Nathan MacKinnon joue de l’excellent hockey, alors que des vedettes comme Sidney Crosby ou Connor McDavid sont déjà en vacances.

MacKinnon, le meilleur ?

CHRONIQUE / La saison régulière est quand même longue. Elle dure une trentaine de semaines. Elle comprend 82 matches et environ 200 séances d’entraînement.

Les Flames de Calgary ont bien fait durant la plus récente saison. Cinquante victoires. Vingt-six à la maison, 24 à l’étranger. Cent sept points. Un excellent différentiel collectif de plus 62.

Tout ça, en fin de compte, pour jouer cinq petites parties en séries éliminatoires.

Tout ça pour se faire battre par un seul joueur.

Il s’agit possiblement de la meilleure histoire dont nous n’avons presque pas parlé depuis le début du mois d’avril.

Nathan MacKinnon est passé à un autre niveau.

Vendredi soir, tandis que ses coéquipiers regardaient leurs pieds, Mark Giordano faisait face à la musique.

Le capitaine des Flames n’avait absolument aucune difficulté à expliquer la déconfiture de son équipe.

« Tous ceux qui pensent que MacKinnon n’appartient pas à l’élite n’ont qu’à regarder les matches de la série qu’on vient de jouer. Il est possiblement le meilleur joueur au monde, en ce moment. »

Le centre de 23 ans n’a pas été le meilleur marqueur de l’Avalanche du Colorado durant la première ronde. Ses huit points le placent au deuxième rang, tout juste derrière l’ailier finlandais Mikko Rantanen.

MacKinnon n’a même pas eu besoin de remplir le filet adverse pour faire sentir sa présence. Il trouvait une façon de se faire remarquer lors de chaque présence sur la patinoire. Ou presque. Il a passé près de 24 minutes par match sur la patinoire contre les Flames, ce qui constitue un chiffre impressionnant pour un attaquant.

Les joueurs et les entraîneurs adverses cherchaient constamment des moyens de contrer ses attaques. Et ils n’ont jamais trouvé.

« Quand on pensait qu’on avait trouvé la solution, à forces égales, il nous faisait payer lors des attaques massives. C’est simple, écoutez. Si on me demandait d’identifier le meilleur joueur au monde, à l’heure actuelle, je voterais pour lui. Il a complètement pris le contrôle de la série. Il faut lui rendre hommage, a déclaré Giordano. J’ai déjà joué contre lui à plusieurs occasions, dans le passé. Il était différent, cette fois. Il vient d’atteindre un niveau supérieur. »

Nathan MacKinnon est-il vraiment le meilleur joueur au monde, en 2019 ?

On a comme l’impression que ses principaux rivaux lui laisseront le titre sans trop rouspéter, dans les prochains mois. Connor McDavid regarde une fois de plus les séries dans son salon et Sidney Crosby n’a pas été foutu d’inscrire un seul but avant de subir l’élimination, alors...

Le ménage à Calgary ?

Prévisible ! Quand les champions de l’Association Ouest se font sortir en cinq parties, dès le premier tour, leurs partisans exigent des changements.

Quatre attaquants des Flames ont réussi à se classer parmi les 31 meilleurs marqueurs de la LNH en saison régulière. C’est bien joli, tout ça. Mais peut-on gagner avec ces joueurs quand ça compte vraiment ?

C’est la question qui a déchiré les chaumières, durant le congé pascal, dans la métropole de l’Alberta.

Johnny Gaudreau est la principale cible des critiques, et ça se comprend. Il a inscrit un seul point – une mention d’aide – contre l’Avalanche. Il n’avait pas été nécessairement meilleur lors de sa participation précédente aux séries, en 2017.

Sean Monahan n’y échappe pas, non plus. Il a marqué un but et inscrit une passe en cinq parties contre l’Avalanche.

Au moins, les deux jeunes leaders étaient dans la formation jusqu’à la fin. Le vétéran James Neal a été complètement écarté de la formation débutante lorsque les Flames avaient le dos au mur. « Certaines décisions sont dures à prendre. J’ai passé deux jours à réfléchir à mon affaire. Je crois que c’était la chose à faire », s’est défendu l’entraîneur-chef Bill Peters.

Il pourra maintenant envoyer ce dossier dans le bureau de son directeur général, Brad Treliving.

Il reste quatre années à écouler au contrat de Neal. Peut-on se défaire facilement d’un joueur qui vient de passer le cap de la trentaine et qui gagne près de 6 millions $ US par saison ?

La Foi

La semaine dernière, on se demandait si Peter DeBoer devait clouer Martin Jones au banc, pour que les Sharks de San Jose conservent de minces chances d’accéder au deuxième tour.

Depuis, Jones a réussi 88 arrêts en deux matches. Grâce à lui, la série opposant les Sharks aux Golden Knights de Vegas se rendra à la limite, mardi.

« Notre groupe n’a jamais perdu la Foi. Nous avons toujours cru en Martin Jones. Quand nous avons eu vraiment besoin de lui, il a été notre meilleur joueur », a déclaré un Peter DeBoer aux traits tirés, au terme du match remporté par son équipe en deuxième période de prolongation.