Khem Birch dirigera un camp de basket destiné aux jeunes joueurs d’élite à Ottawa, les 16 et 17 juillet, au Collège Franco-Ouest.

Khem, le p’tit gars d’Embrun

CHRONIQUE / Quand Khem Birch a répondu à mon appel, mercredi matin, j’ai d’abord eu envie de le féliciter.

Si on se fie aux informations – non confirmées – qui circulent un peu partout, il s’apprête à signer un très lucratif contrat. Il touchera 6 millions $ US au cours des deux prochaines saisons, pour jouer au basket-ball, dans la NBA, avec le Magic d’Orlando.

C’est clairement une semaine importante, déterminante, dans sa vie.

« Définitivement ! J’ai enfin l’impression de faire carrière dans le sport », a-t-il acquiescé.

J’ai eu le goût de le féliciter, mais aussi de lui offrir mes excuses.

La semaine dernière, je ne savais à peu près rien de lui.

Un ami m’a parlé d’un « gars d’Ottawa qui joue dans la NBA ».

Vraiment ?

J’ai fouillé, vite vite. Certains documents, en ligne, nous indiquent qu’il vient plutôt du canton de Russell, dans l’Est ontarien.

« En fait, je viens d’Embrun », précise-t-il.

Il n’a pas passé toute sa jeunesse là-bas. Juste deux années. Mais deux années très importantes. Il avait 13 et 14 ans. Il venait à peine de renoncer au football et songeait de plus en plus au basket.

Il avait subi une blessure aux côtes, dans un match où il s’alignait comme receveur éloigné. Ça l’avait poussé à réfléchir sur ses motivations profondes.

Il était encore « tout petit ». Il mesurait à peine cinq pieds et 11 pouces.

Il se trouvait au début d’une poussée de croissance qui allait lui permettre de gagner une dizaine de pouces, pour devenir un géant de 6’9’’.

Lors de ses premières séances d’entraînement sérieuses, sur le parquet de bois franc, ses premiers entraîneurs ont vite noté qu’il avait le sens du jeu. « J’ai toujours été solide, défensivement. »

Il reste quelques traces de son passage dans le coin. L’école secondaire St. Thomas Aquinas, à Russell, a retiré son chandail en 2018. Une bannière est placée bien en évidence, dans le gymnase.

Le panier avec lequel il a développé ses aptitudes offensives est toujours accroché sur un mur de la maison où sa famille habite toujours.

Je me suis donc excusé pour la forme. Pour être poli. Birch n’était pas offusqué.

Nous n’étions pas les seuls à ne pas le connaître, jusqu’à tout récemment. Le monde du basket au grand complet ignorait son existence.

Il a fait comme plusieurs autres. À sa sortie des rangs universitaires, il a mis le cap sur l’Europe, pour entreprendre sa carrière professionnelle. Il a passé un peu de temps en Grèce ainsi qu’en Turquie.

À son retour en Amérique, il s’est retrouvé dans les circuits de développement, où il a bien fait.

Il a obtenu sa chance d’évoluer dans la NBA au début de la saison 2017-18. Il serait peut-être toujours méconnu, sur la planète basket, si une blessure ne lui avait pas ouvert une porte l’hiver dernier.

Mohammed « Mo » Bamba, une des recrues les plus prometteuses sur la planète, a subi une fracture de stress au tibia de la jambe gauche, au début du mois de février. C’était, au départ, une bonne nouvelle pour Birch, mais une moins bonne nouvelle pour le Magic.

C’est vite devenu une bonne nouvelle pour tout le monde.

À la surprise générale, l’équipe a connu une fin de saison rêvée. Elle a conservé une fiche de 21-7 à ses 28 dernières parties, pour obtenir le droit d’affronter les Raptors de Toronto au premier tour éliminatoire.

Propulsé dans le rôle de centre réserviste, Birch a conservé un taux d’efficacité de 101,9 en défensive durant la séquence.

Dans les 30 derniers matches de la saison, aucun joueur régulier, dans toute la NBA, n’a fait mieux.

Khem Birch gagne clairement à être connu. Il sera de passage à la maison, la semaine prochaine. Il dirigera un camp de basket destiné aux jeunes joueurs d’élite, les 16 et 17 juillet, au Collège Franco-Ouest.

Il reste de la place. En masse, même.

« Quand j’étais jeune, il n’y avait pas de joueurs de ma ville dans la NBA. C’est juste cool de pouvoir retourner à la maison et montrer aux kids que tout est possible. »

« Je veux aussi m’amuser. Je n’aime pas cette perception qu’ont certaines personnes des athlètes professionnels. Nous ne sommes pas nécessairement des gens égocentriques. »

Renseignements : webvogue.com/khembirch/

Sylvain St-Laurent

Le Vieux-Bob au temps de Bob

CHRONIQUE / Jean-François Plante m’avait prévenu. En tant que journaliste affecté à la couverture du hockey junior, au Droit, Jean-François a eu le bonheur d’établir un lien privilégié avec Bob Bissonnette. On peut même dire qu’ils étaient amis.

JF a donc fait partie des chanceux qui ont pu voir ROCKSTAR. Pis pas à peu près, le documentaire qui rend hommage à l’ancien hockeyeur devenu chanteur.

Sylvain St-Laurent

Pareil, mais différent

CHRONIQUE / Heureusement, la menace d’un nouveau conflit de travail paralysant les activités de la Ligue nationale de hockey aura duré quelques heures, à peine.

L’Association des joueurs a vraiment pris la bonne décision, en optant pour la paix et la stabilité jusqu’en 2022.

Sylvain St-Laurent

Juste une chance

CHRONIQUE / Une chance. Une toute petite chance. Émile Poirier ne demandait rien de plus, à l’approche de la nouvelle saison de hockey.

On dirait bien que les dieux du hockey l’ont finalement entendu.

Sylvain St-Laurent

Chris et Chris

CHRONIQUE / D’anciens détenteurs de billets de saison des Sénateurs ont reçu une surprise, par la poste, la semaine dernière. Une lettre, signée par deux anciens joueurs, Chris Phillips et Chris Neil. Une lettre dans laquelle on les invite à revenir au Centre Canadian Tire, en renouvelant leur engagement auprès de l’organisation.

La chronique qui suit portera sur Phillips et sur Neil. Sur le rôle que les anciens pourraient jouer dans la relance.

Sylvain St-Laurent

L’espoir numéro 17

CHRONIQUE / Dans le petit monde du journalisme sportif, Corey Pronman s’est forgé une bien jolie réputation. Au lieu de suivre les activités d’une organisation de la LNH, il s’intéresse aux espoirs des 31 équipes.

Il prend son rôle au sérieux et ça paraît.

Sylvain St-Laurent

Un directeur général, son journal

CHRONIQUE / Vos nombreux messages de soutien nous touchent droit au cœur, vos mots d’encouragement nous donnent le courage et le goût de continuer.

Quand le gouvernement est intervenu pour prêter main-forte aux quotidiens de Groupe Capitales Médias, j’appréhendais une certaine réponse négative du public.

Sylvain St-Laurent

Un très bel été avec Sidney

CHRONIQUE / Drake Batherson a de la chance.

L’espoir des Sénateurs d’Ottawa n’est pas chanceux sur toute la ligne. Il a raté les séries éliminatoires, le printemps dernier, à Belleville. « J’ai trouvé l’été un peu long », a-t-il reconnu, jeudi, quand je l’ai croisé à Kanata.

Sylvain St-Laurent

Un bon centre numéro deux

CHRONIQUE / Ils étaient quand même beaux à voir. Je parle ici des partisans des Sénateurs d’Ottawa qui ont envahi les réseaux, mercredi dernier. Ceux qui devaient à tout prix hurler leur joie, dès qu’ils ont su pour la mise sous contrat de Colin White.

«Enfin, une bonne nouvelle», s’est exclamé notre ami Louis-Philippe Brûlé, sur son espace Facebook.

Sylvain St-Laurent

Des Z’amours à temps plein

CHRONIQUE / Brad Wilkerson a profondément aimé Montréal. Et les amateurs de baseball québécois. On l’a vu pleurer sur le terrain du stade olympique, à la conclusion du dernier match des Expos. Pas des larmes de crocodile.

Wilkerson est à la retraite depuis une dizaine d’années, maintenant, mais le sort qui est réservé aux jeunes athlètes lui tient à cœur. Il a délaissé le coaching, récemment, pour devenir agent de joueurs.

Sylvain St-Laurent

Tout ce qu’on ne savait pas sur Ceci

CHRONIQUE / Cody Ceci n’a pas toujours bien composé avec la pression qui vient avec son métier. Le rôle de hockeyeur d’élite, représentant sa ville natale, semblait parfois lourd à porter.

Il avait déjà des problèmes, à l’époque où il portait les couleurs des 67’s d’Ottawa.

La direction du club s’était éventuellement résignée à l’échanger à l’Attack d’Owen Sound, pour lui permettre de respirer plus à l’aise.

Sylvain St-Laurent

Sans quart, point de salut

CHRONIQUE / Matthieu Proulx avait vu juste. «Ça m’arrive, à l’occasion», lance l’ancien footballeur gatinois, devenu commentateur à RDS, au bout du fil.

Il y a six mois, environ, Proulx avait accordé une entrevue à notre collègue Martin Comtois. Selon sa lecture, le Rouge et Noir n’avait pas les moyens de perdre Trevor Harris.

Sylvain St-Laurent

Dans un mois, le hockey

CHRONIQUE / On a l’impression que l’été s’étire et qu’il n’est pas près de s’en aller. C’est trompeur.

Mardi matin, on a mis en vente les billets pour le tournoi annuel des recrues de la Ligue nationale de hockey. 

Cette année, les espoirs des Sénateurs d’Ottawa y affronteront ceux du Canadien de Montréal et des Jets de Winnipeg. 

Ça va se passer à Belleville, du 6 au 9 septembre.

Sylvain St-Laurent

Le plus bel emploi d’été

CHRONIQUE / Quinze ans. C’est un bien drôle d’âge.

On connaît des ados de 15 ans qui sont larges comme des pans de mur et qui doivent se pencher pour ne pas se cogner la tête dans les cadres de portes. Des grands singes aussi barbus que Zach Galifianakis.

Sylvain St-Laurent

De bien beaux espoirs, mais...

CHRONIQUE / Nos collègues de L’Athlétique se sont amusés à dresser leur classement annuel des plus beaux espoirs de la Ligue nationale de hockey.

C’est un exercice amusant, sans prétention, qui a pour seul but de nous occuper l’esprit tandis qu’il reste six pénibles semaines à passer avant la Fête du travail et la reprise des activités dans les 31 marchés.

Sylvain St-Laurent

Si on gratte la peinture...

CHRONIQUE / Le site du Challenger Banque Nationale de Gatineau a fière allure. Vraiment. Le nouveau kiosque d’accueil, le chapiteau plus spacieux où les spectateurs peuvent se cacher du soleil, le «food truck» du Gainsbourg, le court de mini-tennis pour les enfants...

C’est invitant.

Sylvain St-Laurent

Prochain arrêt, Harvard

CHRONIQUE / Colin Greening est, probablement, l’homme le plus brillant à avoir porté l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa.

Avant de tenter sa chance comme recrue, en 2010, il avait passé quatre saisons dans la NCAA, à l’université Cornell. Il est arrivé avec son diplôme de premier cycle en poche. Un homme de hockey conservateur, dont je tairai le nom, avait alors émis des réserves à son sujet.

Sylvain St-Laurent

Tes ennemis, tes amis...

CHRONIQUE / On vit dans un drôle de monde. Les Sénateurs d’Ottawa et les Maple Leafs de Toronto sont des rivaux naturels. Deux équipes qui coexistent dans la province la plus populeuse au Canada. Des clubs qui se sont affrontés quatre fois en cinq ans dans les séries de la coupe Stanley.

Dans la Ligue nationale que je connaissais bien, les clubs rivaux se détestaient ouvertement. Leurs interactions, à l’extérieur de la patinoire, étaient minimales. Sur la glace, leurs problèmes se réglaient généralement à grands coups de poing.

Sylvain St-Laurent

Foncer... loin de Vancouver

CHRONIQUE / Xavier Simoneau s’apprête, peut-être, à vivre le plus beau jour de sa vie.

Je dis ça, mais je ne sais rien. C’est à peine si je le connais. J’ai passé du temps avec lui pour la toute première fois, cette semaine.

Sylvain St-Laurent

Vincent était un gagnant

CHRONIQUE / Il s’appelait Vincent Robichaud. Un beau grand jeune homme qui avait tout pour réussir. Et qui réussissait. Il avait 22 ans. Il était originaire de Chelsea.

J’ai fouillé nos archives. Nous n’avons jamais écrit sur lui auparavant.

Sylvain St-Laurent

Grosse semaine pour les agents

CHRONIQUE / Je n’ai pas pu m’empêcher de rire.

J’ai écrit un mot à l’agent de joueurs Serge Payer, ce week-end. Je voulais prendre le temps de lui parler, alors que débute la semaine du repêchage de la Ligue nationale de hockey.

Sylvain St-Laurent

Mélodie, made in Gatineau

CHRONIQUE / Un truc m’a tout de suite frappé, lundi matin, en arrivant à la Sporthèque de Gatineau. Ça saute aux yeux. Mélodie Collard a encore grandi.

Il paraît que tout le monde lui fait ce commentaire, ces temps-ci. C’est une illusion, répond-elle chaque fois.