Sylvain St-Laurent
Alexis Lafrenière sera choisi au tout premier rang du repêchage de la LNH.
Alexis Lafrenière sera choisi au tout premier rang du repêchage de la LNH.

La loterie

CHRONIQUE / Je serais curieux de connaître les statistiques de fréquentation du site Tankathon.com. Surtout celles qui proviennent d’ordinateurs ou d’appareils mobiles de la région d’Ottawa-Gatineau.

Tankathon est un site amusant pour les amateurs de sports majeurs de l’Amérique du Nord. Il s’intéresse particulièrement aux équipes qui traînent dans les bas-fonds du classement général.

Ce site offre, entre autres, un outil de simulation assez divertissant de la loterie du repêchage amateur de la Ligue nationale de hockey.

C’est super simple. On débarque sur une page qui nous montre le classement final de la saison régulière. On appuie sur un bouton et, en deux secondes, le site nous réorganise l’ordre de sélection de la première ronde en identifiant les trois «vainqueurs» de la loterie.

Je me sens obligé de vous expliquer tout ça, mais, au fond, j’ai comme l’impression que la plupart des lecteurs de cette chronique connaissent déjà ce site. Les partisans des Sénateurs ont certainement contribué à faire grimper la circulation, sur ce site, depuis le début de l’hiver 2020.

Le directeur général de l’équipe, Pierre Dorion, a même confié dans une visioconférence avec les médias qu’il faisait partie des utilisateurs du site. Il fait partie de sa routine matinale avec son café, ses toasts et ses journaux.

La simulation de la loterie fait l’objet d’un segment quotidien, dans l’émission du matin, sur les ondes de TSN 1200.

Mais bon. On y est, enfin. On va commencer par célébrer la Saint-Jean-Baptiste comme il se doit. En fin de journée, le 24 juin, on va jeter un coup d’oeil à la liste des nouveaux membres du Temple de la renommée, d’un coup que le nom de Daniel Alfredsson y serait inscrit.

Après, on se concentrera exclusivement sur le tirage au sort qui aura lieu vendredi soir.

Après, enfin, on saura où les Sénateurs se situeront, dans ce repêchage qu’on dit riche en hockeyeurs de qualité.

On va leur souhaiter de gagner le gros lot.

On va leur souhaite de remporter le premier choix.

Pour deux ou trois raisons.

D’abord, parce que les Sénateurs n’ont pas eu trop souvent l’opportunité de piger au tout début de la première ronde, dans les 20 dernières années.

Ensuite, parce que l’espoir numéro de la cuvée est québécois.

Le parrain de tous les chroniqueurs de hockey, Bob McKenzie, l’a résumé d’une brillante façon, quand il a publié son classement final des espoirs de 2020. Alexis Lafrenière est LA valeur sûre dans une année qui sera pleine de surprises.

Enfin, parce que, malgré tous ses défauts, l’organisation ne mérite pas de couler plus bas, jusqu’à en venir qu’à lutter pour sa survie.

La pandémie a été dure pour toutes les organisations sportives professionnelles.

Les Sénateurs ne partagent pas leurs états financiers publiquement, mais on sait pertinemment bien qu’ils ne traversent pas la plus faste période de leur histoire.

On dit que leur prochain match ne sera pas disputé avant le mois de janvier. Pour commencer à redorer leur image de marque, d’ici là, ils devront trouver une façon de faire parler d’eux.

Faire parler d’eux... pour de bonnes raisons.

Une campagne de marketing efficace, autour d’un joueur d’exception qui deviendrait la pièce maîtresse de leur reconstruction, constituerait un très bon point de départ.

Lafrenière se fait généralement discret, ces jours-ci. Il a choisi d’accorder une très rare entrevue, lundi. Durant la quinzaine de minutes où il a discuté avec un chroniqueur de Sportsnet, on a pu constater qu’il a déjà commencé le travail.

À 18 ans et huit mois, il se sent déjà prêt à parler au passé de son passage dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«J’ai vraiment eu beaucoup de plaisir à jouer à Rimouski. Je ne vais en conserver que des bons souvenirs», a-t-il déclaré.

Il a déjà commencé à préparer le terrain.

Dans sa tête, il évolue déjà dans la LNH.

Dans le classement final de Bob McKenzie, l'attaquant des 67's d'Ottawa Marco Rossi occupe le septième rang. 

Si les Sénateurs ne gagnent pas le gros lot, ils devraient quand même avoir la chance de repêcher le futur centre numéro un qui leur manque.

Dans le classement final de Bob McKenzie, Tim Stützle occupe le deuxième rang. Quinton Byfield est troisième. Cole Perfetti est cinquième. Marco Rossi, septième.

De plus en plus d’experts suggèrent à Pierre Dorion de se tourner vers le gardien russe Yaroslav Askarov, s’il est toujours disponible lorsque les Sénateurs effectueront leur troisième sélection de la première ronde.

J’ai comme l’impression que ce ne sera plus le cas.

Hendrix Lapierre occupe le 15e rang, sur le classement de McKenzie.

Lui, en revanche, risque d’être disponible.

Je dis ça, tout bonnement, de même...