Les députés ont accordé leur soutien à la campagne visant à ouvrir les portes du Temple de la renommée du hockey à Paul Henderson lors de son passage au parlement, lundi.

Henderson a-t-il sa place au Temple ?

CHRONIQUE – À TRAVERS LA LNH / C’était l’anniversaire de naissance de Paul Henderson, lundi. Le héros de la Série du siècle de 1972 a soufflé 76 bougies.

L’ancien attaquant a passé la journée à Ottawa, où on l’a traité comme un véritable héros national. En après-midi, à la Chambre des communes, on l’a remercié - encore une fois – d’avoir évité à la nation le pire des affronts.

Parce qu’il a marqué le but décisif dans les matches numéro six, sept et huit, le Canada a été capable de vaincre son puissant adversaire soviétique.

On lui a préparé un gâteau. Les députés lui ont chanté Joyeux anniversaire avant de lui accorder trois ovations debout.

« Il était mal à l’aise. Il ne savait pas du tout que ce traitement lui serait réservé », a confié un ami, Liam Maguire.

Les élus ont ensuite essayé de lui faire un cadeau. Les représentants de tous les partis politiques ont accordé leur soutien à la campagne visant à lui ouvrir les portes du Temple de la renommée du hockey.

M. Maguire, un très coloré homme d’affaires, poursuit la campagne qu’il a lancée il y a déjà plusieurs années. Il demeure convaincu qu’Henderson a sa place parmi les immortels.

« Ça fait 19 ans que je travaille pour que cela se produise, a-t-il rappelé, en soirée, lorsque nous l’avons rencontré dans le bar d’Ottawa dont il est propriétaire. J’ai demandé l’aide des parlementaires. Je suis pas mal rendu au bout de mon chemin. Paul vient de fêter ses 76 ans. Il combat un cancer depuis longtemps. Je n’ai pas l’intention de poursuivre cette initiative après sa mort. Je veux que Paul soit intronisé de son vivant. »

Treize membres de l’équipe canadienne de 1972 ont déjà fait leur entrée au Temple.

La nomination de l’attaquant soviétique Aleksander Yakushev, l’an dernier, a soulevé l’indignation de plusieurs fans canadiens.

« Je comprends que plusieurs générations d’amateurs de hockey n’ont pas de souvenirs de la Série du siècle. Tous ces gens devraient prendre le temps d’en parler à leurs parents, à leurs oncles, à leurs tantes... Les nouvelles générations doivent comprendre ce que nous avons vécu ! Nous avons vécu des émotions fortes pendant tout un mois en suivant cette série. Les Jeux olympiques ne pourront jamais égaler ça ! La Coupe Canada ne s’est jamais approchée de ça ! Les séries de la Coupe Stanley, ça ne se compare même pas », s’époumone M. Maguire.

« Nous sommes tous contents pour Yakushev. Ses performances lors de la Série du siècle lui ont ouvert les portes du Temple. Tant mieux pour lui. Mais Paul Henderson a remporté la coupe Memorial. Il a participé à deux Matches des étoiles dans la LNH. Tandis que Yakushev récoltait 11 points dans une victoire de 28-2 contre l’Italie au Championnat du monde, Paul jouait aux côtés de Gordie Howe en finale de la coupe Stanley. Il affrontait Jean Béliveau, Henri Richard et Yvan Cournoyer ! Ce n’est pas la même chose ! »

On saura dans environ cinq mois si l’intervention des députés fédéraux fera bouger les choses.

Un marché de vendeurs

Le décompte est officiellement commencé. Dans moins d’un mois, nous arriverons à la date limite des transactions. Dans une entrevue avec L’Athlétique, ce week-end, le directeur général des Predators de Nashville, David Poile, a confirmé nos soupçons.

Les acheteurs seront plus nombreux que les vendeurs, cette année. Il faut donc s’attendre à ce que les prix soient particulièrement élevés pour les joueurs de location.

« Nos dépisteurs amateurs m’ont dit qu’ils ont l’intention d’arriver à Nashville une semaine avant la date limite dans le seul but de cacher mon téléphone. Nous avons sacrifié notre choix de première ronde trop souvent, dans le passé. Je comprends leur point de vue. Cela dit, il faudra dresser un bon bilan de santé de notre équipe. Il faudra identifier les faiblesses de notre organisation. Il faudra ensuite prendre les décisions qui s’imposent. À l’heure actuelle, en ce qui me concerne, toutes les options sont sur la table », a-t-il déclaré.

Brassard et Winnipeg

Les Jets de Winnipeg sont les principaux rivaux des Predators dans la section Centrale. On pense qu’ils chercheront encore à s’améliorer au centre. L’an dernier, ils ont eu la main heureuse en louant les services de Paul Stastny. Cette fois, on croit que Derick Brassard serait dans la mire de leur DG, Kevin Cheveldayoff.

Les Jets ont une belle carte dans leur jeu. Le jeune gardien Eric Comrie n’a plus rien à prouver dans les mineures. Il n’y a pas de place pour lui, au Manitoba, derrière Connor Hellebuyck et Laurent Brossoit.

« Parce qu’il a suivi le plan, parce qu’il a toujours travaillé fort, il a réussi à se forger une solide réputation. Il est un vrai joueur d’équipe. Un jour, ça va payer », a récemment confié au Winnipeg Free Press l’entraîneur du Moose du Manitoba, Pascal Vincent.

Vendre... pour mieux acheter ?

Très intéressants commentaires d’un autre directeur général fort respecté. Dans un entretien avec un reporter de L’Athlétique, le grand patron des Red Wings de Détroit, Ken Holland, s’est dit ouvert à l’idée de soumettre des offres hostiles à certains joueurs autonomes avec compensation, l’été prochain.

« Nos propriétaires n’ont jamais eu peur de traîner une grosse masse salariale.

« Nous n’allons pas dépenser pour le plaisir de dépenser, mais si jamais une opportunité se présente... »

Les Wings pourraient-ils se ranger dans le camp des vendeurs, en février, pour ensuite devenir des acheteurs agressifs en juillet ?