait pas lourd dans la balance. Personne n’allait m’aider. C’est normal, car on avait tous le même objectif de mériter un poste régulier. Je devais prouver rapidement aux entraîneurs que je n’étais pas un imposteur. Je partais de loin et je devais me faire remarquer sans perdre de temps », a souligné l’attaquant de 16 ans.

En plus, ce dernier admet qu’il était un peu intimidé à son arrivée au camp des Cantonniers. « Le coach, ce n’est pas n’importe qui. Tu le regardes dans les yeux et tu réalises qu’il a connu une longue carrière dans la Ligue nationale, raconte Thierry Bernier en parlant bien sûr de Félix Potvin. C’est impressionnant et même intimidant d’une certaine manière. Mais j’ai mis ça rapidement derrière moi, car monsieur Potvin est un coach honnête. Je tiens le même discours aujourd’hui. Félix Potvin nous donne l’heure juste quand ça va bien et aussi quand ça se met à mal aller. C’est ce qu’on veut d’un entraîneur. C’est comme ça qu’on progresse. En plus, il s’adresse à nous toujours de façon respectueuse. »

« Dans un sens, le camp a été long. J’avais hâte d’entendre la fameuse phrase confirmant ma place avec l’équipe. Je peux vous dire maintenant que je suis très heureux d’être un Cantonnier et de jouer midget AAA. »

Contribution offensive

De son propre aveu, Thierry Bernier aimerait contribuer davantage en attaque. « Je ne carbure pas seulement aux statistiques, loin de là, mais je sais que je suis capable de beaucoup mieux. Je garde la tête haute et la même intensité au jeu. Je suis confiant que ça finira par débloquer. Quand l’équipe gagne sur une base régulière comme on le fait depuis le début de la saison, c’est l’effort de tout un groupe. On accomplit tous quelque chose de bien. Je trouve une manière d’être utile. Je serais peut-être moins patient si on perdait, mais on gagne et c’est ça l’important. »

Celui qui totalise cinq points en neuf partis est vivement impressionné par ses coéquipiers. « On forme vraiment une belle gang. Personne ne se croit plus important qu’un autre. Ce n’est jamais le même trio qui se signale. Nos défenseurs sont efficaces et les gardiens aussi. C’est loin d’être terminé, mais on a toutes les raisons de croire en nous », estime Thierry Bernier.

Mentionnons que les Cantonniers prendront la route en fin de semaine en visitant Rivière-du-Loup vendredi soir et le Séminaire Saint-François samedi.